23.02.2010
J'ai visité l’iExpo « Anti-Cri » d’Edvard Munch

T’as vu l’expo « Anti-Cri » de Munch ? Oui, sur mon iPhone. Alors ? Pas mal… Afin d’accompagner les visiteurs, la Pinacothèque de Paris a lancé une application sur iPhone intitulée « iExposition » permettant aux fans du peintre expressionniste norvégien de tout savoir sur l’artiste. Jusqu’au 18 juillet, pour 2,99 euros (c’est toujours moins que les 10 euros du billet d’entrée…), vous pouvez écouter les commentaires sur une quarantaine d’œuvres exposées. Faut-il s’en réjouir ? Rien ne replacera, bien sûr, la confrontation directe avec l’œuvre. C’est là que l’œil décrypte les couleurs, la matière, le toucher d’un pinceau… A la Pinacothèque –où je me suis rendue sur mes deux jambes- je m’étais ainsi laissée séduire par ce portrait étonnant, particulièrement doux et serein, très « anti-cri » sur fond rose, esquissant un sourire. Il s’agit de l’architecte et designer Henrik Bull. Je le retrouve sur l’IPhone : « Le fondateur de l’art nouveau norvégien a alors 76 ans, Munch en a 75... » L’explication sur les circonstances et conditions de réalisation de ce tableau dure 58 secondes. Image suivante. Expo suivante.
19:48 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
21.02.2010
Baby Warhol Factory au Musée en Herbe

Se déguiser façon Andy WarholLa star la plus photographiée et utilisée par Warhol est sans doute Warhol lui-même. Ses autoportraits ont réussi à le transformer en symbole, en un nouveau mythe américain. Il soignait son apparence et jouait avec elle. Il aimait se montrer, se transformer notamment avec des perruques et faire de son image une oeuvre d’art.
Jeu : se déguiser comme Andy Warhol avec des perruques et des lunettes.
Warhol a trouvé une photographie de pavot dans un catalogue de botanique à partir de laquelle il a fait une série de sérigraphies avec des couleurs différentes.
Créer un tableau VacheWarhol a utilisé cette tête de vache pour en faire un motif de papier peint qui se répète à l’infini. Ce papier peint “vache” a servi pour couvrir les murs d’une de ses expositions.
17:58 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : musée en herbe
17.02.2010
Halte à la France moche !
"Halte à la France moche !" Tel est le titre réjouissant de l'enquête menée par Xavier de Jarcy et Vincent Rémy sur l'urbanisme à la française dans le Télérama de cette semaine. Un coup de gueule salutaire à la pollution visuelle que nous subissons depuis des années dans notre pays... et l'occasion pour moi d'illustrer mon billet par l'une des pires horreurs jamais croisées sur mon chemin : les conglomérats en briques et béton situés square Auguste Balagny, Porte de Champerret à Paris (17e). Impossible de vous dire qui en est l'auteur, l'oeuvre n'est pas signée. Mais y a-t-il seulement un artiste derrière cette inepte réalisation ?
"Tous les 10 ans, l'équivalent d'un département français disparaît sous le béton, le bitume, les panneaux, la tôle", affirme l'enquête, plus centrée sur les zones industrielles que sur l'art. Ainsi, depuis la loi Pasqua de 1998, tout citoyen doit se trouver à moins de 45 minutes d'une entrée ou d'une sortie d'autoroute. La campagne disparaît au profit des zones et leurs hypermarchés. Et je ne résiste pas au plaisir de vous ensevelir sous une coulée de chiffres : nous comptions 174 kilomètres d'autoroutes en 1960, 5 000 en 1980, près de 12 000 en 2010 ; 2 hypermarchés en 1960, 400 en 1980, 1 400 en 2010. Enfin, le fameux carrefour giratoire, dit "rond-point anglais", adopté par la France en 1984 et qui fait désormais la fierté de la moindre commune digne de ce nom, a proliféré : plus de 30 000, soit la moitié du total mondial... et trois fois plus qu'au Royaume-Uni. Cocoricouac !
Côté état des lieux, ne manquez pas un autre inventaire, beaucoup plus revigorant celui-là : le photographe et réalisateur Raymond Depardon expose son "état de la France" réalisé depuis 2004. Près de 150 tirages d'oeuvres monumentales présentés à la BNF de Septembre 2010 à Février 2011. Instructif ! Si vous aussi vous détenez dans vos tiroirs de belles photos de ce qui pourrait ressembler à une oeuvre d'art... mais qui n'est qu'une horreur, n'hésitez pas à me les envoyer à l'adresse alexia@deliredelart.com. J'en publierai un portfolio...
22:49 Publié dans Art en débat | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : laid, beau
11.02.2010
ça pousse et ça mousse pour Michel Blazy

19:06 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : michel blazy, rurart
05.02.2010
Speed Painting 1 : P. Nicolas-Ledoux en compétition
Speed Painting : 6 artistes ont 99 minutes pour peindre une œuvre. Un nouveau concept de performance artistique initié par la galeriste Magda Danysz. Face à la toile blanche d'un même format, les peintres ne peuvent faire appel qu’à leur talent et leur virtuosité. En compétition : P. Nicolas Ledoux, Vuk Vidor, Gaël Davrinche, Kosta Kulundzic, Axel Pahlavi et Stéphane Pencréac'h. Samedi 13 février, les artistes auront ainsi 99 minutes pour convaincre. Une première édition qui s'annonce musclée.
Venissage de l'exposition, le jour même, de 18 heures à 21 heures. Découvrez les 6 toiles réalisées au cours de la performance, du 13 février au 20 mars, galerie Magda Danysz, 78 rue Amelot, Paris 11e.
Déliredelart a interrogé le peintre et dessinateur français P. Nicolas-Ledoux, 42 ans, à J-8 de l'événement :
P. Nicolas-Ledoux, le 11 février, aurez-vous peur de la toile blanche ?
Non… Je vais bien me préparer. Pour moi les enjeux ne sont pas dans le geste, la qualité de ce qui est peint, la virtuosité… donc je ne crains pas la toile blanche… juste le temps qui va passer vite… une relative mais excitante pression… mais ce que je prévois de faire peut ne pas être terminé…
Une thématique a t'elle été imposée ?
Non, pas à ma connaissance et c’est bien de se confronter à un format, un support et une durée fixe et limitée.
Que pensez-vous faire surgir de votre peinture improvisée : un "freak", un robot, des taches, un slogan ?
Suspens… Mon travail est lié au contexte et là je suis servi… une réflexion sur la peinture… pour un peintre qui fait peindre… et qui ici ne le fera pas. Mon travail est avant tout critique, conceptuel dans son approche… Je m’attaque alors à cette possibilité / impossibilité de peindre – à cette histoire chargée de la Peinture et à sa réalité contemporaine – comme à l’influence qu’elle a sur ma pratique de l’art… Je suis très sensible à la Peinture, aux peintures… vaste challenge !
Quels matériaux allez-vous utiliser : papier, plume, encre, gouache, crayon noir ?
Un crayon, une règle, un pot d’acrylique noire, un pinceau.
Que cette confrontation vous inspire t-elle ? Une compétition, une stimulation, une émulation ?
Une manière d’interroger une pratique avec ses propres outils : ceux de la peinture… de poser l’artiste aussi comme critique… et non plus comme simple producteur. D’étendre le territoire de l’art là où il peut encore poser questions, souvent alors à la frontière de l’art… Ici à la frontière de la crédibilité… Justement.
> En savoir plus sur P. Nicolas-Ledoux www.pnicolasledoux.fr
> Voir la performance sur www.lachainetele.tv
09:44 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note






















