27.01.2010
Les vitraux décalés de François Morellet au Louvre
Tests de lumière réussis pour François Morellet qui signe aujourd’hui au musée du Louvre « L’esprit d’escalier », de superbes vitraux lumineux désormais installés dans l’aile nord Richelieu, reliant les départements Sculptures, Peintures des écoles du Nord et Objets d’art. En 1852, les baies et oculi de ce lieu atypique et sombre, sans aucune ouverture sur l’extérieur, avaient été pensés pour recevoir une lumière artificielle, jamais installée. Désormais, c’est une lumière blanche qui transperce l’escalier Lefuel de part en part.Agé de 84 ans, précurseur du minimalisme, François Morellet a toujours cultivé une image décalée, presque facétieuse. « Si vous voulez au moins faire sourire votre architecture, appelez-moi ! » avait-il lancé aux responsables du plus prestigieux musée du monde afin de les convaincre de lui confier la réalisation de ces vitraux. Résultat : une œuvre surprenante pour le visiteur, plus habitué au classicisme de bon aloi dans ce lieu prestigieux qu’aux clins d’œil de la création contemporaine. Car François Morellet, tout en respectant à la lettre l’esprit de ferronnerie du l’aile, a désaxé les lignes géométriques simples et élégantes de ses vitraux.
« J’espère bien avoir introduit là un désordre discret et absurde qui pourra faire sourire des visiteurs « dans mon genre », tout en ne sautant pas aux yeux de tous les autres, au risque de les faire trébucher dans l’escalier. » Ce décalage est rendu lisible par le choix de deux verres de nature différente : le verre opale et le verre incolore diffusant. Cette œuvre, destinée à nous survivre, a été réalisée par les Ateliers Loire de Chartres. Une commande publique d’une valeur de 450 000 euros.
23:09 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : louvre, morelet, vitraux
23.01.2010
Orozco dans le ventre de la baleine

Suspendue dans le hall du MoMA de New York, jusqu'au 1er mars, le vrai squelette d'une baleine. Il s'agit d'une oeuvre du Mexicain Gabriel Orozco. Selonle magazine Beaux-Arts, l'artiste s'est procuré ce mastodonte sur la côte Pacifique, en négociant un specimen échoué. Des lignes noires soulignent les mouvements de l'épine dorsale. Une sculpture monumentale qui ne passe pas inaperçue ! Le Centre Pompidou à Paris prépare quant à lui une rétrospective de Gabriel Orozco, du 15 septembre au 3 janvier 2011. On y découvrira ses plus grandes installations aux côtés d'une riche sélection de plus petits objets, peintures et œuvres sur papier. L'artiste de 48 ans s'est fait connaître dans les années 90 avec notamment sa DS reprofilée (1993) ou son crâne humain, intitulé Black Kites, recouvert d'une grille dessinée au graphite (1997).
22:41 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.01.2010
Quand Monumenta s'adresse aux blogueurs
Qui connaissait Boltanski... avant Monumenta ? Mardi 19 janvier à 19h, j'ai été invitée dans le bureau de la production artistique de Monument au Grand Palais, avec une dizaine de blogueurs influents, pour participer à une réunion sur la question de la "médiation culturelle de Monumenta", autrement dit à réfléchir à la façon dont internet et les nouvelles technologies peuvent mieux faire comprendre et connaître l'art contemporain, toujours considéré comme élitiste, voire fumiste. Une table ronde co-organisée par Charles Dufresne, journaliste à 20 Minutes, et Claire Solery, reponsable des nouveaux médias à l'agence autour de Marc Sanchez du Cnap, Directeur de la production artistique de Monumenta, et d'Aurélie Lesnous, responsable de la médiation et des publics de Monumenta.
Premier constat : la réussite de Monumenta 2010. Grâce à lui, Christian Boltanski est devenu en quelques jours "l'artiste français le plus important de la scène artistique internationale", explique Marc Sanchez. "En témoigne, la présence de Boltanski sur le plateau du 20 heures de Laurence Ferrari". La médiation directe, mise en place auprès des visiteurs, se révèle donc un succès pour l'ancien directeur des programmes du Palais de Tokyo, rappelant que ce travail s'inscrit dans la continuité de ce qu'il a toujours fait pour expliquer l'art contemporain au grand public.
Sur place, une quarantaine de médiateurs sont effectivement présents auprès des visiteurs pour les acceuillir et leur donner quelques clés pour mieux appréhender l'oeuvre de l'artiste : A quoi l'oeuvre de Boltanski fait-elle référence ? Que signifie ces amas de vêtements dispersés sur les 13 500m2 du Grand Palais ? Que va devenir l'oeuvre ? Les 32 tonnes de pulls, vestes et pantalons vont-elles être recyclées ? Que représentent ces 400 piliers rouillés ?
