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Des tranches de cadavre bientôt à vendre sur Internet

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Des tranches de cadavre bientôt à vendre sur Internet ! Mise à prix : 2 500 à 12 000 € pour un corps complet, selon l'épaisseur choisie. Une grosse tranche de cuisse coûtera ainsi plus cher qu’une parcelle de cerveau ou qu’une livre de foie… Cet événement digne des happenings les plus « gores » n’est autre qu’un nouveau coup de pub de l'Allemand Gunther von Hagens (né en 1945), surnommé « Docteur la mort » et se présentant comme artiste. Cet étrange personnage n’en est pas à son coup d’essai. Spécialisé dans la viande froide, il fait régulièrement parler de lui en exposant ses cadavres dans des manifestations provocatrices. De vrais cadavres, qu’il conserve et « transforme » grâce à un procédé qu’il a lui-même mis au point en 1974.

Appelé « plastination », il a été breveté par son créateur. Que les âmes sensibles s’éloignent, en voici la recette : le corps est vidé de son eau et de sa graisse et les substances remplacées par du caoutchouc au silicone ou de la résine époxy, conférant au corps une allure de sculpture. Depuis 1997, son exposition itinérante intitulée « Les Mondes des corps », mettant en scène des écorchés, a attiré plus 20 millions de personnes dans le monde. En 2004, il avait été accusé par la justice allemande d'avoir participé à un trafic de cadavres en Chine. Il affirmait alors avoir reçu 120 cadavres et 4000 promesses de dons, car, selon lui, beaucoup de gens sont prêts à donner leur corps à l’art !

Commentaires

  • Info très originale!

    Merci :)

    Gael - Rédacteur pour http://www.Danger-Sante.org

  • Je ne sais pas si "donner son corps à l'art", c'est faire partie du monde de l'art (au sens de je ne sais plus quel sociologue de l'art américain, en opposition au "champ" plus restreint de Bourdieu), en ce sens très large qui faisait participer la servante de Proust à son oeuvre. Donner son corps en pensant faire partie de l'art n'est une réification pathétique de la misère d'un individu qui, se sentant raté, n'a plus que son corps inerte pour se réenchanter. Cette situation est significative surtout du "cannibalisme" de l'art qui va même jusqu'à lorgner vers les corps pour sortir de l'immatérialité de l'art conceptuel, qu'on arrive toujours pas à digérer, avec Mai 68, il me semble...

  • Je ne sais pas si "donner son corps à l'art", c'est faire partie du monde de l'art (au sens de je ne sais plus quel sociologue de l'art américain, en opposition au "champ" plus restreint de Bourdieu), en ce sens très large qui faisait participer la servante de Proust à son oeuvre. Donner son corps en pensant faire partie de l'art n'est une réification pathétique de la misère d'un individu qui, se sentant raté, n'a plus que son corps inerte pour se réenchanter. Cette situation est significative surtout du "cannibalisme" de l'art qui va même jusqu'à lorgner vers les corps pour sortir de l'immatérialité de l'art conceptuel, qu'on arrive toujours pas à digérer, avec Mai 68, il me semble...

  • ...le retour au corps dans l'art fait aussi oublier, ou plutôt réaffirme la part maudite du corps auquel l'art a pour fonction de s'occuper, afin de masquer, en forme de duplicité avec le pouvoir (et Foucault?), que le corps est la trace presque tabou de notre monde. En dépit des impératifs post-hygiénistes de la chirurgie esthétique, et de toute la consommation qui le vétit.

  • ..même du reste, le mur de Berlin a subi ce genre de spéculation, car dès qu'une chose disparaît, elle prend une valeur d'ancienneté, de rareté aussi. Jeanne Calmand avait, en tant que doyenne de la France, fait un disque de rap, parce qu'elle prenait de la valeur. Et qu'elle pouvait devenir un objet de spéculation comme un autre, adapté au marché du disque. Il faut de toute façon "créer" l'évènement, et plus c'est original, mieux c'est. Pourquoi ne pas vendre le dernier "poilu" vivant sur le net, à condition qu'il soit d'accord bien entendu?

  • la dérive évidente d'une société qui ne s'émeut que quelques minutes devant des images violentes mais répétitives ?

  • cela pourrait faire l'objet d'une bonne série B d'épouvante ...

  • ...même du reste, le mur de Berlin a subi ce genre de spéculation, car dès qu'une chose disparaît, elle prend une valeur d'ancienneté, de rareté aussi. Jeanne Calmand avait, en tant que doyenne de la France, fait un disque de rap, parce qu'elle prenait de la valeur. Et qu'elle pouvait devenir un objet de spéculation comme un autre, adapté au marché du disque. Il faut de toute façon "créer" l'évènement, et plus c'est original, mieux c'est. Pourquoi ne pas vendre le dernier "poilu" vivant sur le net, à condition qu'il soit d'accord bien entendu?

  • Demis Roussos vivra certainement plus longtemps ?

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