29.11.2009
Christian Boltanski vend son œuvre ultime en viager
Compte à rebours pour Boltanski ! A partir du 1er janvier, et ce jusqu’à sa mort, Christian Boltanski, 65 ans, sera filmé nuit et jour dans son atelier de Malakoff. Les images seront retransmises en direct dans une caverne de Tasmanie, une île lointaine d’Australie. L’acheteur, David Walsh, un collectionneur tasmanien passionné par les œuvres macabres, ne pourra rien faire de ces images avant la disparition de l’artiste. Selon l’AFP, l’homme avait proposé à l’artiste à sa mort d’acheter ses cendres, il a finalement obtenu de Boltanski « un morceau de mémoire », son œuvre ultime, que l’on espère la plus longue possible...Christian Boltanski n’est pas le premier à avoir vendu de son vivant sa dernière œuvre. En effet, Roman Opalka, 78 ans, a déjà vendu sa dernière toile qu’elle soit achevée ou non – par conséquent une toile de 196 x 135 reproduisant une suite de nombres sur un fond 1% plus blanc à chaque toile.
2010, sera l’année Boltanski !L'actualité Boltanski est décidément très riche ! Du 13 janvier au 21 février, le plasticien présente dans le cadre de Monumenta 2010 « Personnes », un théâtre de la commémoration à la fois visuel et sonore, sous la grande nef du Grand Palais. Une grue viendra régulièrement puiser dans un immense tas de vêtements. Une œuvre éphémère dans la continuité de son travail sur la mémoire. A cette occasion, Boltanski invite chaque visiteur à enregistrer les pulsations de son propre cœur dans une cabine prévue à cet effet. Ces enregistrements s’ajouteront à la collection permanente des « Archives du cœur » réunie par l’artiste. A partir de 2010, ces pièces seront conservées à l’abri du temps sur l’île japonaise de Teshima, dans la mer intérieure de Seto, grâce à l'intervention d'un autre mécène. (Photo : Christian Boltanski 2005 - « Le Cœur »)
« Le problème n'est pas de créer une oeuvre d'art mais de savoir comment elle fonctionne. Ce n'est pas de faire des oeuvres belles, mais des oeuvres qui, dans un certain moment, font comprendre des choses aux gens », avait expliqué Christian Boltanski au sujet de l’une de ses œuvres « Monument Odessa » (1989). Cette installation mettant en scène le visage de 17 gamins souriants, portraits d’enfants juifs déportés collés sur des boites de biscuits rouillées et reliées entre elles par une guirlande lumineuse, figure parmi les oeuvres emblématiques : elle figure d'ailleurs -avec l'accord de l'artiste- dans ma collection du Musée du Sourire depuis 1996.
Du 15 janvier au 28 mars : au MAC/VAL, Vitry-sur-Seine, à découvrir une installation magistrale imaginée comme un film à grand spectacle qui incite à faire l'expérience d'un monde imaginaire.
A NE PAS MANQUER : le 18 janvier, à 22h30, sur Arte, "Les vies possibles de Christian Boltanski" (en DVD le 6 février), un film de Heinz Peter Schwerfel.
23:20 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : boltanski, monumenta
22.11.2009
A Noël, offrez le Jeu de l’oie du peintre Surréaliste Yves Tanguy !

Plongez dans l’univers surréaliste de façon ludique, avec le Jeu de l’Oie du peintre Yves Tanguy ! Juillet 1929, Yves Tanguy et André Breton séjournent sur l’Ile de Sein. Voilà quatre ans que les deux hommes sont liés d’amitié. Ensemble, ils inventent, expérimentent, créent. Durant l’été 1929, Tanguy imagine un Jeu de l’oie qu’il va entièrement dessiner. Croquis érotiques, jeux de mot, figures fantastiques, rébus… Case n°1, un sexe en érection, n°42, une Tour de Babel, n°56, une tête de mort… 63 cases illustrées disposées en spirale enroulée vers l'intérieur et comportant un certain nombre de pièges. Un univers très personnel à découvrir dans ce jeu de l’oie édité en 2007 par le Musée des Beaux-arts de Quimper à l’occasion d’une très belle rétrospective (16 euros, toujours disponible à la boutique du musée).
Vous vous intéressez au Jeu de l’oie ? Retrouvez près de 2500 pièces offrant un panorama chronologique du jeu, du XVIIe au XXe siècle. On y apprend que la première mention du Jeu de l’oie provient de la cour des Médicis à Florence, vers 1580. On parle alors du « noble jeu renouvelé des Grecs », ce qui semble confirmer son origine minoenne.
> Musée du Jeu de l’oie Place du roi de Rome, 78120 Rambouilet.
16.11.2009
Des Sapeurs hauts en couleur au Musée Dapper