Comment transcrire cette médiation sur le Net ? La rencontre s'est vite transformée en séance de brainstorming entre nous. Chacun faisant des propositions pour une meilleure communication web2 : Diane Dubray, de Buzzeum, a proposé de créer un TwitterWall @monumenta et j'ai moi-même suggéré, compte tenu des très nombreuses photos prises par les visiteurs, d'inciter à du participatif sur Flickr. Des échanges relatés par Guillaume Ansanay sur son excellent blog Carpe Webem.
Une info, recueillie sur place, m'a permis d'annoncer aussitôt sur http://twitter.com/deliredelart que les prochaines Monumenta devenues annuelles - la Force de l'art n'ayant plus désormais lieu au Grand Palais- seraient Anish Kapoor en 2011, et Daniel Buren en 2012...
Enfin, cette table ronde passionnante m'a également donnée l'occasion de visiter l'installation "Personnes" de Christian Boltanski by night (photo). L'oeuvre y est plus minimaliste et plus solennelle, les battements du coeur plus obsédants. Elle y perd cependant sa poésie.
> A lire aussi Boltanski en viager
12:08 Publié dans Art en débat | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : monumenta, christian boltanski
19.01.2010
William Wegman en chien et en os
En feuilletant le dernier numéro d'un hebdo national, je suis tombée sur une photo de William Wegman montrant l'un de ses braques de weimar vêtu d'un superbe manteau camel pour illustrer un article portant sur la saga Max Mara. Le regard sombre, le chien semble abandonné par son maître... Et pour cause ! Dans l'article, pas la moindre info sur Wegman, pas même un crédit sur la photo prise comme une simple illustration du sujet intitulé "Manteau en majesté". Or cette photo de 2001, intitulée "Max Mara Dog 109", fait en réalité partie d'une série commandée par la marque à l'artiste dans l'optique de "glamouriser" la campagne de pub de la marque fondée en 1951. Dommage que les lecteurs n'aient pas eu droit à cette info qui leur aurait permis de (re)découvrir cet artiste drôle et attachant.
Le photographe américain William Wegman a en effet commencé à dresser le portrait de son fidèle compagnon, baptisé Man Ray, dans les années 70. Avant de continuer avec Fay Ray, héritier de la dynastie. Il s’est amusé à le placer de dos, à la manière des philosophes ou du peintre romantique Caspar D. Friedrich. Ses clichés ont fait depuis le tour du monde. On parle moins en revanche de son travail de peintre exposé notamment au Domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan. C'est un peu comme Alain Séchas montrant autre chose que ses chats : surprenant et décevant à la fois, car, après tout, on les aime pour le miroir qu'ils nous tendent !
> Plus d'infos sur www.williamwegman.com
09:20 Publié dans Art en Vidéo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : photographie
15.01.2010
La botte à nique de Dubuffet s'expose

"La botte à nique" de Jean Dubuffet : un livre en vente dans l'excellente librairie Florence Loewy, 9 rue de Thorigny 75003 Paris
18:16 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dessin
11.01.2010
Mona Lisa souffrait… d’un excès de cholestérol !

L’œil gauche trop jaune n’a pas échappé à Vito Franco, chercheur à l’Université de Palerme, et spécialiste des « icono-diagnostics », une nouvelle discipline promise à un bel avenir… médiatique ! Fort de ses années d’expériences thérapeutiques, ce médecin s’est lancé dans l’étude des œuvres d’art pour réaliser, à des siècles de distance, un check-up des sujets représentés… Du genre : l’ange Gabriel de Rembrandt avait-il la grippe ou la Vierge Marie de Raphaël souffrait-elle de rhumatismes ? Et- à tout seigneur tout honneur- c’est sur Mona Lisa que s’est d’abord posé l’œil scrutateur de cet autoproclamé spécialiste es picturopaléopathologie qui prend la peinture pour un art radiologique.
Après « Mona Lisa était-elle un homme ? » « Mona-Lisa avait-elle une belle voix ? », « Mona-Lisa était-elle mère de famille nombreuse ? », voici « Monna Lisa était-elle constipée ? » La question méritait d’être posée… Cela n’expliquerait-il pas ce petit sourire crispé et lointain ? Que nenni ! D’après Vito Franco, sûr de lui, la Joconde souffrait… d’un excès de cholestérol ! Une hypercholestérolémie caractérisée par des dépôts jaunâtres au coin interne de l’oeil (xanthélasma) ou un arc blanchâtre autour de la cornée… Voilà qui, à défaut, nous fait une belle jambe !
