23/01/2012
Deliredelart.com migre sur la plateforme du Huffingtonpost.fr
A partir du 23 Janvier, je poursuis ma chronique Deliredelart pour le Huffington Post.
Pendant 4 ans, j'ai animé ce blog avec beaucoup de plaisir sur la plateforme 20 Minutes. Je remercie l'équipe de 20minutes.fr, qui m'a fait souvent l'honneur de relayer mes informations sur la home du portail. 353 articles, 1380 commentaires, et un record de 15 560 visites/jour pour un article sur Mona Lisa...
Aujourd'hui, je rejoins un nouveau titre, pour une nouvelle aventure éditoriale. Envie de sourire et de découvrir les pépites de l'art au jour le jour ? suivez-moi !
16:34 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
22/01/2012
Parcours des musées: les 10 chefs-d'oeuvre du sourire
A l'occasion de la toute nouvelle refonte du Musée du sourire, premier musée virtuel d'art contemporain que j'ai créé en 1996, je vous propose de fêter la Journée internationale des musées en suivant un parcours de 10 des plus beaux sourires dans l'art, à visiter dans les grands musées du monde. De L'Intendant de Mari, qui nous sourit depuis plus de 5 millénaires, à Dob de Murakami, laissez-vous séduire par la plus subtile des expressions humaines, éphémère comme notre passage sur terre...
> Visitez le Musée du sourire www.museedusourire.com
"Dob" de Takashi Murakami (né en 1962), "(c MURAKAMI)" est la plus importante rétrospective consacrée à l'artiste japonais. Jusqu'au 31 mai, Musée Guggenheim de Bilbao (Espagne).

"Marilyn Monroe" d'Andy Warhol (1928-1987), portrait peint en 1963, le sourire pop le plus copié-collé de l'histoire de l'art. Warhol Museum (Pittsburg, Etats-Unis)

"La Pisseuse" de Pablo Picasso (1881-1973), au sujet irreverescieux, est une référence à la Femme pissant de Rembrandt, sourire en coin. Centre Pompidou (Paris)

"Femme à la ballustrade" du peintre fauve néerlandais Kees Van Dongen (1877-1968). Fraîcheur, couleur et élegance. Musée de l'annonciade (Saint-Tropez)

"Le Cavalier souriant" du peintre hollandais Franz Halz (1581-1666). Pour la premère fois, les visages ne sont plus figés dans un portrait. Ils apparaissent souriants, animés d'une vraie joie de vivre (à l'instar de La Bohémienne ou du Bouffon au luth). Musée du Louvre (Paris)

"Portrait de Saint-Jean Baptiste" de Léonard de Vinci (1452-1519) peint entre 1513 et 1516, soit dix ans après Mona Lisa. L'inclinaison du bras accentue le mouvement ascentionnel du sourire. Il exprime davantage la bascule du sourire que le portrait de la Joconde ou même de Saint-Anne ! Musée du Louvre (Paris)

Portrait du souverain Jayavarman VII, dernier roi de l'empire Khmer, fin XIIe siècle. Le bouddhisme est élevé au rang de religion d'Etat. Les grands visages du Bouddha souriant font leur apparition à Angkor. Musée Guimet (Paris)

Portrait étrusque d'Hercule, environ 500 av JC. Musée Etrusque Vila Giula de Rome (Italie). Le musée du louvre possède Le sarcophage des époux étrusques. La femme est au même niveau que l'homme. Chez les Etrusques, elles pouvaient assister aux banquets ce qui n'était pas le cas en Grèce antique.

