25.07.2010
5 Rothko coloriés virtuellement aux rayons X
Une restauration haute en couleur, sans dommage et réversible ! C'est à l'aide de rayons X et de spectromètres que des chercheurs de l'Université d'Harvard ont redonné en juin dernier, pendant quelques heures, tout leur éclat à 5 toiles du peintre abstrait Marck Rothko (1903-1970). Abimés par la lumière, ces tableaux, qui ornaient la salle à manger de la clinique d'Harvard, avaient été mis à l'abri dans les années 80. L'artiste américain les avait réalisé en 1961, honorant ainsi sa première commande publique.
Les experts du centre d'études et de conservation d'art moderne de l'Université d'Harvard, avec le soutien du M.I.T. et de l'Université de Bâle, ont étudié les pigments utilisés par Rothko pour ces "Colorfield Painting" c'est-à-dire de « champs colorés » selon l'expression du critique d'art Clement Greenberg. Ils ont numérisé les données chromatiques avant d'en établir la vibration chromatique qu'avait choisi l'artiste et d'en faire une projection sur les toiles elles-mêmes. Ce procédé ingénieux donne l'illusion d'une restitution. Employé en architecture, cette technique permet de restaurer virtuellement la polychromie médiévale. Depuis 2008 à Amiens, la façade de la cathédrale Notre-Dame, magnifique église gothique du XIIIe siècle, renaît ainsi sous les projecteurs.
Photo de droite : L'oeuvre de Marc Rothko "Centre blanc (jaune, rose et lavande sur Rose)", 1950, a été achetée chez Sotheby à New York en mai 2007, 56 millions d'euros par la famille régnante du Qatar.
21:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2010
Mais que trame Frédérique Morrel ?
Du nouveau dans le domaine du canevas ! Le genre vient de connaître un coup de lift certain avec les créations originales de Frédérique Morrel, designeuse. Licornes, biches dans un sous-bois, chalets sous la neige, couchers de soleil rougeoyants, chiens, chats... sont les héros de ses sculptures brodées. C'est au décès de sa grand-mère, laquelle s'était évertuée durant des années à réaliser un immense tapis en canevas représentant une scène de chasse, que Frédérique Morrel, professeure d'arts appliqués à l'Ecole Duperré à Paris, a eu l'idée de récupérer le motif de ces broderies désuètes pour en réaliser des sculptures originales. Elle donne ainsi toutes ses lettres de noblesse à ces petits bouts de tissus brodés ultra kitshs.
Vénus, clowns, Christ... Elle chine et collectionne les motifs pour les revisiter. Sur des moulages en fibre de verre et des finitions en résine sculptée, elle habille ainsi mannequins et mobilier au point de les transformer en véritables oeuvres d'art. Remarquée au salon Maison & Objet en janvier, ses créations se trouvent désormais à New York ou à Milan.

> En savoir plus sur l'artiste
www.frederiquemorrel.com
22:01 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.06.2010
Titouan Lamazou et Michel Onfray ensemble contre la misogynie

« Sauf ma mère », tout est dit dans le titre évocateur de cette exposition consacrée au plasticien Titouan Lamazou à la Médiathèque d’Argentan (Orne), jusqu’au 18 septembre. Toute l’ignominie faite aux femmes dans le monde, toutes les insultes qui leur sont portées chaque jour au corps et à l’âme… La femme-objet est au cœur de la cinquantaine de dessins, peintures et photographies de Titouan Lamazou, une sélection opérée par le philosophe Michel Onfray. Après Vladimir Velickovic, Ernest Pignon-Ernest, Bettina Reims, Gérard Fromanger ou encore Valerio Adami, Titouan Lamazou est le 8e artiste à répondre à l’invitation du philosophe. Un fil conducteur : le corps éprouvé, le corps amoureux...
« Les immenses photographies de Titouan Lamazou sont d’authentiques constructions conceptuelles, des assemblages de formes prélevées dans les milliards de pixels de centaines de clichés qui se trouvent reportées sur un théâtre scénographie par ses soins. Le prétendu réel pris sur le vif n’est pas un réel réel mais un réel virtuel constitutif d’un autre réel. Lequel ? Un réel politique et militant… », explique Michel Onfray. Ensemble, le philosophe et l’artiste livrent leur vision de la misogynie dans le monde dans un livre édité chez Gallimard. Le catalogue de l’exposition « Sauf ma mère » est un manifeste de 48 pages en hommage aux femmes battues, violées, prostituées… non pas seulement à Katmandou (Népal), Djibouti ou Nouadhibou (Mauritanie), mais aussi dans les quartiers chics de notre capitale.
« La différence entre les esclaves du passé et ceux d’aujourd’hui réside dans le fait que les immigrés contemporains financent eux-mêmes leur voyage. Les migrantes se livrent inconscientes à leur propre traite. Le puits de la désolation est sans fond », confie Titouan Lamazou. A l’appui, le portrait de Blessing, migrante nigériane, choisi pour illustrer l’affiche de l’exposition.
> Plus d'infos sur Titouan Lamazou
17:45 Publié dans Musée du sourire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : michel onfray, titouan lamazou, photographie
24.06.2010
Levi van Veluw au MAD de New York

Autoportraits en mousses, petits cailloux, copeaux de bois, cheveux... Sur ces images, le visage et les épaules du Hollandais Levi van Veluw sont couverts de matériaux naturels. Plus un seul centimètre carré de peau visible ! Une série d’une vingtaine de portraits-paysages montrant un même visage sous un même angle de vue. A 25 ans, le photographe ne fait qu'un avec les éléments choisis. "Chacun m'inspire une transformation différente", explique l'artiste. Un camouflage qui renouvèle le body art. Pour autant, il s'est largement fait remarquer à l'exposition "Dead or Alive" au MAD, le Musée des arts et du design de New-York. Jusqu'au 24 octobre, trente artistes regroupés sur le thème de l'art "organique" questionnent notre rapport à l'environnement. Dans les allées du MAD, il y fleure bon l'humus...
> Plus d'infos sur Dead or Alive
15:49 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : photographie, environnement


















