15h : Au siège du concessionnaire Peugeot Neubauer, une vingtaine de personnes assistent médusées à la destruction de l'oeuvre de Jean-Pierre Raynaud.
"C'est magnifique ! En arriver là, devoir détruire une oeuvre d'art, un petite morceau de vie... Quel gâchis !" Eric Neubauer préfère détruire l'oeuvre évaluée à 100 000 euros que de payer 150 000 pour son déplacement.
Manuel et Roland, les deux techniciens de l'entreprise BT 2000 dépose minutieusement la vitre qui abrite la céramique gallo-romaine pour la détruire la détruire plus tard. Tout doit disparaître !
La céramique gallo-romaine a laissé une trace brunâtre, une poignée de poussière, qui dans quelques instants sera dissoute dans un amas de gravas...
Pilonnage en règle de l'oeuvre de Jean-Pierre Raynaud ou performance d'Eric Neubauer ? La destruction s'accomplit devant un public consterné et des journalistes avides d'images choc !
Ils sont trois, puis bientôt quatre à s'attaquer à l'autel en carrelage blanc. Les flashs crépitent dans un brouhaha de début de chantier.
Au dehors, loin du bruit et du nuage de poussière Eric Neubauer répond aux questions des journalistes. "A 14h, Jean-Pierre Raynaud a donné son accord !" lance t'il, vainqueur, à qui veut l'entendre.
Il ne reste plus rien d'une oeuvre qui, si elle avait été connue et montrée, aurait pu voir défiler des cars entiers de Japonais. Les employés Neubauer vont bientôt avoir un bel escalier !