28/05/2011
Emilia et Ilya Kabakov s'installent au Grand Palais en 2013

Une femme artiste bientôt au Grand Palais ! Marc Sanchez, directeur de la programmation artistique de Monumenta a confirmé l'information... Il y aura bien une femme en 2013 à Monumenta, elle est étrangère et travaille avec son mari. Il s’agit d'Emilia Kabakov, 66 ans, et Ilya Kabakov, 78 ans. Tous deux travaillent ensemble depuis 1989. Emilia, de formation littéraire, intervient sur la caratère narratif des oeuvres. Ilya a commencé sa carrière comme illustrateur de livres d’enfants. A partir des années 1980, leurs installations, prenant pour cibles la vie quotidienne en Russie, les font connaître peu à peu dans le monde entier. Le couple réalise des oeuvres monumentales d'inspiration conceptuelle. En 2004, une importante exposition leur a été consacrée au musée de l’Ermitage à Saint-Petersbourg. En 2013, les époux Nabakov présenteront un projet sur le thème de l'utopie. La grande nef du Grand Palais ne leur fait pas peur. Place au rêve !
A Bordeaux, j'ai rendu visite à la "Maison des personnages" d'Ilya et Emilia Kabakov, une commande publique conçue comme un musée. Habitée par sept personnages imaginaires, uniquement abordable de l'extérieur, la maison de 148m2 reste close. En m’approchant à la fenêtre, j’ai pu lire les textes à proximité des ouvertures. Chaque pièce dévoile l'intériorité de chacun des locataires, son univers personnel, où le moindre objet fait indice.
Dina Vierny exposait Ilya Kabakov en France dans sa galerie dès 1985. Le couple est aujourd'hui représenté en France par la galerie Thaddaeus Ropac.
> Le site d'Ilya et Emilia Kabakov www.ilya-emilia-kabakov.com
16:55 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ilya et emilia kabakov
19/05/2011
Jaguar, Ferrari, Bentley, Alfa Roméo... au musée des Arts Déco !

17 prestigieuses voitures de sport sont exposées au musée des Arts décoratifs à Paris, jusqu’au 28 août. Merveille de technologie, beauté des lignes, splendeur du design… les modèles appartiennent tous au styliste américain Ralph Lauren. Signée Jean-Michel Wilmotte, la scénographie les présente comme de véritables bijoux, de la mythique Bugatti coupé Atlantic de 1938 reconnaissable par son élégante arrête dorsale (la préférée du couturier, même s’il dit les aimer toutes) à la Jaguar XKD de 1955 (ma préférée), avec sa structure monocoque et son fuselage très pur. « L’art de l'automobile », à découvrir en famille.
> En savoir plus sur www.lesartsdecoratifs.fr

14:01 Publié dans Sorties enfants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : design
18/05/2011
Les Yeux du Louvre, par Mimmo Jodice : séquence émotion !
Hommage aux « Habitants du Louvre », comme les appelle Christian Boltanski, ces personnages peints par les maîtres anciens, anonymes ou célébrités de l’époque. Jusqu’au 15 août, pour la 6e année consécutive, le Louvre a donné carte blanche à un photographe. Après le Français Jean-Luc Moulène et l’Américaine Nan Goldin, c’est au tour du Napolitain Mimmo Jodice d’apporter son regard sur les collections du musée, en confrontant peinture et photographie.
Passion, anxiété, arrogance, douceur… tous les visages que Mimmo Jodice nous offre au regard nous observent avec intensité. Rendez-leur visite, ils vous attendent ! Ce sont cinquante portraits en noir et blanc : les uns, vivants - les membres du personnel du Louvre – les autres, peints. Les yeux des personnes photographiés sont alignés à la même hauteur et fixent le visiteur. « J’ai cherché à mélanger la réalité d’aujourd’hui et celle des siècles passés, montrer dans les visages d’hier et ceux d’aujourd’hui les mêmes sentiments », explique ce « voyageur dans le temps » de 77 printemps, connu pour son œil tendre sur les ravages du temps, notamment sur les sculptures grecques et romaines. « S’ils n’avaient pas été peintres, ils auraient été photographes ! », m’a confié l’artiste (photo ci-dessous : portrait de Mimmo Jodice par moi-même !).

18:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : louvre
13/05/2011
White Cube ou l'essence de l'art contemporain : 1er parfum d'artiste
"Une pointe de mandarine verte, et l'odeur de champignon en moins... " Le parfum White Cube que l'artiste Maurice Benayoun s'apprête à lancer en juin évoque l'odeur commune à tous les vernissages, celui de l'acrylique. "La peinture fraiche, ça sent le champignon !" poursuit le maître de l'art digital, qui, a travers cette création rend bien réel notre rapport au monde. Réalisé par le nez Patrice Dana, directeur du Studio des Parfums, la fragance baptisée "L'essence de l'art contemporain", est basée sur les sensations émotionnelles de Moben (l'autre nom de Maurice Benayoun). Dans son atelier parisien, j'ai testé pour vous ce parfum d'artiste inédit, intense ! Sans doute, le parfum le plus arty et le plus snob qui soit, pas encore commercialisé.
Jusqu'au 3 juillet, à la M
édiathèque George Sand à Enghein-les-Bains (Val d'Oise), Maurice Benayoun expose la série "Quarxs" réalisée entre 1990 et 1993 avec François Schuiten et Benoît Peeters. Ce programme est la toute première série en images de synthèse 3D haute définition. Il est accompagné de tous les dessins et objets préparatoires ayant servi à la réalisation de ce projet. Parallèlement, Maurice Benayoun présente un travail de recherche : The Dump (La Décharge) constitué d'un répertoire d’esquisses, de projets difficilement réalisables, de concepts pertinents, délirants, ou flottants qu’il dépose sans distinction dans un espace qui a pris la forme d'un blog, à l'origine d'une thèse.
> le site de Maurice Benayoun www.benayoun.com
09:17 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maurice benayoun, moben, parfum
10/05/2011
Anish Kapoor au Grand Palais : c'est gonflé !
Jusqu'au 23 juin, une sculpture monumentale gonflable aux formes organiques a envahi le Grand Palais : 100 mètres de long, 17 mètres de haut, pour une masse globale de 72 000 m3... Dédiée à l’artiste chinois Ai Wei Wei, victime de l’oppression politique dans son pays, l’œuvre est intitulée « Léviathan ». L’artiste britannique Anish Kapoor, d’origine indienne, fait ainsi référence à la monstruosité, bien sûr, mais aussi au Traité politique de Thomas Hobbes (1651) dans lequel le philosophe britannique compare le corps humain à une machine. Elle n’est pas sans rappeler non plus les sculptures en bronze du Britannique Henri Moore (1898-1986). A la différence majeure que l’œuvre de Kapoor, composée de vide, se génère elle-même.A l’intérieur de la matrice, le rouge domine, vibrant, flamboyant, intranquille… L’émerveillement nait d’un rayon de soleil qui, parfois, voit l’immense verrière se refléter sur ses flancs. La lumière interagit. La peau en polyester irradie. Assemblage et tension. Utilisée pour sa couleur et sa translucidité, la bâche de 22 000 m2 qui compose la structure nous renvoie à nos interrogations. Comment le lieu crée-t-il la forme ? Richard Serra nous avait fait lever le nez en l’air en 2009, Christian Boltanski nous avait réfrigéré au sens propre comme au figuré en 2010, Anish Kapoor nous invite à appréhender le vide et le plein, magistralement.
> Infos pratiques sur www.monumenta.com

10:00 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : anish kapoor, ai wei wei
06/05/2011
Anish Kapoor : 1ère exposition d'oeuvres virtuelles à Paris
L'imaginaire est au coeur d'une exposition immersive inédite ! Avec l'émergence de la réalité augmentée et le développement des jeux urbains multimédia, c'était dans l'air du temps. Le parcours dans la ville d'une exposition virtuelle est devenue une réalité... Et c'est Anish Kapoor qui signe cette première exposition sur Internet d'oeuvres d'art virtuelles. Une réalisation rendue possible grâce au nouveau service UrbanDive de Pages Jaunes. Les oeuvres monumentales ont été conçues et réalisées par WLB Visual, un studio français d’images et d’animations 3D installé en Chine.
Jusqu'au 30 septembre, sur le site www.urbandive.com, découvrez 6 oeuvres qui n'existent que sur le petit écran de votre ordinateur. Rencontré aujourd'hui au Ministère de la culture, dans le cadre d'un vernissage pas comme les autres - même si les petits fours étaient eux, bien réels -, j'ai demandé à Anish Kapoor si ses images allaient être vendues. "Ce n'est pas prévu à ce jour", m'a dit-il répondu, même si l'idée semblait faire son chemin... Des installations éphémères de Christo ou de Nils-Udo, ne reste-t-il bien souvent que les images !
En route pour la promenade artistique ! Ponts, tours, failles, accumulations, sont posées dans un parc, parfois creusées sur une place, lancées à travers la Seine ou moulées par l’architecture. Toutes évoquent la transitivité du monde :
- la place de l’Hôtel de Ville d’où émerge une forme de cire qui avance comme un train,
- la passerrelle des Arts à laquelle se substitue un pont mobile de forme organique,
- la place du Palais Royal happée par un immense vide dans une double forme négatif/positif,
- la place Vendôme où l’abîme pointe vers le ciel,
- l’esplanade des Invalides d’où s’élève une concression de corail venue d’un temps antérieur à l’homme
- l’esplanade du Champ-de-Mars marquée d’une profonde cicatrice évoquant la maternité (photo).
Chaque œuvre virtuelle est enrichie d’une description de l’œuvre, d’interviews d’Anish Kapoor et du commissaire de l’exposition Jean de Loisy, ainsi que de dessins illustrant le processus de création.
A ne pas manquer, l'exposition Léviathan au Grand Palais à Paris (Monumenta 2011) d'Anish Kapoor, du 11 mai au 23 juin. A suivre...
> Plus d'infos sur www.urbandive.com/monumenta
15:47 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anish kapoor






















