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Sorties enfants - Page 9

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    Une balade monumentale avec Richard Serra !

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    A peine arrivé sous l’imposante voûte du Grand Palais à Paris, on s’interroge : « C’est tout ? Ce n’est que ça ? ». Les cinq pièces en acier de 75 tonnes dressées en quinconce par l’Américain Richard Serra semblent bien timides, bien décevantes, bien trop simples sous cette nef majestueuse. On est déconcerté par le sentiment de vide. Puis, la magie opère... On se promène entre les plaques comme dans un jardin zen, on s’approprie l’espace, on le redécouvre, on le goûte. Pas à pas, on devine de nouvelles perspectives, on se laisse pénétrer par la pureté des lignes et le dialogue réussi entre cette voûte intimidante et ces axes verticaux qui lui répondent. On se sent seul(e) malgré la foule qui, elle aussi, déambule. Silence et harmonie contrastent avec le brouhaha des foires qui s’y tiennent habituellement. Voilà enfin une exposition qui ne se visite pas au pas de course ! Ici, le temps semble s’être arrêté ou plutôt s’être étiré comme ces longues plaques de 20 mètres de haut qui tiennent perpendiculaires au béton comme par magie, sans soudure, par un subtil jeu de cubes d'acier invisibles dans le sol. La lecture de l’œuvre est facilitée par un audio guide gratuit distribué à l’entrée et de nombreux médiateurs sont disponibles pour expliquer en détail la démarche de Serra qui, à 69 ans, s’affirme comme l’un des plus grands sculpteurs contemporains. Courrez-y ! Il n’y a rien à voir, sinon à vivre... Jusqu’au 15 juin.


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    Man Ray, entre ombre et lumière

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    « Facile est beau sous tes paupières comme l’assemblée du plaisir... » Ces vers de Paul Eluard rencontré en 1921 ont inspiré à Man Ray (1890-1976) photographe et cinéaste américain, ces silhouettes de femmes entre ombre et lumière. Gants blancs saisis au vol.... Dernières touches avant l’inauguration de l’exposition qui s’ouvre demain, et ce jusqu’au 1er juin à la Pinacothèque de Paris. 66242e9c80ba96d326fa576f5b0142c3.jpgPlus de 200 oeuvres de « L’homme lumière », de son vrai nom Emmanuel Radnitzky. Parmi elles, les célèbres objets utilisés par cet ami des Surréalistes pour réaliser des « photogrammes », ces images en négatif obtenues en plaçant par exemple des épingles ou du sel sur du papier photo ou du film. « Je photographie ce que je ne désire pas peindre, expliquait Man Ray, et je peins ce que je ne peux pas photographier. »
    www.pinacotheque.com

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    Jan Favre va bientôt frapper… au Louvre !

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    En avril prochain, le performer flamand Jan Fabre va surprendre son public dans l’un des plus hiératiques musée du monde, le Louvre ! Jan Fabre ? Si, si… Vous connaissez forcément cet artiste, ou bien vous en avez déjà entendu parler…. C’est lui qui a fait scandale à Avignon en 2006 pour avoir fait pisser ses danseuses sur scène. Les larmes de sang et de sperme dans son spectacle présenté à l’Hôtel de ville de Paris en 2007, c’est encore lui. Ce spécialiste de la provocation, danseur, chorégraphe mais aussi sculpteur, se dit avant tout un artiste mystique, provocateur et libre. On aime, ou on aime pas… Moi, je salue sa liberté de ton et son imagination sans contrainte !

    Au Louvre, du 11 avril au 7 juillet, Jan Fabre aura donc carte blanche pour investir les allées du Département des peintures flamandes. Attention au choc ! Van Eyck, Bosch et Rubens –entre autres maîtres incontestés- seront ainsi revisités par cet artiste parmi les plus subversifs de sa génération. Une sculpture en bronze doré à la feuille 24 carats Sanguis Sum, représentant un agneau doré coiffé d’un chapeau de carnaval, répondra par exemple en écho à l’Agneau mystique de Van Eyck, un des trésors de la peinture flamande. Le Louvre avait déjà convié Annette Messager à investir ses salles voici quelques années, la violence en moins.
    Fervente admiratrice du travail de Fabre, la Reine de Belgique inaugurera elle-même l’exposition. Elle lui a notamment commandé de décorer le plafond de la salle des Glaces de son palais de Bruxelles : un revêtement hallucinant composé de 1,4 million de carapaces de scarabées. Réverbérant la lumière, ces petites coques de 27 mm donnent des tons changeants, passant par toutes les teintes de vert et de bleu.

    Provocation facile ? Scatologie instrumentalisée ou vrai travail de rébellion pour cet artiste inspiré par l’univers du carnaval, fils d’un entomologiste qui l’initia tout jeune à l’art de la dissection ? Pour mieux comprendre les motivations de Jan Fabre, je suis allée le rencontrer à Anvers, dans son atelier de Troubleyn. « Mon travail porte sur la vulnérabilité de l'être humain, je suis un activiste poétique », m’a t-il confié. Le corps et la chair sont ses obsessions. Il le prouve dans son travail de plasticien avec des oeuvres à bases d’insectes ou de chimères à têtes de chouettes. Troubleyn est son atelier-laboratoire. Ce bâtiment en brique d'environ 2500 m2 abrite deux salles de spectacle. Les artistes de tous horizons viennent y travailler et lui rendre hommage. Une sorte de Factory (l’antre d’Andy Warhol) à la hollandaise ! Une trentaine d’amis plasticiens y ont marqué leurs empreintes. On y retrouve par exemple une sculpture du Belge Wim Delvoye, une installation de l’Espagnol Enrique Marty (son artiste préféré) ou bien la décoration de la cuisine par la performer Serbe Marina Abramovic. Visite guidée en images...

    Le 22 avril, une performance sera donnée au pied de la Victoire de Samothrace. Réservez dès maintenant vos places ! Le spectacle devrait faire du bruit… à en réveiller tous les occupants des sarcophages romains !

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