02/11/2011
Balkenhol enchante le château de Malbrouck
Paris-Manderen : l’exposition du sculpteur allemand Stephan Balkenhol vaut le déplacement ! Un joli périple artistique fait ce week-end avec une halte symbolique à Verdun, en cette période de la Toussaint…
Situé en Moselle, le château de Malbrouck accueille une rétrospective de Balkenhol : 50 sculptures, bas-reliefs et dessins, à découvrir jusqu’au 11 décembre. Né en 1957, Stephan Balkenhol vit à Meisenthal (Moselle) depuis une dizaine d’années, et enseigne à l’Ecole des Beaux-Arts de Karlsruhe en Allemagne.
Dans ce château du XVe siècle fortement restauré, les sculptures en bois polychrome de l’artiste rappellent la statuaire médiévale et répondent parfaitement à l’architecture. C’est d’ailleurs à l’occasion de l’exposition « Les contes de fée se terminent bien » en Haute Normandie que j’avais découvert l’artiste en 1995 et eu pour son œuvre un véritable coup de cœur.
Dans la petite chapelle, face à un imposant gisant de pierre, Stephan Balkenhol a placé la statue d’une gracile jeune femme debout, en robe blanche et au déhanchement élégant sur son socle rouge. Une œuvre réalisée en quelques heures, à la tronçonneuse dans un bloc de tilleul. A la plus grande surprise des commissaires de l’exposition qui n’attendaient pas cette invitée de dernière minute (sculpture estimée aujourd’hui à 200 000 euros ) !

Balkenhol choisit le bois car c’est une manière vivante, rapide à travailler, au même rythme que celui de sa pensée, où son regard lui permet d’aller. A l’inverse de l’argile, trop rapide, ou de la pierre, trop lente. « Chaque coup donné dans la matière est une décision », expliquait t-il un jour dans un reportage donné à Arte. Le recours à la perspective en sculpture comme en sculpture est remarquable dans le travail de Balkenhol comme en témoignent les photos que j’ai prises de son « autoportrait ». Le visiteur se sent observé quelque soit l’angle de vue. Son déplacement dans l’espace lui fait percevoir les différentes facettes du personnage.
L’art n’est que vanité. Cette idée sous-jacente revient souvent sous le burin de Balkenhol pour nous émouvoir et nous faire sourire. Placés sur socle, ses figures aux expressions hiératiques sont parfois de taille monumentale. A l’instar de ce personnage dont le cœur, à hauteur des yeux du visiteur, a été tailladé en profondeur. Une blessure qui évoque le « trou » dans la poitrine du dormeur du val de Rimbaud. Une œuvre poétique, ironique et solennelle.
N'hésitez pas à coupler l’exposition au château de Malbrouck avec la visite du Centre Pompidou de Metz où sont présentées les réalisations des designers Ronan et Erwan Bouroullec, jusqu’au 30 juillet 2012.
> Voir le diaporama de oeuvres de Balkenhol au château de Malbrouck
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19/05/2011
Jaguar, Ferrari, Bentley, Alfa Roméo... au musée des Arts Déco !

17 prestigieuses voitures de sport sont exposées au musée des Arts décoratifs à Paris, jusqu’au 28 août. Merveille de technologie, beauté des lignes, splendeur du design… les modèles appartiennent tous au styliste américain Ralph Lauren. Signée Jean-Michel Wilmotte, la scénographie les présente comme de véritables bijoux, de la mythique Bugatti coupé Atlantic de 1938 reconnaissable par son élégante arrête dorsale (la préférée du couturier, même s’il dit les aimer toutes) à la Jaguar XKD de 1955 (ma préférée), avec sa structure monocoque et son fuselage très pur. « L’art de l'automobile », à découvrir en famille.
