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    Isaac Salazar : des livres et des mots à lire et à voir

    art-book-origami.jpgQu’est-ce qui pousse Isaac Salazar à plier les pages de ses livres ? L’amour des mots et la passion de l’origami. Depuis deux ans, le designer américain réalise de véritables sculptures, des pièces uniques produites dans les règles de cet art japonais datant de l'ère Edo (1603─1867) et consistant à réaliser des objets et des animaux à partir de pages de papier pliées - le mot origami vient du verbe japonais, oru (折る, plier) et du nom kami (紙, papier). Chaque œuvre est vendue entre 40 et 80 euros sur la boutique Etsy.com, première communauté internationale dédiée au fait-main et à l’artisanat d’art.

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    Le sulfureux Oliviero Toscani sur la scène du Paris des Chefs

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    Et voilà le retour d’Oliviero Toscani, photographe connu pour ses publicités choc pour Benetton, dont la dernière campagne vient à nouveau de susciter le scandale. Son calendrier publicitaire 2011 est entièrement composé de clichés de sexes féminins. Une douzaine de pubis roux, bruns, blonds… de toutes les formes et de toutes les couleurs. Après la campagne montrant un homme atteint du Sida en phase terminale entouré de ses proches, des homosexuels s’embrassant goulument, ou encore en 2007, Isabelle Caro exposée nue dans un message contre l’anorexie… Oliviero Toscani réussit son coup médiatique.

    Pourtant, son acte créatif est bien faible ! Il n’est pas le premier photographe à chercher à tirer profit d’une comparaison obscène avec Courbet et l’Origine du monde (1866), dont la portée est évidemment autrement révolutionnaire. Que l’on songe à Gérard Zwang et son Atlas du sexe féminin, publié en 1967, ou au photographe niçois Henri Maccheroni (né en 1932), fondateur de la Villa Arson. De 1969 à 1974, Maccheroni a photographié près de 2 000 sexes de femmes en noir et blanc. Une série intitulée « vulves » dont j’avais édité une dizaine de clichés en 1996 dans la revue littéraire et artistique Cargo. Mais Toscani ne s’inscrit pas dans cette ligne. Réalisée à la gloire de l’Association Italienne des Artisans du Cuir, champion de la tannerie, il ne met nullement en scène le corps de la femme, bien au contraire, il le soustrait et le réduit à sa simple expression d’objet exposé au regard. Un « cliché » au sens ironique du terme, dont Jean-Michel Ribes avait déjà su si bien se moquer, en le retournant, dans son film drolissime « Musée haut, Musée bas » (2007) avec l’exposition d’une centaine de photographies de pénis inaugurée par un André Dussolier-Jack Lang snob à souhait.

    Dimanche 23 janvier, « Le roi de la provoc’» sera à Paris au salon Maison et Objet où il accompagnera en duo le chef étoilé Davide Scabin, propriétaire du restaurant Combal Zero situé dans un centre d’art contemporain de Rivoli (près de Turin).
    > Rendez-vous à 16h : Food + Design, Paris des Chefs (Villepinte)

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    Louise Bourgeois, Eugénie Grandet et moi... à la Maison Balzac

    eugenie-grandet-louise-bourgeois.jpgQuel rapport entre Louise Bourgeois et Eugénie Grandet, le personnage du célèbre roman éponyme de Balzac ? Les broderies auxquelles l’artiste franco-américaine travaillait peu avant sa disparition, en mai 2010, en hommage à la jeune héroïne du XIXe siècle. Louise Bourgeois les destinait à la Maison Balzac, qui les présente jusqu’au 6 février.

    « Eugénie est le prototype de la femme qui ne s’est pas réalisée », confiait l’artiste, fascinée par ce destin écrasé par un père avare et faux. Une figure paternelle déplorable, assez similaire à celle que Louise Bourgeois se faisait de son propre géniteur. « Cela aurait pu être le roman de ma vie. Elle est dans l’impossibilité de s’épanouir. Son destin est celui d’une femme qui n’a jamais eu l’occasion d’être une femme… ».

    En choisissant la broderie, technique féminine par excellence, Louise Bourgeois réaffirme avec humour son parcours de combattante pour la cause des femmes. Par son intermédiaire, elle s’identifie à cette jeune femmelouise-bourgeois.jpg par-delà le siècle. Mais c’est aussi pour elle une façon de rappeler un souvenir plus personnel, celui de sa mère, tisserande : fleurs champêtres en tissus, compositions abstraites en boutons nacrés… Un art de l’intime, en accord avec le cadre bucolique de la Maison de Balzac située au cœur de l’ancien village de Passy, où l’écrivain séjourna de 1840 à 1847. Maison Balzac, 47 rue Raynouard à Paris.

    (Courtesy Cheim & Read, Hauser & Wirth and Galerie Karsten Greve - Photo: Christopher Burke © Louise Bourgeois Trust, ADAGP)

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