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27.06.2010

Titouan Lamazou et Michel Onfray ensemble contre la misogynie

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« Sauf ma mère », tout est dit dans le titre évocateur de cette exposition consacrée au plasticien Titouan Lamazou à la Médiathèque d’Argentan (Orne), jusqu’au 18 septembre. Toute l’ignominie faite aux femmes dans le monde, toutes les insultes qui leur sont portées chaque jour au corps et à l’âme… La femme-objet est au cœur de la cinquantaine de dessins, peintures et photographies de Titouan Lamazou, une sélection opérée par le philosophe Michel Onfray. Après Vladimir Velickovic, Ernest Pignon-Ernest, Bettina Reims, Gérard Fromanger ou encore Valerio Adami, Titouan Lamazou est le 8e artiste à répondre à l’invitation du philosophe. Un fil conducteur : le corps éprouvé, le corps amoureux...

Alexia Guggemos_Michel Onfray.jpg« Les immenses photographies de Titouan Lamazou sont d’authentiques constructions conceptuelles, des assemblages de formes prélevées dans les milliards de pixels de centaines de clichés qui se trouvent reportées sur un théâtre scénographie par ses soins. Le prétendu réel pris sur le vif n’est pas un réel réel mais un réel virtuel constitutif d’un autre réel. Lequel ? Un réel politique et militant… », explique Michel Onfray. Ensemble, le philosophe et l’artiste livrent leur vision de la misogynie dans le monde dans un livre édité chez Gallimard. Le catalogue de l’exposition « Sauf ma mère » est un manifeste de 48 pages en hommage aux femmes battues, violées, prostituées… non pas seulement à Katmandou (Népal), Djibouti ou Nouadhibou (Mauritanie), mais aussi dans les quartiers chics de notre capitale. 100_0333.jpg« La différence entre les esclaves du passé et ceux d’aujourd’hui réside dans le fait que les immigrés contemporains financent eux-mêmes leur voyage. Les migrantes se livrent inconscientes à leur propre traite. Le puits de la désolation est sans fond », confie Titouan Lamazou. A l’appui, le portrait de Blessing, migrante nigériane, choisi pour illustrer l’affiche de l’exposition.
> Plus d'infos sur Titouan Lamazou

 

 

24.06.2010

Levi van Veluw au MAD de New York

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Autoportraits en mousses, petits cailloux, copeaux de bois, cheveux... Sur ces images, le visage et les épaules du Hollandais Levi van Veluw sont couverts de matériaux naturels. Plus un seul centimètre carré de peau visible ! Une série d’une vingtaine de portraits-paysages montrant un même visage sous un même angle de vue. A 25 ans, le photographe ne fait qu'un avec les éléments choisis. "Chacun m'inspire une transformation différente", explique l'artiste. Un camouflage qui renouvèle le body art. Pour autant, il s'est largement fait remarquer à l'exposition "Dead or Alive" au MAD, le Musée des arts et du design de New-York. Jusqu'au 24 octobre, trente artistes regroupés sur le thème de l'art "organique" questionnent notre rapport à l'environnement. Dans les allées du MAD, il y fleure bon l'humus...
> Plus d'infos sur Dead or Alive

14.06.2010

1ère chasse au trésor Invader dans Paris : 320 points pour les Artgirls, record à battre !

space-invader-odeon.jpgEnjoy invading ! Les membres de l’association les Artgirls se sont réunies dimanche 13 juin pour une chasse au trésor inédite dans le rues du quartier Saint-Germain des Prés à Paris à la découverte d’une quarantaine de « space invaders », ces petites mosaïques installées par l’artiste Invader au dessus des noms de rues, sous un pont, sur un porche.... Depuis les années 1990, l’artiste, l’un des leaders du street art en France, en a collé quelques 800 dans Paris, en toute illégalité ! Pour les Artgirls, Invader a fourni son plan d’invasion autour d’Odéon, un document jusqu’alors tenu secret. Equipé de bonnes chaussures de marche, le nez en l’air, les yeux levés à la recherche des emplacements les plus improbables, les plus jeunes ont ainsi relevé le défi : trouver le plus de mosaïques en moins de 2h30. be-an-artgirl-invader.jpgBaptiste est le grand gagnant de ce jeu de piste, avec 15 mosaïques pour un total de 320 points, chaque mosaïque ayant un nombre de points attribués par Invader selon la difficulté à la dénicher. Rendez-vous est donné en juin 2011 pour une prochaine chasse au trésor Invader dans le quartier Belleville-Montmontant.

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11.06.2010

"Le Déjeuner sous l’herbe" de Daniel Spoerri à ciel ouvert

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Le « tableau-piège », constitué d’assiettes, de couverts et de reliefs d’un banquet ensevelis par Daniel Spoerri sera exposé à ciel ouvert les 2 et 3 octobre à l’occasion de la « Nuit Blanche » à Paris. De quoi retourner 27 ans en arrière, lorsque l’artiste, figure majeure des Nouveaux Réalistes, enfouissait en grandes pompes dans les jardins de l’ancienne fondation Cartier à Jouy-en-Josas (Yvelines) les restes d’un repas offert à 120 personnes. Une tranchée de 60 mètres avait été creusée à cet effet dans la pelouse. Plus de 50 kilos de trippes, bouteilles et vieux restes... ont ainsi été remisés sous terre. Et ce n’est que la semaine dernière que Daniel Spoerri, âgé aujourd’hui de 70 ans, a déterré son « Déjeuner sous l’herbe », en référence ironique au fameux « Le déjeuner sur l’herbe » d’Edouard Manet. Par ce geste, l’artiste –qui s’est fait connaître dès les années 1970 en réalisant ses premiers « tableaux pièges » constitués d’objets d’usage courant – entend ainsi poursuivre sa démarche d’exploration du quotidien.
Pour exhumer son œuvre, Daniel Spoerri s’est entouré… d’archéologues ! Car cette action pose la question de la légitimité de l’archéologie pour traiter du monde d’aujourd’hui. Que peut nous dire cette science sur l’époque où s’est déroulé le repas que nous ne saurions déjà ? À l’occasion du 50e anniversaire de la déclaration constitutive du mouvement des Nouveaux Réalistes, les vestiges seront présentés au public, sous une tente de chantier archéologique, les 7 et 8 octobre, au centre Georges Pompidou, puis au printemps 2011 au musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Photo : Denis Gliksman/INRAP

09.06.2010

Marina Abramovic made me cry

marina-abramovic.jpgLe face à face proposé par Marina Abramovic aux visiteurs du MoMa de New York aura duré 700 heures, entre larmes et sourires (diaporama). Du 14 mars au 31 mai, l'artiste serbe a invité les curieux à venir un par un s'assoir en face d'elle, derrière une table en bois, 7 heures par jour, du lundi au vendredi. Les yeux dans les yeux, les visiteurs sont restés entre 1 minute et plusieurs heures à fixer du regard la grande dame de la performance. Quelques célébrités se sont même prêtées à l'expérience, telles que Björk, Isabelle Hupert ou encore Lou Reed. Les témoignages évoquent la conversation silencieuse, l'émotion sous-jacente, entre joie et effroi.

Si au cours de ces 30 dernières années, Marina Abramovic, 64 ans, s'est confrontée à des actions brutales et souvent douloureuses, comme absorber des psychotropes ou encore avec son complice l'artiste allemand Ulay se tirer les cheveux pendant des heures ou se coller les lèvres pour respirer le même air juqu'à la suffocation, la rétrospective The Artist is Present que vient de lui consacrer par le MoMA et cette confrontation inédite avec le public fera sans doute date dans l'histoire de l'art.

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