> En savoir plus sur www.lesartsdecoratifs.fr

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19/04/2011
Désert de Retz : comment j'ai trouvé portes closes
Visiter l’une des plus étonnantes folies du XVIIIe siècle, le jardin philosophique conçu par François de Monville (1734-1797), un riche hédoniste, voilà qui m’est apparu comme une superbe idée de promenade en ce dimanche ensoleillé d’avril ! Le supplément Télérama Sortir vient en effet de consacrer un article au Désert de Retz (« désert » désignant un lieu à l’écart du monde), véritable ode à la nature et à l’extravagance, ouvert au public depuis septembre 2009. Très célèbre au XVIIIe siècle, aujourd’hui géré par la ville de Chambourcy (Yvelines), ce parc à fabriques a longtemps été laissé à l'abandon. Sur les 21 constructions ornementales, 7 subsistent encore et, à en croire Télérama qui m’a mis l’eau à la bouche, tous se visitent avec plaisir. Je m’imaginais déjà découvrant avec enthousiasme la glacière-pyramide, le Temple du dieu Pan, la tente Tartare ou la curieuse demeure de M. de Monville en forme de colonne tronquée, sorte de tour de Babel.
Allez hop ! En route pour la découverte, toujours avec mon fils de quatre ans, déguisé cette fois en page médiéval. Avant de partir, je me renseigne tout de même sur les horaires de visite sur Internet, les informations données par Télérama me semblant quelque peu sommaires. Chou blanc sur Chambourcy.fr… Je téléphone alors au numéro indiqué par le site. Il sonne dans le vide… Qu’à cela ne tienne ! Direction la forêt Domaniale de Marly-le-Roy et les greens du golf de Joyenval tout proche. Quelques (rares) panneaux routiers indiquent bien le « Désert de Retz », mais, sans GPS, je chercherais encore mon chemin ! (« Dis, maman, pourquoi on passe encore devant cette maison ?...) Peu à peu, la route se transforme en chemin de terre et, à bout de cahots et d’ornières (« Dis maman, pourquoi ça fait mal aux fesses ? ») et après un détour sur les greens où je fais demi-tour avant de rouler sur le fairway, j’arrive devant… une grille fermée ! Un panneau rouillé pendouille de travers : « Chantier. Port du casque obligatoire. » Furieuse, je recompose le n° de téléphone. On décroche enfin : « Ah non, je ne peux rien vous dire. Voyez avec la mairie ! », me répond une voix mal aimable (« Dis maman, qu’est-ce qu’il a dit le monsieur ? »).
Renseignements pris, la visite s’effectue en fait uniquement sur visites guidées les 1er et 2e samedis de chaque mois, d’avril à novembre ! A moins que ce ne soit les 3e et 4e samedis comme l’indique le Figaro.fr. Télérama, pour une fois, je ne te dis pas merci ! J’ai cru sauver mon après-midi en découvrant, au hasard d’une rue de Chambourcy, une plaque indiquant la maison d’André Derain. Espoir de courte durée. Là encore, la grille est fermée. Datant de 1786, la très belle propriété que le maître du Fauvisme a occupée de 1935 jusqu’à sa mort en 1954, appartient aujourd’hui à un chirurgien. Et l’atelier ne se visite que le 4e dimanche de chaque mois à 15h ! Vous l’aurez compris, tout cela manque sérieusement de cohérence ! Et ouvrir –enfin !- le Désert de Retz aux visiteurs du dimanche éviterait à des centaines d’amateurs de perdre ainsi leur temps par une belle journée ensoleillée !
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28/03/2011
« Le Penseur de Rodin est amoureux »
On pensait que le Penseur de Rodin songeait à la condition humaine, à Dante devant les portes de l’Enfer, face à toutes les misères du monde… Que nenni ! Dans la bouche d'un enfant de 4 ans, « il est amoureux d'une fleur » ! Très attentif aux explications d'Anaëlle, la conférencière de l'association Paris d’enfants, au musée Rodin, dimanche dernier, mon fils a fait un raccourci. Il a associé la figure de l'homme accroupi perché sur son socle dans le jardin du musée, et la femme au chapeau prénommée Rose (la fleur !). Rose Beuret aura attendu 56 ans avant que Rodin ne l'épouse... De quoi impressionner un enfant et rester songeur, en effet !

21:00 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rodin
29/12/2010
A Beaubourg, une œuvre de Mondrian s’est dissimulée dans le guide de visite
C’est l’histoire d’un petit garçon de 4 ans qui visite l’exposition Mondrian au Centre Pompidou avec sa maman pendant les vacances de Noël. En l’occurrence, il s’agit de moi. Pour intéresser mon fils aux toiles exposées, je lui demande de retrouver sur les murs les œuvres reproduites en couleur dans le guide de visite. Après une heure de commentaires enthousiastes, au moment de partir, le petit garçon me dit : « Mais il nous reste encore ce tableau à trouver ! » en me montrant du doigt le plan de l’exposition dans la brochure. Effectivement, avec ses angles droits et ses grandes lignes géomé
triques, ce plan avait bien des allures d’un Mondrian ! Encore fallait-il être un enfant pour l’imaginer… L’une des dernières œuvres de l’artiste « Broadway, boogie-woogie » (1942) n’est-elle pas d’ailleurs directement inspirée du plan de la ville de New-York ?
