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21.09.2010

20 oeuvres à vivre au Cube Festival 2010

Beneath-Supernature-02.jpg

Ce sont près d'une vingtaine d'artistes du numérique que le Cube, ce centre d'art d'avant garde, situé à Issy-les-Moulineaux, expose à l'occasion du Cube Festival 2010. Installations interactives et génératives, œuvres participatives, design interactif... l'occasion de découvrir jusqu'au 3 octobre la subtilité de ces créations, assez rarement exposées au public car trop souvent considérées comme difficiles d'accès. Tous les artistes présentés sont de renommée internationale, venus de Chine, des Pays-Bas, du Royaume-Uni et de France - un peu - pour nous plonger dans leur univers.

Anharmonium-Tez-01.jpgParmi les oeuvres les plus étonnantes, l'installation immersive intitulée "Anharmonium" de l'Italien TeZ (photo de gauche). Des faisceaux laser et des LEDS haute puissance, réfléchis et réfractés par la surface cinétique de l’eau, forment un entrelacement de formes et de couleurs projeté sur le mur. Une façon, pour l'artiste, de répondre à nos propres vibrations : "Nous sommes constitués de 90% d'eau, nous sommes comme ces vagues qui régissent l'univers". Hypnotique.

Avec "Body Paint" du Britannique Mehmet Akten, le corps du spectateur devient un pinceau mouvant avec lequel il peut jouer et créer, sur une toile virtuelle géante, une œuvre sans cesse renouvelée. Taille, vitesse, accélération, courbure : le moindre frisson module le résultat en produisant jets, éclaboussures, coulures ou spirales. Les enfants vont adorer !

Enfin, le collectif Super Nature basé à Shanghai, présente "Beneath" (photo ci-dessus), une série de 5 tableaux interactifs représentant le monde sous-marin. Grâce à ses gestes et ses déplacements, le visiteur communique avec des méduses ou des petits poissons, tout en établissant une relation avec les autres visiteurs de ce monde du silence.

jeremie.jpgMais la surprise de cette 4e édition du Cube Festival est Paroles de... Jérémie Dres, 28 ans, digne héritier de Dada, dans la lignée des lettristes et des poésies de l'absurde. A découvrir 6 tableaux interactifs : Paroles de sérénité (où le silence génère les mots), Paroles de révolte (un dispositif se nourrissant du bruit), Paroles de doute (pour conserver ou évacuer les mots incongrus - photo), Paroles de lunatique (basé sur les cris et les soupirs), Paroles de tendresse (si l’on souffle sur un pissenlit, les phrases de tendresse apparaissent) et Paroles de détresse (où des gouttes d’eau donnent naissance à des mots).

Les artistes (TeZ, Kaffe Matthews, Daan Roosegaarde) rencontreront le public demain, mercredi 22 septembre, à 19 heures.

Pour ma part, j'aurai le plaisir d'animer les ateliers :
- "L'Art numérique expliqué aux adultes" (samedi à 17h ; dimanche à 17h ; samedi 2 octobre à 17h ; dimanche 3 à 17h )
- "L'Art numérique expliqué aux enfants" (samedi à 15h ; samedi 2 octobre à 15h)

12.09.2010

Immersion dans l'Art Brut à la Fondation Dubuffet

dubuffet-chateau.jpgL'Art Brut revient sur le devant de la scène artistique avec la réouverture le 25 septembre du Musée d'art moderne de Villeneuve d'Asq (renommé LaM), entièrement rénové et dont une partie importante des collections sera consacrée à cet "art où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non, celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe", selon le peintre et théoricien, Jean Dubuffet (1901-1985). L'idée m'est donc venue ce week-end de (re)visiter la Closerie Falbala, siège de la Fondation Dubuffet à Périgny-sur Yerres (Val de Marne).

