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    Se perdre dans la forêt imaginaire d’Eva Jospin

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    Connaissez-vous l’univers végétal subtilement dentelé d’Eva Jospin ? L’artiste française, née en 1975, fille de… , présente son travail jusqu’au 20 février à l’Espace Electra, à Paris. Et il vaut le détour. La jeune femme participe, avec 17 autres artistes, à « Réhab, l’art de re-faire », qui met en évidence le potentiel esthétique du recyclage dans une très belle scénographie signée de l’excellent Emmanuel Lagarrigue, connu pour ses installations sonores. Rassurez-vous, il ne s’agit pas ici de la nième expo sur la récup’, mais d’une mise en perspective au second degré de l’art de donner une nouvelle vie aux choses. Eva Jospin y propose « Détails de forêt », bas relief en carton d’emballage invitant le visiteur à se perdre dans ses interstices. Le carton est un matériau difficile à travailler. Seuls des designers comme l’Américain Frank O. Gehry avec sa chaise « Wiggle Side Chair » en carton ondulé, chants en panneaux de fibre dure. Le visiteur de « Rehab » est accueilli par un palmier miniature fait de vieux pneus du Britannique Douglas White. Plus loin, la sculpture en lampes de bureau du Britannique Michael Samuels, ou encore la vidéo de l’architecte américain Gordon Matta-Clark, parti filmer l’une des plus grandes décharges des Etats-Unis.
    Mardi à dimanche de 12h à 19h sauf jours fériés. Gratuit. Espace Fondation EDF - 6 Rue Récamier - 75007 Paris.

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    Qui se cache derrière Invisibleboy ?

    philippe-parreno.jpgC'est la première grande exposition personnelle de Philippe Parreno à la prestigieuse Serpentine Gallery de Londres. Jusqu'au 13 février, l'artiste français de 46 ans, connu pour ses réalisations protéiformes, mêlant cinéma, sculpture, dessin et texte, propose un parcours sensoriel inédit dans lequel le visiteur est happé par le son et par l'image. On y entend notamment les bruits des rues environnantes ou ceux de Kensington Gardens. On peut aussi, et surtout, découvrir de larges extraits de Invisibleboy, son 3e film, entre cinéma et oeuvre de plasticien.

    En cours de réalisation, Invisibleboy raconte l’histoire d’un jeune immigré chinois sans papiers, qui vit dans le quartier de China Town à New York. Dans cette oeuvre mêlant critique sociale et féérie, le garçon est en proie à des fantasmes peuplés de créatures surnaturelles (photo).

    Philippe Parreno avait beaucoup fait parler de lui en 2006 grâce à son long-métrage, Zidane, un portrait du XXIème siècle. En duo avec l'artiste écossais Douglas Gordon, il avait utilisé simultanément 17 caméras pour filmer l'icône du football en pleine action, lors d’un match du Real Madrid. Il n'est pas certain que le film ait eu le succès escompté, mais Parreno ne s'est pas arrêté à cette première expérience cinématographique.

    En 2009, j'avais eu la chance d'assister à la présentation de June, 8, 1968 au Centre Pompidou, un film tourné en 8 mn et projeté en 70 mm : le voyage en train entre New York et Washington D.C du cercueil du sénateur Robert Kennedy deux jours après l'assassinat de ce dernier. Tous les personnages filmés, parfaitement immobiles, silencieux, le plus souvent inscrits dans un paysages, étaient comme absents. J'avais été marquée par le bruit régulier des roues du train sur la voie, évoquant, bien sûr, d'autres trajets  sans retour bien plus terribles... Une oeuvre à la fois glaciale et solennelle.

    Il n'y a plus qu'à guetter la projection, en 2011, d'Invisibleboy, en France. A suivre.

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    Censuré en Chine, Ai Wei Wei s'exprime sur Twitter

    Ai Wei Wei.jpgA la Tate Modern de Londres, l'opposant au régime chinois, Ai Wei Wei, expose jusqu'au 2 mai dans le célèbre Turbine Hall. L'artiste, dont j'ai eu souvent l'occasion de parler dans mes billets précédents, y montre 100 millions de graines de tournesol à la fois sculptées et peintes... Le message de cette oeuvre du Land Art est simple : chaque graine fait partie d'un tout. Il y est bien sûr question de l'individu face à la masse. Que vaut une action individuelle comparée au pouvoir du collectif ?
    Assigné à résidence pendant que son atelier était démoli par les autorités en octobre dernier, Ai Wei Wei communique sur Twitter. Ses  "abonnés" s'élèvent au nombre de 56 000. Sur son arrestation, il écrit : « Avec Internet, on n'a pas besoin d'être là pour communiquer. J'ai passé la journée à discuter avec des gens, de chez moi (...). La police a été surprise, ils ne s'attendaient pas à avoir un écho si retentissant. »

    The Unilever Series: Ai Weiwei - Sunflower Seeds 2010
    Photocredit: Tate Photography © Ai Weiwei

    http://twitter.com/aiww

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