Portrait d'Amnénophis II, le roi le plus prospère et souriant de la XVIIIe dynastie, fils de la reine Hatchepsout, vers 1 420 av JC. Son nom évoque la force. Il s'agit d'un des pharaons les plus forts "physiquement" du Nouvel Empire. Musée de Louxor (Egypte)
Ebih-II, Intendant de Mari, Sumer -actuelle Syrie-, vers 2 400 av JC. Le plus ancien sourire de l'histoire de l'art. Musée du Louvre (Paris)
10:50 Publié dans Musée du sourire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sourire
21/01/2012
Guillaume Renou : les Bordelais ont eu la peau du croco
Depuis le 2 janvier, les Bordelais sont désormais privés des "Dents de Juppé" comme ils avaient finis par appeler le crocodile de Guillaume Renou situé dans les jardins de la mairie depuis deux ans.
L'artiste bordelais de 34 ans attendait une délibération du conseil municipal de Bordeaux pour faire enlever sa sculpture enlisée dans un marigot juridique. En cause : un différend financier opposant l’artiste à la ville sur le coût de l’œuvre et sur des dégâts qui lui auraient été infligés. Ayant rejeté la transaction de dédommagement proposée par la municipalité, le sculpteur a été sommé d'évacuer le crocodile sous astreinte de 200 euros par jour de retard.

Hélène, fidèle correspondante de Deliredelart à Bordeaux, que je remercie au passage, était présente pour immortaliser l'instant. Que les fans du croco se rassurent ! La bête reste dans la région. Elle a rejoint les jardins du restaurant de La Maison du fleuve, à Camblanes et Meynac.
21:39 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30/12/2011
Bruegel par Majewski, du musée au grand-écran
Le Portement de Croix de Bruegel (1564) sous le regard croyant du réalisateur polonais Lech Majewski : en salles depuis le 28 décembre... Je m'y suis précipitée, bien sûr ! Il est rare qu'un film soit dédié à une oeuvre unique. Plongée dans l'univers pictural du maître flamand, à la fois peintre et architecte, dont l'oeuvre la plus connue est la Tour de Babel, conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne, où par ailleurs est exposée l'autre toile, le Portement de croix, le sujet du film donc. Derrière la Passion du Christ, on peut lire la chronique tourmentée d’un pays en plein chaos, la Hollande occupée par les Espagnols...
3 raisons d'aller voir le film de Lech Majewski
- Les amateurs de peinture flamande du XVIe siècle retrouveront la patte de Pieter Bruegel l'Ancien (1525-1569), son talent narratif et ses personnages pris sur le vif. L'immersion permet de saisir l'ambiance paysanne, avec réalisme et émotion.
- Lech Majewski (né en 1953), également photographe, est un vrai amateur d'art : il a notamment travaillé avec le peintre Julian Schnabel en tant que scénariste sur son précédent film Basquiat. On retrouve à travers le film "Bruegel, le moulin et la croix" son intérêt pour le dessin et la composition.
- Mieux regarder le tableau, prendre le temps d'observer le détail - un zoom si cher au critique Daniel Arasse -, c'est la réussite indéniable de ce film inédit.
3 raisons de visionner "Bruegel, le moulin & la croix" plus tard...
- Si vous avez des enfants, évitez leur le spectacle ! Pendus, femme enterrée vivante, homme torturé et laissé en pâture aux oiseaux... Le tableau montre la Flandre occupée par les Espagnols : cruau
té des soldats à cheval et leur manteau rouge qui font trembler la campagne. Ames sensibles s'abstenir !
- Charlotte Rampling prête ses traits à une Vierge Marie ravagée par l'injustice. Peu d'action, une posture assez extatique, à la limite du ridicule. Le casting est néanmoins très réussi (le meunier, le peintre, le banquier, ...).
- Malgré les techniques les plus sophistiquées d'animation 3D, certains plans - dont celui des ailes du moulin à vent, manquent un peu de conviction.
> Voir la bande-annonce de "Bruegel, le moulin et la croix"

18:11 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23/12/2011
Envoyez le "Soleil du matin" d'Edward Hopper par La Poste !