Les visites se font sur réservation tout au long de l'année. Rendez-vous donc samedi 11 septembre à 14h30 devant les grilles de la fondation. Début de la visite avec la vingtaine de personnes inscrites, dont pas mal de jeunes enfants qui n'en croient pas leurs yeux. Ruée joyeuse dans l'antre de la Closerie, ce simulacre en noir et blanc d'un jardin clos de murs au centre duquel se dresse la Villa Falbala construite pour abriter un Cabinet logologique, la "chambre d'exercice philosophique" de Dubuffet. villa-falbala-dubuffet.jpgLes peintures deviennent reliefs puis architecture.  Pour l'artiste, il s'agissait de "donner à ces graphismes déchaînés, s'échappant de la feuille plane qui leur sert habituellement de support, des dimensions monumentales. Entre imaginaire et réalité, le décor merveilleux se prête à une série de prises de vue. Les visiteurs  - dont une majorité d'étrangers - se photographient, les enfants s'amusant à courir (malgré l'interdiction martialement formulée) entre les lignes courbes et les creux du monument.

C'est en 1966 que Dubuffet a abandonné la peinture à l’huile et les matériaux naturels pour les peintures vinyliques et les markers. Il se lance alors dans de grandes réalisations en volume, apprend à maîtriser le polystyrène, le polyester, l'époxy, le béton projeté et les peintures polyuréthane...  jusqu'à réaliser ce chef d'oeuvre où l'imagination du visiteur vagabonde, projetant son propre  univers sur cette féérie en rouge, bleu et blanc -parfois noir-, la palette idéale de Dubuffet. Gros bémol de cette visite : le "guide" livre à peine quelques explications avares et sommaires. Rien sur la réalisation des oeuvres, leur vocation, leur folie. On ne saura rien non plus, ou pas grand chose, sur la pensée du maître de l'Art Brut.

coucou-dubuffet.jpgAprès la visite de la Villa Falbala, le groupe est enfermé dans le petit musée attenant où se trouve notamment exposé le célèbre tableau animé "Coucou Bazar". Un film, tourné au Musée Guggenheim de New York en 1973, retrace ce spectacle alors présenté pour la première fois.  De quoi rêver devant ces 20 costumes extraordinaires composés d'éléments du vestiaire, interchangeables : masques, chapeaux, robes, gants ou bottes réalisés dans des matériaux divers (rayonne ou coton peints, résine, latex etc...). On peut aussi découvrir la salle des maquettes, et quelques sculptures monumentales exposées dans le parc.

> En savoir plus sur le LaM  www.musee-lam.fr

09.09.2010

Takashi Murakami : l'offre Gold de Versailles

murakami.jpgTakashi Murakami donne un coup d'éclat au château de Versailles ! Les quelques 3 000 critiques publiées sur les réseaux sociaux ces derniers jours autour de l’exposition du Japonais ne semblent pas avoir ébranlé la bonne humeur de l’artiste, tout sourire aujourd’hui lors du vernissage.

A la joie de Versailles - car, oui ! Versailles est un endroit joyeux où l’intelligence et la créativité ont toujours brillé - répond la jubilation de Murakami : des fleurs, des sourires… et beaucoup de dorure. « En visitant Versailles, j’ai été frappé par l’or, partout », s’extasie l’artiste. Certes… C’est peut-être un peu court comme explication, mais c’est ainsi, en partie, que l’artiste de 48 ans a répondu à la prestigieuse commande.

murakami-versailles.jpgParmi les 22 oeuvres exposées jusqu’au 12 décembre, le monumental Oval Buddha Gold, installé dans les jardins, haut de plus de 5 mètres, et faisant face au château (photo de gauche); de l’affriolante serveuse Miss KO2 – posée là comme une banderille pour faire hurler les détracteurs de l’exposition - à l’imposante Fleur Matango dans la Galerie des Glaces ou encore à la figure précieuse de L’Empereur et ses nouveaux habits (photo), Salle du Sacre, Murakami présente les pièces maîtresses de son travail depuis 1997. Quel bel écrin pour une rétrospective !

Miss-takashi.jpg« Le Roi veut de l’enfance, partout ! », aurait dit Louis XIV au soir de sa vie, exigeant la réfection de l’ensemble de ses appartements. Avec son univers à la fois kitsch et coloré, dans l’esprit « kawaii » (enfantin, en japonais), Murakami répond parfaitement à cette demande. Une distraction réussie.