Enfant ou pas enfant, seul(e) ou accompagné(e), précipitez-vous pour admirer cette exposition exceptionnelle : la scénographie minimaliste sert le propos, cette organisation mathématique de l’espace à laquelle ce grand nom de la peinture abstraite a consacré toutes ses recherches. On y retrouve également, en écho, les travaux des architectes, graphistes et designers du mouvement avant-gardiste hollandais De Stijl au début du XXe siècle. On découvre aussi avec émotion la reconstitution de l’atelier de Mondrian, qui se situait rue du Départ à Paris, un espace en perpétuelle transformation aujourd’hui disparu. Il ne reste rien de ce laboratoire de l’artiste qui aima tant Paris, qui le lui rendit si mal : Mondrian n’eut, de son vivant, aucun succès en France. Il était temps de réparer l’outrage. Mondrian-De Stijl, à Beaubourg, jusqu’au 21 mars.
22:26 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : mondrian
31/10/2010
Le fabuleux Petit Pierre de la Fabuloserie
Qu'est ce que "l'art hors normes" ? De l'art pas comme les autres... certes. Mais il est un endroit, perdu dans la campagne bourguignonne, où l'on peut avoir un aperçu jubilatoire de ce que peut être une création hors de tout circuit commercial, hors de toute école, hors même de tout modèle. Un art "brut", tout droit sorti d'imaginaires débridés et débrouillards. Ce petit coin insolite s'appelle la Fabuloserie, à Dicy, dans l'Yonne. Là, grâce à la passion d'un couple éclairé venu s'y installer dans les années 1970, une trentaine d'artistes autodidactes de tradition populaire est exposée de façon décalée et extrêmement ludique. La plupart d'entre eux ont fait de la récup' une activité de génie : pièces de matériel agricole transformées, tôles façonnées, jouets recyclés...
C'est en 1971 qu'Alain Bourbonnais (1925-1988), architecte à Paris, et sa femme Caroline, ont fondé cette Fabuloserie, choisissant "l'art hors les normes" puisque Jean Dubuffet, le "Pape de l'art brut," s'opposait à ce qu'ils utilisent cette appellation "contrôlée". On ne sait où poser les yeux tant chaque pièce recèle d'astuces et de trouvailles. On y découvre des toiles en légumes recyclés, des paysages féériques en coquillages et vernis à ongle, des "voitures maboules" tout en engrenage. Kitch ? Archi-complètement ! Mais tellement réjouissante, à l'image du "Manège du Petit Pierre", une pure merveille qui mériterait d'être classée monument historique et dont l'histoire se doit d'être racontée.
"Petit Pierre", alias Pierre Avezard (1909-1992), garçon vacher, borgne et sourd, a tout utilisé pour se créer son monde idéal, loin des brimades quotidiennes : boîtes de conserve, morceaux de tôle, piquets de bois, pneus usagés... Il consacrait ses moments de loisirs à prospecter les décharges. Une fois découpé, limé, martelé, raboté et assemblé, l'ensemble représente son univers d'un exceptionnel foisonnement, avec ses voitures roulant sur la nationale, ses avions dans le bleu du ciel, ses cyclistes pédalant à toutes jambes, sa réplique de la tour Eiffel, son Moulin Rouge, son bal populaire où Petit Pierre s'est représenté dansant avec ses vaches, ce buveur crachant soudainement sur les spectateurs, ces pompiers les arrosant aussi... 40 ans pour tout inventer et monter. Sans l'intervention d'Alain Bourbonnais et de bénévoles qui ont tout remonté dans le jardin de la Fabuloserie depuis une ferme du Loiret, ce Manège ne serait plus aujourd'hui que rouille et vieux ressorts dézingués. Un art "hors les normes" à découvrir avec gourmandise.
