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    Les vitraux décalés de François Morellet au Louvre

    vitraux_morellet.jpgTests de lumière réussis pour François Morellet qui signe aujourd’hui au musée du Louvre « L’esprit d’escalier », de superbes vitraux lumineux désormais installés dans l’aile nord Richelieu, reliant les départements Sculptures, Peintures des écoles du Nord et Objets d’art. En 1852, les baies et oculi de ce lieu atypique et sombre, sans aucune ouverture sur l’extérieur, avaient été pensés pour recevoir une lumière artificielle, jamais installée. Désormais, c’est une lumière blanche qui transperce l’escalier Lefuel de part en part.

    Agé de 84 ans, précurseur du minimalisme, François Morellet a toujours cultivé une image décalée, presque facétieuse. « Si vous voulez au moins faire sourire votre architecture, appelez-moi ! » avait-il lancé aux responsables du plus prestigieux musée du monde afin de les convaincre de lui confier la réalisation de ces vitraux. Résultat : une œuvre surprenante pour le visiteur, plus habitué au classicisme de bon aloi dans ce lieu prestigieux qu’aux clins d’œil de la création contemporaine. Car François Morellet, tout en respectant à la lettre l’esprit de ferronnerie du l’aile, a désaxé les lignes géométriques simples et élégantes de ses vitraux.

    « J’espère bien avoir introduit là un désordre discret et absurde qui pourra faire sourire des visiteurs « dans mon genre », tout en ne sautant pas aux yeux de tous les autres, au risque de les faire trébucher dans l’escalier. » Ce décalage est rendu lisible par le choix de deux verres de nature différente : le verre opale et le verre incolore diffusant. Cette œuvre, destinée à nous survivre, a été réalisée par les Ateliers Loire de Chartres. Une commande publique d’une valeur de 450 000 euros.

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    Orozco dans le ventre de la baleine

    gabriel_orozco-mobile_matrix-2006.jpg

    Suspendue dans le hall du MoMA de New York, jusqu'au 1er mars, le vrai squelette d'une baleine. Il s'agit d'une oeuvre du Mexicain Gabriel Orozco. Selonle magazine Beaux-Arts, l'artiste s'est procuré ce mastodonte sur la côte Pacifique, en négociant un specimen échoué. Des lignes noires soulignent les mouvements de l'épine dorsale. Une sculpture monumentale qui ne passe pas inaperçue ! Le Centre Pompidou à Paris prépare quant à lui une rétrospective de Gabriel Orozco, du 15 septembre au 3 janvier 2011. On y découvrira ses plus grandes installations aux côtés d'une riche sélection de plus petits objets, peintures et œuvres sur papier. L'artiste de 48 ans s'est fait connaître dans les années 90 avec notamment sa DS reprofilée (1993) ou son crâne humain, intitulé Black Kites, recouvert d'une grille dessinée au graphite (1997).

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    Quand Monumenta s'adresse aux blogueurs

    boltanski-monumenta-by-night.jpgQui connaissait Boltanski... avant Monumenta ? Mardi 19 janvier à 19h, j'ai été invitée dans le bureau de la production artistique de Monument au Grand Palais, avec une dizaine de blogueurs influents, pour participer à une réunion sur la question de la "médiation culturelle de Monumenta", autrement dit à réfléchir à la façon dont internet et les nouvelles technologies peuvent mieux faire  comprendre et connaître l'art contemporain, toujours considéré comme élitiste, voire fumiste. Une table ronde co-organisée par Charles Dufresne, journaliste à 20 Minutes, et Claire Solery, reponsable des nouveaux médias à l'agence autour de Marc Sanchez du Cnap, Directeur de la production artistique de Monumenta, et d'Aurélie Lesnous, responsable de la médiation et des publics de Monumenta.

    Premier constat : la réussite de Monumenta 2010. Grâce à lui, Christian Boltanski est devenu en quelques jours "l'artiste français le plus important de la scène artistique internationale", explique Marc Sanchez. "En témoigne, la présence de Boltanski sur le plateau du 20 heures de Laurence Ferrari". La médiation directe, mise en place auprès des visiteurs, se révèle donc un succès pour l'ancien directeur des programmes du Palais de Tokyo, rappelant que ce travail s'inscrit dans la continuité de ce qu'il a toujours fait pour expliquer l'art contemporain au grand public.
    Sur place, une quarantaine de médiateurs sont effectivement présents auprès des visiteurs pour les acceuillir et leur donner quelques clés pour mieux appréhender l'oeuvre de l'artiste : A quoi l'oeuvre de Boltanski fait-elle référence ? Que signifie ces amas de vêtements dispersés sur les 13 500m2 du Grand Palais ? Que va devenir l'oeuvre ? Les 32 tonnes de pulls, vestes et pantalons vont-elles être recyclées ? Que représentent ces 400 piliers rouillés ?

    Comment transcrire cette médiation sur le Net ? La rencontre s'est vite transformée en séance de brainstorming entre nous. Chacun faisant des propositions pour une meilleure communication web2 : Diane Dubray, de Buzzeum, a proposé de créer un TwitterWall @monumenta et j'ai moi-même suggéré, compte tenu des très nombreuses photos prises par les visiteurs, d'inciter à du participatif sur Flickr. Des échanges relatés par Guillaume Ansanay sur son excellent blog Carpe Webem.

    Une info, recueillie sur place, m'a permis d'annoncer aussitôt sur  http://twitter.com/deliredelart que les prochaines Monumenta devenues annuelles - la Force de l'art n'ayant plus  désormais lieu au Grand Palais- seraient Anish Kapoor en 2011, et Daniel Buren en 2012...

    Enfin, cette table ronde passionnante m'a également donnée l'occasion de visiter l'installation "Personnes" de Christian Boltanski by night (photo). L'oeuvre y est plus minimaliste et plus solennelle, les battements du coeur plus obsédants. Elle y perd cependant sa poésie.

    > A lire aussi Boltanski en viager

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