29.09.2008
Un sticker R. Mutt pour les adorateurs de Duchamp !

Souvenez-vous du célèbre Urinoir de Marcel Duchamp, exposé au Centre Pompidou à Paris... Il était reconnaissable par sa signature : R. Mutt. R. Mutt évoquant "Art Mutte", l'art en mutation. Il est désormais possible d'acheter le sticker R. Mutt sur le site www.atypik.com. Pour 15 euros, transformez votre bidet très laid ou simple toilette en simili oeuvre d'art.
Par ailleurs, le saviez-vous ? L'Urinoir ce n'est pas l'oeuvre originale de Duchamp, celle qui fit scandale au salon des Indépendants de New York en 1917, et qui marqua l’histoire de l’art (vous pensez : le premier objet acheté tout fait et exposé tel quel pour lui donner le rend d'oeuvre d'art !). Non, non, acquis en 1986 par l'Etat français pour un montant de 200 000 €, l'exemplaire de Beaubourg n’est que l’un des douze exemplaires achetés par Duchamp, 47 ans après le premier, à la demande du galeriste milanais Arturo Schwartz. En porcelaine blanche, il est du même modèle que l’original et vient de chez un grossiste en plomberie new yorkais. Il est, comme les autres, signé du pseudonyme R.Mutt. L’urinoir original, acheté en 1921 dans une galerie new-yorkaise par Louise et Walter Arensberg, un couple de collectionneurs américains, a quant à lui… disparu. Nul n’a jamais retrouvé sa trace.
21:12 Publié dans Art Shopping | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
23.09.2008
La cheminée Mondrian : l'art part en fumée

Certes, elle est écologique -puisqu'elle fonctionne à l'éthanol- et pratique, puisqu'on peut l'installer partout sans avoir besoin d'un conduit. Mais on se demande bien qui va craquer pour cette cheminée "Mondrian" qui vient d'être mise sur le marché par la société Ecosmart Fire, au prix de 8 970 euros. C'est bien la petite flamme qui est mise à l'honneur dans cet immense cadre aux motifs caractéristiques de l'artiste. En 1909, Piet Mondrian (1872-1944), le pionnier hollandais de la peinture abstraite, avait étudié l'épuration progressive de la forme à partir du motif de l’arbre, peu à peu schématisé, puis réduit à sa structure géométrique. Aujourd'hui, L’Arbre rouge serait-il entièrement consumé ? On attend désormais le réfrigérateur ou le lave-vaisselle assortis.
> Plus d'infos www.ecosmartfire.com
09:56 Publié dans Art Shopping | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
20.09.2008
Adami chez Elsa et Aragon

Adami chez Elsa et Aragon est la plus romantique des expositions de la rentrée ! Le peintre italien Valério Adami, 73 ans, et son épouse Camilla sont les invités exceptionnels de la maison d'Elsa Triolet et de Louis Aragon à Saint-Arnoult-en-Yvelines. Une vingtaine de silhouettes dessinées par Valério, et une dizaine de portraits de primates peints par Camilla, sont exposés dans ce moulin du XIIe siècle situé au cœur d’un parc de six hectares où les deux poètes ont vécu et reposent désormais. En 30 ans, rien n'a changé dans l'oeuvre d'Adami. Ses célèbres aplats aux couleurs acidulées et ses formes cernées par un contour noir, comme des vitraux, sont toujours aussi saisissants. L'artiste, qui s'est toujours intéressé au rapport entre peinture, poésie et musique, a trouvé ici un écrin à sa mesure : Aragon et Elsa sont ses hôtes attentifs et privilégiés.
Samedi 20 septembre, le couple de peintres inaugurait l'exposition entouré de ses admirateurs et de ses proches.
Le 26 septembre, Valério Adami sera l'invité de Michel Onfray à l'Université populaire de Caen
> Plus d'infos www.maison-triolet-aragon.com
> Voir l'album photo
> A lire "Le chiffre de la peinture, Valério Adami", par Michel Onfray Editions Galilée
23:39 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adami, aragon, onfray
18.09.2008
Créer nuit gravement à la santé !