« Morning Sun », toile peinte en 1952 par l'Américain Edward Hopper (1882-1967), l'un des chefs de file du naturalisme, sera édité en timbre en 2012. L'artiste new-yorkais met ici en scène un intérieur clos et un personnage féminin enfermé dans sa réflexion et sa solitude. Connu pour ses silences et ses introspections, Hopper avait souvent cette remarque : « si vous pouviez le dire avec des mots, il n’y aurait aucune raison de peindre. »
Infos pratiques : Le vendredi 3 février de 9h à 18h et le samedi 4 février de 10h à 18h, au « Carré d’Encre », 13 bis rue des Mathurins, 75009 Paris.
Cette année, envoyez vos voeux en sourires avec notamment le timbre de Jean-Michel Othoniel, le "Kiosque des noctambules" ou bien celui de MissTic "Femme de l'être".
15:09 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel othoniel
13/12/2011
Mireille Loup signe le 1er livre photo interactif sur iPad
Chef d'oeuvre poétique, "Nocturnes ou les garçons perdus", premier livre multimédia sur iPad, est signé de la photographe Mireille Loup. Merveilleux travail de scénarisation et de mise en forme des images de l'artiste réalisées en 2006/07. Tapis volant, coffre aux cauchemars, fantômes de la forêt... ce conte de la nuit est depuis aujourd'hui accessible sur Apple Store au prix de 3,99 euros. Soyez les premiers à lire ce livre magique de 24 pages photos et 22 pages de texte.
Jusque mars 2012, Mireille Loup expose au Musée des Beaux-Arts d'Ajaccio : "Un monde sans mesures", 15 artistes contemporains français proposant un univers imaginaire, sur les traces de Lewis Carroll, avec Mireille Loup, Philippe Ramette ou encore Gilbert Garcin.
> Voir le portfolio "Nocturnes ou les garçons perdus"
> Télécharger le livre sur iTunes
16:16 Publié dans Art numérique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : photographie
25/11/2011
La 11e Biennale de Lyon tirée par un homme nu sanglé

Emmanuel et Etienne Borgo, 37 ans, offrent leur corps à l’art, jusqu’au 31 décembre, à la Sucrière, à l’occasion de la biennale d’art contemporain de Lyon. Une performance étonnante qui fait se déplacer les Lyonnais… Les Jumeaux ont répondu ensemble à la petite annonce déposée par la photographe brésilienne, Laura Lima, invitée de la biennale. Son intervention consiste à montrer un homme en action en train de tirer sur des sangles. Cela nous rappelle une performance imaginée par la chorégraphe allemande Pina Bausch il y a 20 ans...
Etienne, graveur de pierre, est modèle vivant aux Beaux-Arts de Nice. Son frère, Emmanuel, danseur, est aussi modèle vivant pour les Beaux-Arts de Lyon. L’un fait du yoga, l’autre du butô et du qi gong. Tous les deux ont un corps sculpté digne des plus beaux apollons de la Grèce antique. Les deux athlètes se relayent. Ils travaillent chacun trois jours de suite, de 13 à 18 h. Ils font une pause de 5 minutes toutes les heures. Ce qui est rassurant, c’est qu’ils affirment être bien payés pour un mi-temps.
Avis aux amateurs de belles anatomies, les frères sont visibles à tour de rôle du mardi au vendredi, de 11 à 18 h, à la Sucrière, 49 quai Rambaud, Lyon 2e. (Photos Pierre Augros)
22:30 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16/11/2011
Le Château de Balazuc, nouvel écrin pour l'art contemporain
Hervé Maury est le premier artiste à exposer au Château de Balazuc, en Ardèche. Ici, l’ours y est mis à l’honneur. Mêlant l’humour et l’esprit naïf propre à l’enfance, le peintre marseillais a répondu à la demande : celle de s’inspirer très librement des gravures de l’art paléolithique qui ornent les parois de la grotte Chauvet, la plus ancienne grotte ornée du monde, située non loin de là, à Vallon-Pont-d’Arc…
Accrochée à son rocher et surplombant les gorges de l’Ardèche, la bâtisse du XIe siècle a été entièrement restaurée. Les nouveaux propriétaires de ce château transformé en chambre d’hôtes, poursuivent la mise en valeur de ce patrimoine dans un esprit entièrement design. Leur touche : donner carte blanche à des plasticiens inspirés par ce lieu unique. De belles surprises en perspective.