L’homme de l’art est également implacable pour le jeune homme à la cape rouge de Boticcelli, supposé souffrir d’une maladie infectieuse due à un parasite, ou encore l’Infante Marguerite dans les Ménines de Vélasquez, victime d’un terrible goitre ! Enfin, 40 auto-portraits du peintre réaliste néerlandais Dick Ket (1902-1940) sur les 140 réalisés décrivent l’évolution d’une maladie qui dura 10 ans jusqu’à sa mort, à l’âge de 37 ans. Que dira Vito Franco des Demoiselles d’Avignon de Picasso ? On attend son verdict avec impatience…
Source : http://www.guardian.co.uk
12:48 Publié dans Art en débat | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : monna lisa
08.01.2010
Visitez au Japon, Naoshima, l'île des artistes !
Une immense citrouille à pois noirs de l'artiste japonaise Yayoi Kusama accueille pêcheurs et touristes sur Naoshima, une petite île de la mer interieure de Seto. Naoshima, d'une superficie de 8,13 km2, à peine plus grande que l'île de Port-Cro en Méditerrannée, a été investie par un milliardaire japonais, Soichiro Fukutake, propriétaire d'un groupe d'édition scolaire et d'enseignement à distance (dont Berlitz). D'après Béatrice de Rochebouët, qui en fait le récit dans le Figaro, ce mécène de 63 ans, quatrième fortune du Japon, poursuit depuis 20 ans l'ambition de faire de ce territoire un paradis pour l'art contemporain. Un vrai défi quand on sait que ce petit caillou, ancien lieu de stockage de déchets industriels, a longtemps été banni pour avoir été la poubelle du Japon.Naoshima abrite le Chichu Art Museum, musée d'art construit en béton par l'architecte Tadao Ando. Plantée sur le flanc d'une colline, le bâtiment domine la mer. Parmi les oeuvres à admirer, des installations de James Turrell et de Walter de Maria, mais aussi -goût japonais oblige- quatre Nymphéas de Claude Monet : le père Soichiro Fukutake, collectionneur lui-même, en était fou ! Un peu partout sur l'île, des sculptures, installations et façades de bâtiments signées Shinro Ohtake comme par exemple la préfecture de Kagawa ou l'hôtel Haisha (triptique).

A partir du 19 juillet, se déroulera le Festival Art Setouchi 2010 : dans sept îles du Japon, sera exposéee une vingtaine d'intallations et constructions réalisées par les plus grandes figures de l'art contemporain, de Janet Cardiff à Jaume Plensa en passant par Christian Boltanski.

Walter de Maria "Time/ Timeless / No Time" de 2004
23:10 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.01.2010
Daniel Askill prend son élan sur Souvenirs from earth

Souvenirs from earth, l’excellente chaîne franco-germanique dédiée aux vidéos d’art, présente actuellement sur son site internet, la vidéo de l’Australien Daniel Askill, 33 ans, « We have decided not to die », grand prix du Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand 2004. Véritable remake filmé du « Saut dans le vide », le célère photomontage d’Yves Klein (1960), on y voit un jeune homme, le regard porté sur l’horizon, prendre son élan et traverser la baie vitrée d’une tour... Eloge de la Chute ! Hommage à Camus, disparu il y a 50 ans selon qui « L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde. »
Fondée par l'artiste vidéo Marcus Kreiss il y a 3 ans, Souvenirs from earth est la 7e chaîne HD en accès libre. Vous pouvez la regarder sur la Freebox (canal 129) et dans le bar du Palais de Tokyo à Paris à partir du 19 janvier.
> Plus de vidéos d’artistes sur www.souvenirsfromearth.tv
20:24 Publié dans Art en Vidéo | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : video, art contemporain
02.01.2010
Titouan Lamazou fait l'actu artistique en 2010
On connait tous Titouan Lamazou le navigateur, le vainqueur du Vendée Globe en 1990, le champion du monde de course au large et le fondateur du trophée Jules Verne. On connait aussi Titouan peintre - et notamment peintre officiel de la Marine- et auteur de ces portraits et paysages sensibles issus de ses périples autour du monde, dans la grande tradition des carnets de voyage. On connait moins Titouan photographe, à l'origine d'un travail complexe, non plus sur ses impressions revenues d'autour du monde, mais d'une réflexion sur la perspective et les réalités sociales dont il se veut le témoin. "Je suis un peintre qui fait de la photo...", explique l'homme aux multiples talents dans son atelier du quai de la Loire à Paris (photo).