Ils sont fous ces artistes ! Les Dieux leur seraient-ils tombés sur la tête ? Allez faire donc un tour dans le domaine départemental de Chamarande ! Vous y découvrirez des bâtons de cristaux de sel tombés du ciel, une bulle de savon éternelle, une prêtresse en lévitation, une cigarette géante écrasée (photo: Mattew Smith)... Vous n’y croyez pas ?
Avec « Légende », une quarantaine d'artistes lâchent la bride à leur imagination dans une expo sur le thème des contes de fées. Une centaine d'œuvres sont réunies dans le château -aux fenêtres recouvertes de miroirs pour l'occasion. A voir notamment dans le parc, cet étrange arbre habillé d'un jean, tout droit sorti de l'esprit de l'Américain Peter Coffin (né en 1963). Jusqu'au 28 septembre.
"Légende" au Domaine départemental de Chamarande, 38 rue du Commandant Arnoux. www.chamarande.essonne.fr
09:01 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
15.09.2008
Une vente aux enchères "made by Hirst"
Il a déjà découpé des animaux en tranches avant de les faire tremper dans du formol, serti de plus de 8 000 diamants une tête de mort... Quelle autre idée Damien Hirst pouvait-il avoir pour rester au top des artistes les plus provocateur de ce temps ? Et surtout le plus riche, la provocation étant actuellement garante de gros cash auprès des collectionneurs souvent en mal d'inspiration. Bling bling ! L'idée a germé ! Et elle va rapporter des millions de dollars supplémentaires au britannique, qui ne sait déjà plus quoi faire de sa fortune jugée équivalente à celle de l'auteur de la saga des Harry Potter. Il y a en effet de la magie dans la vie de Damien Hirst. Tout ce qu'il touche se transforme en or.
Cette fois, l'artiste a décidé de vendre directement chez Sotheby's, à Londres, 223 de ses oeuvres. Côté production, pas de problème : Un atelier de 200 collaborateurs travaillent nuit et jour sous sa houlette pour produire depuis plusieurs années des "made in Hirst". Côté innovation, bingo ! Selon Sotheby's, la prestigieuse maison de ventes aux enchères de Londres, jamais un artiste n'a vendu directement une oeuvre depuis sa fondation, en 1744. Mais se sont les galeries qui vont faire la tête (de mort...) ! Court-circuitées, elles n'empocheront pas les 40% à 50% de commissions habituelles. Tout ira directement dans la poche... De Hirst ! Qui a promis de reverser les sommes ainsi collectées à des associations caritatives.
Parmi les trésors mis aux enchères aujourd'hui et demain, "Le veau d'or" (2008) : l'animal est installé dans un aquarium de formol avec les sabots, les cornes et un disque reposant sur son crâne recouverts d'or. Estimation : entre 10 à 15 millions d'euros.
09:06 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11.09.2008
Thierry Meunier, tisserin de l'art

23:44 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.09.2008
Fanny Montlouis, graphiste propulsée artiste par Bô

Abolition des frontières entre l’art et le design. La boutique Bô, rue de la Bretonnerie à Paris, temple de la décoration et du design se transforme pour cette rentrée 2008 en galerie d’art contemporain. Freddy Mankowsky, son directeur artistique, a demandé à Fanny Montlouis, jeune graphiste, de créer des portraits d’oiseaux en vue de les imprimer sur des plaques de métal de 1m x 1m. Résultat : une série de tableaux décoratifs élevés au rang d’œuvres d’art vendus 290 €. Par ailleurs, la galerie boutique expose les peintures du duo de peintres Cherif et Geza qui vendent sous le sigle KRM une série de graffitis peints inspirés des figures troubles de l’Américain Jean-Michel Basquiat. Une commande spéciale d’une dizaine de toiles en vente à partir de 2 000 €. Pour ceux qui n’oseraient pas franchir la porte d’une galerie classique avec son parquet ciré et ses cimaises immaculées où il est de bon ton de parler à voix basse, Bô, véritable caverne d’Ali Baba d’objets déco propose de l’art accessible, enfin. Welcome !
14:20 Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : fanny montlouis, bô, freddy mankowsky
05.09.2008
Dans le cœur de Boltanski
Attention, expérience inédite ! Vous allez vivre au rythme des battements cardiaques d’un artiste. Christian Boltanski a réalisé pour la Maison rouge à Paris un prolongement à son installation "Le Coeur" créée en 2005. A partir du 13 septembre, Boltanski vous invite à vibrer à son tempo : dans la pénombre d’une vaste salle, une lampe s’allume et s’éteint au diapason de ses pulsations. Au fond, une vidéo intitulée "Entre-temps" (2003) diffuse, en fondu enchaîné, les traits de son visage, de sa petite enfance à ses 60 ans. Plus loin, l'artiste incite les visiteurs à enregistrer, dans une cabine prévue à cet effet, leurs propres battements afin de constituer les "Archives du cœur de Christian Boltanski". Saisissant ! Boltanski, dont le travail artistique porte sur la mémoire, les souvenirs d’enfance, la peur du noir, nous plonge dans l’abîme entre vie et cauchemar. Un expo à visiter pendant La Nuit Blanche 2008, dans la nuit du samedi 4 au dimanche 5 octobre...
L’artiste qui rit, l’artiste qui pleure… à l’image de son portrait peint dont il m’avait un jour envoyé le visuel pour compléter la collection du Musée du sourire, le premier musée virtuel que j’ai créé en 1996 (www.museedusourire.com). Portrait d’un artiste en clown.
09:26 Publié dans Musée du sourire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : boltanski
01.09.2008
John Nouanesing, un designer à suivre à la tache

25 ans à peine et fraichement diplômé de l’Ecole internationale de design de Toulon, John Nouanesing s’est fait remarquer sur la toile avec ses objets ludiques et décalés entre design et œuvre d’art.
Un portemanteau dont les patères sont des cintres, un support mural recouvert de moquette sur lequel on encastre une table et quatre coussins… Il y a quelques mois, la mise en ligne sur son site internet de ses objets délires lui a permis très vite de se faire connaître au delà des frontières de l’hexagone : « Au départ, le site était destiné à des amis et à ma famille – d’où le côté humoristique - et maintenant je suis invité dans des expositions en Angleterre et en Italie alors qu’aucun produit du catalogue n’est édité pour le moment… » Après une année passée à Londres, John Nouanesing se prépare donc à créer dans les Landes son entreprise de mobilier. Parmi ses premières créations, la table « Paint or die but love me » (photo), une table qui dégouline de peinture rouge. John Nouanesing se définit comme « quelqu’un de sa génération qui n’est pas très difficile et qui aime à peu près tout. J’imagine que chacun se reconnaît un peu dans ce portrait … »
> En savoir plus sur John Nouanesing
09:30 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : design






















