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    Sur les pas de l'artiste chinois Ai Wei Wei

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    C’est par hasard, au détour d’une luxueuse cage d’escaliers de l’un des 2000 buildings que compte Shanghai, que j’ai découvert Ai Wei Wei. L’artiste chinois y présente une installation permanente intitulée « Very Yao » (2008) : près d’une centaine de vélos soudés et superposés sur une hauteur de plus de 12 mètres. Un impressionnant amas de rayons et ferraille évoquant une absurde succession sans fin ni utilité, chaque vélo ayant perdu toute autonomie. Quelques jours plus tard, au dernier étage du Moca, le Musée d’art contemporain de la ville, dans un espace d’expérimentations artistiques appelé LabArt, je suis tombée cette fois nez à nez avec un boa de près de 10 mètres de long, constitué de 350 sacs en bâche plastique recyclé. Toujours signé Ai Wei Wei... Il était donc dit que je devais découvrir cet architecte et designer de 51 ans, dont les œuvres sont à la fois une évocation et une dénonciation de la production en série. Installé dans son atelier de Pékin, Ai Wei Wei s’est notamment fait connaître en Occident au moment des Jeux olympiques en août dernier en dénonçant, à ses risques et périls, les messages d’ouverture envoyés par la Chine à cette occasion. ai-weiwei.jpg

    Aujourd’hui, l’artiste est engagé dans un autre combat à l’occasion de la fête des morts, la « Quingming », qui aura lieu le 4 avril. Le plasticien veut rendre hommage aux 2 735 écoliers morts dans le tremblement de terre de Wenchuan, le 12 mai 2008. Il souhaite pousser les autorités chinoises, qui s’y sont toujours refusé, à communiquer officiellement le nom de chaque petite victime. Lors du séisme, 14 000 écoles de 159 districts ont été détruites, dont 91% étaient des écoles publiques. Avec une équipe de bénévoles, Ai Wei Wei s’est lancé dans une dénonciation de la « construction en tofu » des bâtiments. Il a également mis en ligne une « enquête citoyenne » sur son blog, fermé depuis par les autorités chinoises. « Tous ces enfants ont des parents, et possèdent leurs rêves, leurs rires et leur nom. Les noms leur appartiennent, leurs noms deviendront leur souvenir », explique l’artiste.

     

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    Space Invader s'est posé chez 20 Minutes

    space.jpgSpace Invader a encore frappé ! C’était le 18 mars dernier à la rédaction du quotidien 20 Minutes, boulevard Haussmann à Paris où, invité par Délire de l’Art pour rencontrer les journalistes du délirant cahier du week-end 2.0, il a collé l’une de ses créatures au dessus de la porte d’entrée ! Space Invader est cet artiste français recherché par toutes les polices et qui avance toujours masqué. Depuis 1998, le mosaïste taggueur parcourt le monde suivant un redoutable plan d’invasion : déjà près de 3 000 mosaïques mutantes ont été posées dans 40 pays sur les 5 continents. Soit, une moyenne d’une quarantaine de space inviders par ville.

    Inspirés des jeux vidéos, ses personnages – Pac Man, Mario,... - sont toujours installés en toute illégalité sur un pont, dans le métro, à l’angle d’une rue, sur un monument, au Louvre… A Paris, l’artiste s’apprête à poser son 800e « compagnon ». Il y a quelques jours, surpris en haut d’une échelle à 2 heures du matin boulevard Saint-Germain à Paris, il a prétexté chercher à atteindre un bout d’affiche à décrocher… Pour cette fois, il s’en est sorti sans amende. « En 10 ans, les flics m'ont emmené plusieurs fois au poste… », confie Invader. Sous son masque, l’on devine un sourire !

    Space Invider vient de publier un album de son invasion parisienne : plans par arrondissement, images in situ, système de numérotation, scores. « J’ai choisi la Bourse pour installer le space 404 en raison de la page d’erreur 404 sur Internet », explique t-il amusé. Trois petits spaces colorés Rue des Trois frères, et de nombreux clins d'oeil à découvrir. Soyez attentifs !

    > En savoir plus sur Space Invader www.space-invaders.com

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    Face à face avec Andy Warhol

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    "Le Grand monde d'Andy Warhol" rassemble au Grand Palais, jusqu'au 13 juillet, près de 130 portraits sur le millier de visages peints par l'artiste Pop. A New York, la Factory était devenue dans les années 60, une véritable "usine de montage" : des portraits y étaient réalisés à la  chaine pour 25 000 dollars. Les clients passaient dans la cabine de maquillage avant la rapide séance de pose. Andy Warhol (1928-1987) utilisait un Polaroïd avec une longue focale conçu spécialement pour les portraits. Dans l'exposition, l'écran des "Screen Tests" révèle la fascination du peintre pour le visage. "Tout le monde est très beau ou alors personne", avait confié Warhol dans sa Philosophie de A à B ou vice versa. L'artiste envoyait ses Pola dans un labo photo pour les faire agrandir sur une feuille d'acétate au format 101,6 cm x 101,6 cm sur laquelle il peignait ensuite. Les photos pouvaient également être projetées au mur au moyen d'un vidéoprojecteur, une innovation qui lui permis de peindre ses plus grands portraits (cf  Portrait de Mao -photo). La répétition étant un élément essentiel de l'esthétique d'Andy Warhol, les clients avaient la possibilité d'acheter les portraits suivants pour 15 000 dollars “seulement”... Business is business ! 11 euros l'entrée.

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