> Plus d'infos sur Le Musée de la Fabuloserie sur www.fabuloserie.com
22:18 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
12/09/2010
Immersion dans l'Art Brut à la Fondation Dubuffet
L'Art Brut revient sur le devant de la scène artistique avec la réouverture le 25 septembre du Musée d'art moderne de Villeneuve d'Asq (renommé LaM), entièrement rénové et dont une partie importante des collections sera consacrée à cet "art où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non, celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe", selon le peintre et théoricien, Jean Dubuffet (1901-1985). L'idée m'est donc venue ce week-end de (re)visiter la Closerie Falbala, siège de la Fondation Dubuffet à Périgny-sur Yerres (Val de Marne).
Les visites se font sur réservation tout au long de l'année. Rendez-vous donc samedi 11 septembre à 14h30 devant les grilles de la fondation. Début de la visite avec la vingtaine de personnes inscrites, dont pas mal de jeunes enfants qui n'en croient pas leurs yeux. Ruée joyeuse dans l'antre de la Closerie, ce simulacre en noir et blanc d'un jardin clos de murs au centre duquel se dresse la Villa Falbala construite pour abriter un Cabinet logologique, la "chambre d'exercice philosophique" de Dubuffet.
Les peintures deviennent reliefs puis architecture. Pour l'artiste, il s'agissait de "donner à ces graphismes déchaînés, s'échappant de la feuille plane qui leur sert habituellement de support, des dimensions monumentales. Entre imaginaire et réalité, le décor merveilleux se prête à une série de prises de vue. Les visiteurs - dont une majorité d'étrangers - se photographient, les enfants s'amusant à courir (malgré l'interdiction martialement formulée) entre les lignes courbes et les creux du monument.
C'est en 1966 que Dubuffet a abandonné la peinture à l’huile et les matériaux naturels pour les peintures vinyliques et les markers. Il se lance alors dans de grandes réalisations en volume, apprend à maîtriser le polystyrène, le polyester, l'époxy, le béton projeté et les peintures polyuréthane... jusqu'à réaliser ce chef d'oeuvre où l'imagination du visiteur vagabonde, projetant son propre univers sur cette féérie en rouge, bleu et blanc -parfois noir-, la palette idéale de Dubuffet. Gros bémol de cette visite : le "guide" livre à peine quelques explications avares et sommaires. Rien sur la réalisation des oeuvres, leur vocation, leur folie. On ne saura rien non plus, ou pas grand chose, sur la pensée du maître de l'Art Brut.
Après la visite de la Villa Falbala, le groupe est enfermé dans le petit musée attenant où se trouve notamment exposé le célèbre tableau animé "Coucou Bazar". Un film, tourné au Musée Guggenheim de New York en 1973, retrace ce spectacle alors présenté pour la première fois. De quoi rêver devant ces 20 costumes extraordinaires composés d'éléments du vestiaire, interchangeables : masques, chapeaux, robes, gants ou bottes réalisés dans des matériaux divers (rayonne ou coton peints, résine, latex etc...). On peut aussi découvrir la salle des maquettes, et quelques sculptures monumentales exposées dans le parc.
> En savoir plus sur le LaM www.musee-lam.fr
12:15 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : jean dubuffet
09/09/2010
Takashi Murakami : l'offre Gold de Versailles
Takashi Murakami donne un coup d'éclat au château de Versailles ! Les quelques 3 000 critiques publiées sur les réseaux sociaux ces derniers jours autour de l’exposition du Japonais ne semblent pas avoir ébranlé la bonne humeur de l’artiste, tout sourire aujourd’hui lors du vernissage.A la joie de Versailles - car, oui ! Versailles est un endroit joyeux où l’intelligence et la créativité ont toujours brillé - répond la jubilation de Murakami : des fleurs, des sourires… et beaucoup de dorure. « En visitant Versailles, j’ai été frappé par l’or, partout », s’extasie l’artiste. Certes… C’est peut-être un peu court comme explication, mais c’est ainsi, en partie, que l’artiste de 48 ans a répondu à la prestigieuse commande.
Parmi les 22 oeuvres exposées jusqu’au 12 décembre, le monumental Oval Buddha Gold, installé dans les jardins, haut de plus de 5 mètres, et faisant face au château (photo de gauche); de l’affriolante serveuse Miss KO2 – posée là comme une banderille pour faire hurler les détracteurs de l’exposition - à l’imposante Fleur Matango dans la Galerie des Glaces ou encore à la figure précieuse de L’Empereur et ses nouveaux habits (photo), Salle du Sacre, Murakami présente les pièces maîtresses de son travail depuis 1997. Quel bel écrin pour une rétrospective !
