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29.06.2011

Skateboards d'artistes contemporains by Gagosian

skateboard-koons.jpgMettre les pieds sur un Jeff Koons, faire un wheeling sur une planche Murakami, tenter un 360° sur un Damien Hirst... c'est désormais possible ! Le galeriste new-yorkais Larry Gagosian vient de lancer la première collection de skateboards signés par des artistes contemporains. Disponibles entre 2 000 et 3 500 euros sur le site www.gagosian.com. Moins hype mais tout aussi graphique, le skate Warhol à 55 euros (modèle ci-dessous à droite) devrait ravir les fans de kickflip !

 

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19.06.2011

Les flms de Xavier Veilhan : « un continuum de mes obsessions »

xavier-veilhan-japon1.jpgInvité à la 20e édition du Festival Côté court à Pantin (93), Xavier Veilhan présentait hier soir 7 films courts : de ses premières animations au court-métrage « Furtivo » qui a obtenu un prix qualité du CNC en 2008.

Plongée dans l’univers esthétique de l’artiste. « J’ai voulu retranscrire ce que l’on ressent, par exemple, quand on visionne les petites vidéos de démonstration des magasins de bricolage : tout semble fonctionner à merveille, sans que l’on sache vraiment comment ça marche ». Un décalage entre humour et onirisme. « C’est une vision dynamique du monde, a expliqué Xavier Veilhan aux festivaliers venus nombreux découvrir cet artiste qui a enchanté le château de Versailles par ses installations en 2009. Nous vivons dans un système en constant déséquilibre. Le réel est une chute permanente. On tombe sans jamais toucher quelque chose. »

xavier-veilhan-japon2.jpgDans « Film du Japon » et « Drumball », le plasticien convoque les objets et les anime avec magie. Il y a du Phillipe Decouflé dans ses mises en scène, du Jacques Tati dans sa façon d’animer les corps, encombrés par des grandes baskets blanches. Les ballons envahissent l’espace qui se trouvent être des lieux d’exposition. Les sphères sont des boites rondes abritant chacune un fragment. En quête d’unité, d’harmonie. « Les sphères : c’est le mandala, la planète. C’est pour moi le motif le plus parfait. Quel que soit l’angle, l’objet reste le même. La relativité est une question de distance et d’angle. Il y a des objets qui résistent à ça comme la sphère », a commenté l’artiste. Les deux premiers films étaient accompagnés en live d’une formidable improvisation au piano de Christophe Chassol, compositeur de 34 ans. Avec panache et inspiration, les notes ont roulé au rythme de ce travelling avant d’un tableau animé à l’autre… « un continuum de mes obsessions » selon Veilhan.

09.06.2011

Invader 1000 : un ovni de l'art contemporain à Paris

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Invader, le street artiste français qui avait envahi les pages du quotidien 20 Minutes en mars 2009, expose à La Générale, avenue Parmentier à Paris (11e), et à la galerie Le Feuvre, rue du faubourg saint Honoré (8e), jusqu'au 3 juillet. Deux lieux : un lieu undergroung à l'image des zones en friche qui inspire Invader à travers le monde, et une galerie d'art parisienne. Grande rétrospective du travail de l'un des artistes plus populaires en France. En effet, qui n'a pas remarqué en se promenant dans Paris l'une des 1000 mosaïques collées au coin d'une rue, au dessus du périphérique, à intérieur d'une cour...

photo13.JPG_effected.jpgA La Générale, découvrez le scooter avec lequel Space Invader se rend sur le lieu de ses crimes. Bardé d'autocollants, le véhicule est connu des services de police. Une vidéo montre l'artiste en train d'escalader les echaffaudages, grimper sur le toit des immeubles. Il intervient masqué. Du reste, au vernissage, personne n'a pu le reconnaître, il est passé inaperçu...

L'exposition présente le travail d'Invader autour des rubiks cubes, un mouvement qu'il nomme le "Rubikcubisme", dont une série de portraits dans la série des méchants (Ben Laden) et des gentils, ainsi que des couvertures de pochettes de disques (Queen). Personnellement, j'ai eu le bonheur de faire l'acquisition pour le Musée du sourire du portrait du Dalaï-Lama. Deux expositions exceptionnelles à ne pas manquer.

05.06.2011

Tirage au sort Boltanski : 017914 sera t-il mon numéro Chance ?

chance-boltanski.jpgGrattez et gagnez une œuvre de Christian Boltanski à l’occasion de la 54e biennale de Venise ! Collée sur la Une de Libération datée du 3 juin, une zone à gratter afin de découvrir « son » numéro… L’autocollant montre un visage découpé en trois bandes verticales. Il évoque l’installation spectaculaire « Chance » exposée à la biennale jusqu’au 27 novembre et par laquelle l’artiste interroge le hasard et le destin : Un long ruban composé de 600 visages de nourrissons. A peine nés et déjà embarqués sur le grand huit de la mort - ou de la vie. A intervalles irréguliers, une sonnerie retentit, le fracas modéré s’arrête, le ruban ralentit, le visage d’un nouveau-né s’immobilise sous l’objectif d’un appareil photo. Il est saisi, il a été choisi. Pour concrétiser cette idée de la chance, Boltanski a souhaité concrètement mettre en place une loterie pour chacun des visiteurs : « Chacun est invité à participer à un jeu consistant à recomposer sur un écran un visage à partir de fragments de visages de bébés et de vieillards qui défilent à toute allure. S’il arrive à restituer un vrai visage en poussant le bouton au bon moment, il gagne l’œuvre», commente Jean-Hubert Martin, commissaire du Pavillon français. Le lecteur de Libération peut donc, lui aussi, s’amuser avec les lois du hasard : si son numéro est tiré au sort, il gagne une œuvre de l’artiste d’une valeur de 10 000 euros.
Le mien est le 017914. Mais en le découvrant, je n’ai pas pu retenir un certain malaise compte tenu du sens que Boltanski donne à chacune de ses créations, souvent évocatrice de la Shoah : comment le numéro peut-il ne pas évoquer celui qui était tatoué sur l’avant bras des déportés juifs et qui figurait aussi sur des bandes cousues sur leurs vêtements...
Tirage au sort le 10 juin.

02.06.2011

"Sans titre", Marc Desgrandchamps

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« Je t’aime, je t’aime » : ce film d’Alain Resnais est une œuvre culte pour Marc Desgrandchamps. Dans cette production de 1968, le personnage principal accepte de participer à une expérience scientifique de voyage dans le temps. Sa vie repasse en boucle, notamment sa liaison douloureuse avec Catrine. Les tableaux de Desgrandchamps, tous sans titre, fonctionnent eux aussi comme des réminiscences, des souvenirs superposés, des moments livrés en vrac à recomposer. « ça bifurque », explique l’artiste qui parle volontiers « d’une peinture du doute, doute de la figure, doute de la présence, doute même de la peinture. » Le caractère fantomatique de ses silhouettes humaines est renforcé par les coulures donnant aux êtres et aux choses une certaine fluidité, ou plus exactement une improbable matérialité. Dans une vidéo présentée à l’entrée de cette exposition au Musée d’art moderne de la ville de Paris – la première grande rétrospective pour cet artiste de 51 ans - Desgrandchamps évoque ses sources d’inspiration cinématographiques… Bergman, Antonioni… auxquelles s’ajoutent l’œuvre de Georgio De Chirico ou de Nicolas Poussin. Une étape indispensable pour entrer dans son univers. Une quarantaine de toiles, dessins et collages, à découvrir jusqu’au 4 septembre. (photo courtesy galerie Zurcher)

> Plus d'infos sur mam.paris.fr

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