13:58 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
02/11/2011
Balkenhol enchante le château de Malbrouck
Paris-Manderen : l’exposition du sculpteur allemand Stephan Balkenhol vaut le déplacement ! Un joli périple artistique fait ce week-end avec une halte symbolique à Verdun, en cette période de la Toussaint…
Situé en Moselle, le château de Malbrouck accueille une rétrospective de Balkenhol : 50 sculptures, bas-reliefs et dessins, à découvrir jusqu’au 11 décembre. Né en 1957, Stephan Balkenhol vit à Meisenthal (Moselle) depuis une dizaine d’années, et enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts de Karlsruhe en Allemagne.
Dans ce château du XVe siècle fortement restauré, les sculptures en bois polychrome de l’artiste rappellent la statuaire médiévale et répondent parfaitement à l’architecture. C’est d’ailleurs à l’occasion de l’exposition « Les contes de fée se terminent bien » en Haute Normandie que j’avais découvert l’artiste en 1995 et eu pour son œuvre un véritable coup de cœur.
Dans la petite chapelle, face à un imposant gisant de pierre, Stephan Balkenhol a placé la statue d’une gracile jeune femme debout, en robe blanche et au déhanchement élégant sur son socle rouge. Une œuvre réalisée en quelques heures, à la tronçonneuse dans un bloc de tilleul. A la plus grande surprise des commissaires de l’exposition qui n’attendaient pas cette invitée de dernière minute (sculpture estimée aujourd’hui à 200 000 euros ) !

Balkenhol choisit le bois car c’est une manière vivante, rapide à travailler, au même rythme que celui de sa pensée, où son regard lui permet d’aller. A l’inverse de l’argile, trop rapide, ou de la pierre, trop lente. « Chaque coup donné dans la matière est une décision », expliquait t-il un jour dans un reportage donné à Arte. Le recours à la perspective en sculpture comme en sculpture est remarquable dans le travail de Balkenhol comme en témoignent les photos que j’ai prises de son « autoportrait ». Le visiteur se sent observé quelque soit l’angle de vue. Son déplacement dans l’espace lui fait percevoir les différentes facettes du personnage.
L’art n’est que vanité. Cette idée sous-jacente revient souvent sous le burin de Balkenhol pour nous émouvoir et nous faire sourire. Placés sur socle, ses figures aux expressions hiératiques sont parfois de taille monumentale. A l’instar de ce personnage dont le cœur, à hauteur des yeux du visiteur, a été tailladé en profondeur. Une blessure qui évoque le « trou » dans la poitrine du dormeur du val de Rimbaud. Une œuvre poétique, ironique et solennelle.
N'hésitez pas à coupler l’exposition au château de Malbrouck avec la visite du Centre Pompidou de Metz où sont présentées les réalisations des designers Ronan et Erwan Bouroullec, jusqu’au 30 juillet 2012.
> Voir le diaporama de oeuvres de Balkenhol au château de Malbrouck
08:51 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01/11/2011
Les artistes et leur e-réputation : Le grand prix de l'e-réputation sur France24

France 24 s'est intéressé au Grand Prix de l'e-réputation des artistes contemporains. Samedi 29 octobre, la chaine d'actualité internationale a diffusé un reportage sur l'événement et la sortie du livre "Les réseaux sociaux à l'usage des artistes".
Interrogés par Natalia Gallois, la galeriste Magda Danysz y explique l'engouement des internautes pour le street artist JR, Jean-Michel Othoniel donne son point de vue d'artiste dont la notoriété dépasse les frontières et qui confie vouloir garder une part secrète de son activité, et moi-même, en e-ambassadrice de la création.
"C'est une petite révolution dans le monde artistique. La popularité d'un artiste ne devrait, à l'avenir, plus seulement se mesurer à l'aune de ses expositions ou de la valeur de ses oeuvres sur le marché de l'art. En effet, un nouveau prix a fait son apparition, celui de l'e-réputation des artistes contemporains."
> Découvrez le reportage sur France24 : http://www.france24.com/fr/20111029-artistes-e-reputation
Photo : Alexia Guggémos sur le stand de la galerie Praz Delavallade à la FIAC 2011 devant une oeuvre murale de Guillaume Decrauzat.
08:10 Publié dans Grand Prix de l'eRéputation | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : e-réputation, jean-michel othoniel, alexia guggémos






















