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    Daniel Firman expose sa troupe chez Perrotin : Blackflip !

    daniel-firman.jpgPris dans un élan chorégraphique, les "personnages" de Daniel Firman sont traités sur un mode réaliste. Chargés d’objets quotidiens, entravés par leurs vêtements, simplement arrêtés ou encore en équilibre dans l’espace, ses figures grandeur nature traduisent des situations physiques et morales parfois excessives et drôles, invitant à transformer la perception d’un lieu. Jusqu’au 30 avril, le galeriste Emmanuel Perrotin consacre à cet artiste français de 44 ans une exposition intitulée « Blackflip ». Faites comme moi, laissez-vous surprendre en découvrant « Jenny » en plein saut périlleux avant ou encore « Joséphine » en plein déhanchement.
    Le parcours de Daniel Firman est exemplaire. Une première exposition à la galerie Patrick Martin à Lyon en 1995, et le Lyonnais se retrouve dans plusieurs expositions collectives en région. Remarqué en 2000 par le critique d’art Franck Lamy - aujourd’hui chargé des expositions temporaires au MacVal - il est alors présenté au galeriste parisien Alain Gutharc qui l’expose pendant plus de 8 ans. En 2007, à l’occasion de l’exposition « La masse grave » à Paris, je me souviens d’Alain Gutharc m’expliquant la démarche de Daniel Firman, ancien danseur et chorégraphe. « Il cherche le geste précis, sans artifice. Ainsi, ses photos de personnes en suspension ne sont pas des photomontages : ses modèles ont réellement été mis dans des positions acrobatiques », m’avait-il affirmé. Le mouvement en mode pause… En 2008, Firman expose au Palais de Tokyo : « Würas (à 18 000 km de la terre) » et rejoint, l’année suivante, l’écurie Perrotin. A quand Miami ?
    « Blackflip » ne montre pas seulement la troupe favorite de Daniel Firman mais plusieurs autres sculptures récentes dont une machine à laver « Rotomatic » qui tourne sur elle-même au rythme de ses programmes de lavage, évoquant le corps d’un danseur tournant sur lui-même.

    > Le site de Daniel Firman http://www.danielfirman.com

    blackflip-daniel-firman.jpg
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    Les jaunes de Van Gogh en péril

    van-gogh.jpgVincent Van Gogh mélangeait ses pigments jaunes avec d’autres teintes, et notamment du blanc contenant du baryum et du soufre. Résultat : ses jaunes si lumineux s’assombrissent peu à peu. Les travaux publiés ces derniers jours dans Analytical Chemistry sont sans appel : Une simulation montre qu’en 2050, les blés de Van Gogh risquent d’avoir pris un sacré coup de chaud ! Hélas, selon les chercheurs chimistes et experts français du Centre de recherche et de restauration des musées de France, cet assombrissement, comme celui qui affecte « Les Berges de la Seine » peint en 1887, est inéluctable. Les chimistes se sont donc mobilisés pour tenter de trouver un remède à ce mal qui affecte également les toiles de tous les peintres de la fin du XIXe siècle utilisant cette technique. Un vaste chantier de restauration en perspective ! (Credit: ESRF/Antwerp University/Van Gogh Museum)
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    La galerie Gagosian présente : Rodin – Sugimoto

    sugimoto-rodin-gagosian.jpg

    C’est une confrontation magistrale entre Auguste Rodin et le photographe japonais Hiroshi Sugimoto, 63 ans, que nous propose Larry Gagosian dans sa galerie parisienne au 4 rue de Ponthieu, jusqu’au 25 mars.
    Deux maîtres de la lumière et du mouvement et, surtout, de l’hymne au corps : la série Stylized Sculpture (2007) d’Hiroshi Sugimoto présente, dans des noirs et blancs totalement épurés, les habits emblématiques de couturiers célèbres issus de la collection de l’Institut du Costume de Tokyo : la robe T de Madeleine Vionnet, la robe taille de guêpe de Balenciaga, la géométrie stricte de la pièce d’Yves Saint Laurent ou encore le jupon à voile d’Issey Miyake. Ces robes, dont les mouvements saisis par Sugimoto répondent avec force aux corps de Rodin, vecteurs dont la fonction est d’exprimer l’âme par la tension, de transcrire dans la matière le caractère tragique de la condition humaine.
    L’exposition donne un coup de jeune au maître dont trois œuvres sont présentées : "Les Trois Ombres" (1880) provient de la collection privée d’Iris Cantor, "Monument à Victor Hugo" (1897), prêt de la très renommée Fondation Iris et B. Gerald Cantor, et "La Muse de Whistler" (1908), prêt du musée Rodin. Ouverte à Paris depuis octobre dernier, la galerie Gagosian, qui a déjà exposé les œuvres architecturales préfabriquées du designer Jean Prouvé et les toiles récentes du peintre américain Cy Twombly, s’impose déjà comme l’une des galeries majeures de l’hexagone.
    Photo Zarko Vijatovic

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