Titouan Lamazou exposera d'ailleurs en février à la prestigieuse Adamson Gallery de Washington. Une reconnaissance dont il peut être fier, la galerie étant connue pour avoir présenté William Wegman, connu pour ses célèbres portraits de braques de Weimar, ou encore Chuck Close et ses visages photoréalistes. En attendant, on l'espère, une reconnaissance hexagonale car, nul n'étant prophète en son pays, Titouan Lamazou pâtit sans doute encore chez nous de son image de navigateur qui ne peut faire de lui un authentique artiste aux yeux du petit monde borné des puristes...
En 2010, Titouan souhaite également conduire un projet ambitieux de Résidences artistiques solidaires grâce à l'ONG Lysistrata qu'il a fondé en 2008 pour défendre le droit des femmes et des enfants, à la suite de son travail et de ses rencontres auprès d'une centaine de femmes du monde "Zoé Zoé portraits de femmes". Nommé "artiste de l'UNESCO pour la Paix", il souhaite implanter des résidences dans des ports mythiques (Marseille, Belem...) afin d'y accueillir des enfants pour une éducation extra-scolaire. Des artistes invités en résidence consacreront une partie de leur temps à leur formation tandis que des marins expérimentés partageront leur savoir-faire sur des bateaux-ateliers. Une façon de lutter contre l'exclusion sociale. "Les guerres prenant naissance dans l'esprit des hommes, c'est dans l'esprit des hommes qu'il faut élever les défenses de la paix", affirme cet insatiable utopiste à l'engagement réjouissant.
17:51 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
01.01.2010
Visite guidée du Musée invisible des oeuvres volées
Dans son livre intitulé "Le Musée invisible", Nathaniel Herzberg, journaliste au Monde, raconte par le menu les vols et destructions de quelque 120 tableaux ou sculptures de maîtres. De pièces archéologiques ou contemporaines inestimables, des oeuvres pillées, spoliées, transformées, brûlées ou ravagées... La palme revient à Picasso dont 642 oeuvres demeurent toujours introuvables ! Des exploits d'amateurs kleptomanes au "casse du siècle" du Gardner Museum de Boston en 1990 au cours duquel deux faux policiers emportèrent notamment plusieurs Rembrandt, les dizaines de récits présentés sont propres à inspirer les meilleurs films policiers. Ils forment une trame à la fois drôle et terrible... Une note d'optimisme cependant, selon l'auteur : les vols constatés auraient diminué de 70% au cours des six dernières années. En cause : une meilleure coopération internationale entre les polices... mais aussi -et voilà qui est moins réjouissant- un repli des trafiquants vers d'autres marchés très lucratifs et beaucoup moins surveillés comme les instruments de musique rares, les objets de sciences, etc...
Petit tour de piste de quelques casses réussis :
Le vol le moins digne d'un amateur d'art
C'est sans doute le vol le plus imbécile de l'histoire de l'art ! Le 1er février 2008, au petit matin, les malfaiteurs cagoulés braquent la fondation Cartier à Paris qui présentait alors une rétrospective du travail de l'Américain Gary Hill (photo). Dans l'installation intitulée "Frustrum", un lingot d'or, seul objet de leur convoitise ! Les voleurs courent toujours.
La destruction la plus stupide
3 mètres de haut, une centaine de kilos... La première "Nana" de la série éponyme réalisée en 1964 par Niki de Saint-Phalle a tout simplement disparu des réserves du Centre Pompidou en 1999 à l'occasion de la réorganisation du musée. Une confusion dans l'étiquetage ? La grande dame aux épaules de déménageur a t-elle été broyée par erreur avec des emballages vides ? Toujours est-il que sa caisse de transport était désespérément vide lorsque les conservateurs l'ont ouverte.
Le vol le plus spectaculaire
La sculpture en bronze de 2,5 tonnes de l'Anglais Henry Moore a été dérobée en 10 minutes à l'aide d'un camion-grue en décembre 2005. L'oeuvre était exposée dans les jardins de la fondation Henry Moore de Much Hadham en Grande-Bretagne. Les trois hommes masqués, filmés par les caméras de surveillance, ont disparu dans la nature. Les policiers de Scotland Yard ont cependant pu suivre la trace de l'oeuvre expédiée en Asie par cargo pour y être débitée et fondue. Cette sculpture estimée à 135 000 euros a sans doute été vendue au cours du bronze qui s'élevait alors à 1 350 euros.
"Le Musée invisible. Les chefs-d'oeuvre volés", Nathaniel Herzberg. 39,90 euros. Edition du Toucan.
> www.editiondutoucan.com
19:00 Publié dans Art Shopping | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note






















