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    « Le Penseur de Rodin est amoureux »

    penseur-rodin.jpgOn pensait que le Penseur de Rodin songeait à la condition humaine, à Dante devant les portes de l’Enfer, face à toutes les misères du monde… Que nenni ! Dans la bouche d'un enfant de 4 ans, « il est amoureux d'une fleur » ! Très attentif aux explications d'Anaëlle, la conférencière de l'association Paris d’enfants, au musée Rodin, dimanche dernier, mon fils a fait un raccourci. Il a associé la figure de l'homme accroupi perché sur son socle dans le jardin du musée, et la femme au chapeau prénommée Rose (la fleur !). Rose Beuret aura attendu 56 ans avant que Rodin ne l'épouse... De quoi impressionner un enfant et rester songeur, en effet !

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    Fukushima entre dans le musée des Accidents imaginé par Paul Virilio

    bruce_conner.jpg« D’incidents en accidents, de catastrophes en cataclysmes, la vie quotidienne devient un kaléidoscope où nous affrontons sans cesse ce qui vient, ce qui survient inopinément, pour ainsi dire ex abrupto… » La pensée du philosophe Paul Virilio, qui analyse avec une acuité de visionnaire les phénomènes liés à l’accélération du temps et la vitesse en général, s’impose aujourd’hui à nous à la lueur de ce qu’il appellerait « l’accident majeur » et qui se déroule sous nos yeux au Japon. Conservateur d’un musée imaginaire des Accidents, il a été le commissaire de l’exposition « Ce qui arrive » à la Fondation Cartier en 2003.

    Parmi les artistes que Paul Virilio, ce partisan d’une « conscience de la science » avait choisi d’exposer, le réalisateur américain Bruce Conner (1933-2008), pionnier du cinéma expérimental. En 1958, ce dernier avait réalisé un film intitulé « A movie », à nouveau projeté au Centre Pompidou en novembre dernier comme un signe prémonitoire... En 12 minutes, Bruce Corner entreprend, sur un mode tragicomique, de traverser plus de la moitié du XXe siècle, son procédé chaotique coïncidant parfaitement avec les cataclysmes de l'histoire. En inventoriant de manière aussi concise que spectaculaire le potentiel de dévastation de l'humanité, l’artiste rejoint le philosophe pour qui, ainsi qu’il le dit sur le site de Sciences et Avenir, notre époque « mériterait une intelligence scientifique et politique pour la penser, intelligence qui fait défaut. »
    Photo : Bruce Corner

    > Voir le film de Bruce Conner A movie

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    Paysages de ruine selon Duncan Wylie

    duncan_wylie.jpg

    Scènes de dévastation, maisons flottant dans les débris, bâtiments éventrés, façades lacérées… ces images d’apocalypse auraient pu être celles des côtes japonaises après le tremblement de terre et le tsunami qui a dévasté le nord-est du pays. Il s’agit en réalité des paysages peints par Duncan Wylie, un artiste zimbabwe de 36 ans, faisant référence aux bidonvilles d’Harare rasés par les autorités au Zimbawe condamnant un million de personnes à l’exode. A l’heure où le Japon vit une tragédie, où la menace nucléaire plane comme jamais, c’est en visitant cet après-midi le musée des beaux-arts de Grenoble que cette toile intitulée « Cabine fever » (2006) de Duncan Wylie m’a interpellée (photo)., Dans les tableaux de ce diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2000, pas de personnages. Juste une présence humaine dissimulée ou fantomatique, à l’instar du drame de Fukushima. En cet instant où une partie de l’avenir du monde est en train de se jouer au Japon, cet effroi est universellement partagé.
    http://www.dukanhourdequin.com

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