« Le Roi veut de l’enfance, partout ! », aurait dit Louis XIV au soir de sa vie, exigeant la réfection de l’ensemble de ses appartements. Avec son univers à la fois kitsch et coloré, dans l’esprit « kawaii » (enfantin, en japonais), Murakami répond parfaitement à cette demande. Une distraction réussie.Takashi Murakami à Versailles : prix compris dans le billet des Grands Appartements et Galerie des Glaces. 15 euros. Gratuit pour les moins de 25 ans. www.chateauversailles.fr
17:43 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : takashi murakami
18/08/2010
La Vache qui rit régale les amateurs d’art. Rewind !

On connaissait Le Rewind, la web chronique décalée de Cyprien sur 20minutes.fr, désormais il y a Rewind, l’expo. Ce qui n’a rien à voir… L'artiste Laurent Fiévet, arrière-petit-fils de Léon Bel, fondateur du groupe Bel (La Vache qui rit, Mini BabyBel, Kiri…) a lancé en 2008 le Lab'Bel, laboratoire artistique du groupe Bel destiné à constituer une collection d'art contemporain autour des thèmes de l’enfance et du bien-être. Jusqu'au 5 septembre, dans la toute nouvelle « Maison de La vache qui rit », à Lons-le-Saunier (Jura), sorte de galerie d’art fromagère sans fromages, l’exposition « Rewind » présente une douzaine d’artistes ayant opéré un « rewind » (« rembobinage », comme on disait à l’époque des cassettes à rubans, vous vous souvenez ?) dans l’enfance. Et le résultat, longuement mûri dans les caves millénaires (non, là, je m’égare et me trompe de pâte…) vaut le détour : l’Autrichien Robert F. Hammerstiel demande à des enfants de construire en Lego la maison de leurs rêves, l’Américain Dan Colen se joue de l'abstraction picturale en collant des chewing-gums sur des toiles – les enfants adorent !, Cléa Coudsi et Eric Herbin réalisent un circuit de voiture sonore à partir de vinyls découpés. Les petits gourmands vont se régaler de cet art Kiri.
> plus d'infos sur www.lamaisondelavachequirit.com"
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26/05/2010
Bienvenue dans l'univers ludique de Takeshi Kitano à la Fondation Cartier
Le petit théâtre de marionnettes Ô-Edo s'anime sous les yeux complices des jeunes spectateurs. Certains enfants dansent bras en l’air, d’autres s’imaginent dans la peau des méchants dragons… Le réalisateur japonais Takeshi Kitano a imaginé une exposition interactive, ludique, joyeuse à découvrir jusqu’au 12 septembre. Lever de rideau ! La carte blanche de la Fondation Cartier a permis à l’auteur du célèbre film Hana-bi (1997), Lion d'Or à Venise en 1997, de laisser libre cours à son imagination. L'exposition s’intitule « Gosse de peintre, Beat Takeshi Kitano » en référence à son père, peintre en bâtiment. Une petite revanche sur la qualification de peintre… Pour l’occasion, Takeshi Kitano a réalisé 24 tableaux colorés et naïfs au rythme d’une toile par jour.
Samedi 22 mai, dans l’après-midi, une dizaine d’enfants profitaient d’une visite en famille sur réservation. Découverte de la boule à peindre inspirée du « dripping » de Jackson Pollock. Plus loin, des poissons disséqués ventre à l’air montrent des alignements de sushis. Salle suivante, « La tour de Hanoi » : un jeu inventé au XIXe siècle par un mathématicien francais et pratiqué, selon Kitano, par « des moines bouddhistes pour les aider dans leur méditation ». « Écoutez les sons et dessinez ce qu'ils vous évoquent ». Écouteurs, feuilles aimantées et marqueurs colorés sont mis à la disposition du public. Une fois l'inspiration venue, les feuilles sont collées sur une parois blanche et deviennent partie intégrante de l'exposition.
> Plus d'infos sur "Beat Takeshi Kitano" à la Fondation Cartier
16:32 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : takeshi kitano, japon, video






