Takashi Murakami à Versailles : prix compris dans le billet des Grands Appartements et Galerie des Glaces. 15 euros. Gratuit pour les moins de 25 ans. www.chateauversailles.fr

06.09.2010

Beaux-Arts Magazine s'intéresse à François-Marie Banier

epicure-franci-marie_banier.jpg

Quelle est la cote de François-Marie Banier ? Depuis des mois, ce célèbre dandy fait la Une de l’actualité pour son rôle clé dans l’affaire Bettencourt. « Artiste » de talent, « photographe » hors pair… on a tout lu sur ce personnage « atypique », représenté par une galerie Hussenot à Paris et exposant dans les lieux les plus prestigieux : villa Medicis, Maison européenne de la photographie, etc… Au total François-Marie Banier aurait réalisé une trentaine d’expositions personnelles, dont 25 sponsorisées par L’Oréal. Mais le magazine Beaux-Arts a eu une idée toute simple : vérifier sa cote réelle sur le marché de l’art. Résultat : néant. « Selon la base de données Artprice, seules deux de ses photographies ont été vendues aux enchères depuis 13 ans ». L’une pour 500 euros, l’autre pour 349 euros. « En clair, un artiste dont « le travail ne vaut pas grand chose sur le marché de la photographie » estime un expert des ventes » conclut le magazine. Voilà qui retrace clairement les limites entre snobisme et art.

04.09.2010

Roman Opalka voit son avenir en blanc

IMG_0019.jpegRoman Opalka livre ses "Passages" jusqu'au 9 octobre, galerie Yvon Lambert à Paris. A 79 ans, l'artiste d'origine polonaise, qui vit et travaille en France, expose un ensemble exceptionnel de cinq Détails issus de son oeuvre "Opalka 1965/1 - ∞". Une occasion rare de comprendre la démarche de l'artiste conceptuel le plus assidu de l'histoire de l'art.

Opalka a programmé son oeuvre jusqu'au dernier jour de sa vie. Sa dernière toile a même déjà été vendue. Depuis 1972, il trace des nombres en blanc, tout en les énumérant à haute voix, sur des fonds qui reçoivent à chaque fois 1% de blanc supplémentaire. Les toiles sont donc désormais pratiquement blanches, et les nombres deviennent peu à peu illisibles. Cette série, inaugurée avec le chiffre 1, a dépassé les 6 666 666 millions, répartie sur plus de 230 toiles.  Objectif : 7 777 777 avant  ses 110 ans...

Dans son atelier de Thézac (Lot-et-Garonne), le peintre se photographie également après chaque journée de travail, prenant toujours la même pose. Une façon de montrer que ses cheveux ont blanchi au même rythme que ses toiles... Une expression fascinante et hypnotisante.

Une exposition à ne manquer sous aucun prétexte, Opalka figurant parmi les artistes majeurs du XXe siècle ! (Photo : autoportrait "petit point rouge

dyptique-opalka.jpg

03.09.2010

La réalité augmentée à l'honneur du Ars Eletronica 2010

julian-oliver.jpgPour sa 31e édition, Ars Elecronica, le festival des arts numériques de Linz (qui débute aujourd'hui, jusqu'au 11 septembre) fera le tour d'horizon des créations numériques les plus innovantes. L'an dernier le festival d'avant-garde avait accueilli 800 artistes et scientifiques en provenance de 31 pays, et 72 500 visiteurs... Je vous propose un zoom sur l'un des artistes émergents, le Nouveau-Zélandais Julian Oliver, et son oeuvre "Levelhead"- l'une des premières à intégrer la technologie de la réalité augmentée.

http://selectparks.net/~julian/levelhead

 

01.09.2010

David Kassan signe la première peinture sur iPad en 3 heures chrono

david-kassan.jpgL'art du portrait sur iPad a son champion ! En juin dernier, il n'aura fallu que 3 heures au peintre réaliste américain David Jon Kassan, 33 ans, pour réaliser sur un iPad, le portrait d'un vieil homme sous Brushes app. A vos doigts, record à battre ! Démonstration de l'exploit en vidéo.

http://davidkassan.com

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