Chaussures Weston, costume 3 pièces, cravate et pochette assorties... En Afrique, les adeptes de La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) ont l'art de porter les vêtements occidentaux avec un tel chic qu'ils les détournent tels de vrais artistes ! C'est ce qu'ont cherché à montrer deux photographes congolais, Hector Mediavilla et Baudouin Mouanda, deux figures majeures de la scène émergente de la photographie africaine. Tous deux exposent au Musée Dapper à Paris, dans le cadre de l'exposition "L'art d'être un homme", jusqu'au 11 juillet 2010. Un travail remarquable sur cette culture urbaine décalée.
Chemise bigarée rouge et blanche sous une veste rose, cravate orange sous un blaser blanc, pantalon vert et bretelles vermillon, une démarche fière, fumant le cigare ou arborant un sourire radieux... Qui sont ces sapeurs, issus d'un mouvement ancré à Brazzaville, à Kinshasa et même à Paris ? Des dandys, de toutes les professions, sans préjugés sociaux. Au Congo, on est d’abord « Sapeur » avant d’être musicien, footballeur ou homme politique. Le premier ministre lui-même, organise chaque été une fête en l’honneur des Sapeurs venus de France. Aujourd'hui, après l'engouement pour les marques Cerruti ou Enrico Coveri, de nouvelles griffes sont sollicitées, et les amateurs créent leur propre ligne.
Musée Dapper, 35 bis rue paul Valéry, 75016 Paris
> www.dapper.com
09:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photographie
15.11.2009
Visite guidée du Mastaba de Jean-Pierre Raynaud

Voici deux mois que la maison-musée de Jean-Pierre Raynaud a ouvert ses portes à la Garenne-Colombes (92). Cet édifice de 400 m2 , propriété du sculpteur depuis 1998, a été réalisé par Jean Dedieu, architecte des Monuments de France, puis racheté par la mairie en 2006 -pour près de 2 millions d'euros- qui en a fait un musée dédié à l'artiste. Les travaux avaient pris beaucoup de retard mais il est désormais possible de le visiter (de 14h à 18h, entrée gratuite).
A l'extérieur, le Mastaba -dénommé ainsi en référence aux monuments funéraires- est -on s'en doutait- recouvert de carreaux blancs de céramique. Sans quoi cette maison ne serait pas tout à fait celle de Jean-Pierre Raynaud... Sans oublier le pot rouge qui en orne l'entrée. Le "terrier" est dépourvu de fenêtre, et pourtant, le lieu est extrêmement lumineux. Une coupole diffuse une lumière zénithale dans toute la maison. Murs blancs, sol blanc, tout est blanc.
"Le Mastaba n'est ni un atelier, ni une réserve d'oeuvres mais un moyen pour Jean-Pierre Raynaud de procéder à une vérification sur son travail", m'explique Julien Bouchaud, étudiant en histoire de l'art, spécialisé dans l'oeuvre de l'artiste et occasionnellement gardien du temple. Au coeur du Mastaba, le visiteur se trouve nez à nez avec les "Space Pot" (2008), deux photomontages réalisés avec le photographe Philippe Chancel, un travail à quatre mains. Pas grand chose à voir, sinon se laisser imprégner par l'ambiance immaculée. Dans cet espace, le moindre objet exposé prend toute sa valeur. A voir si vous en avez l'occasion, sans faire nécessairement un détour obligatoire.
> www.mastaba.fr

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14.11.2009
Bienvenue au Poney Club de Mari Kasurinen !

Connaissez-vous les Poneys de Mari Kasurinen ? L'imagination de cette jeune plasticienne finlandaise en est peuplée, tout droit sortis d'un univers pour Barbie déjantée. Et ses sculptures miniatures sont des hommages aux héros, de l'enfance et d'ailleurs : Batman, Superman, Lady Gaga, Elvis Presley... L'artiste revisite avec humour cet animal fétiche, n'hésitant pas à le plonger, comme ici, dans un aquarium que l'on imagine rempli de formol, façon Damien Hirst. On donnerait volontiers une bonne note à cette étudiante en arts prometteuse. Envie d'un "Little Poney" de Mari Kasurinen pour Noël ? Les "Poneys" sont vendus 350 euros sur le site www.marikasurinen.com.
14:03 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






















