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Art en débat - Page 5

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    Le buzz de l'art façon Damien Hirst

    The Golden Calf ok.jpgLe 15 septembre dernier, le « bad boy » britannique de l’art contemporain, déjà auréolé du titre d’artiste le plus riche du monde, a réussi son coup de maître : organiser lui-même la vente chez Sotheby’s à Londres de 223 œuvres réalisées pour l'occasion. 139 millions d’euros récoltés, soit un record mondial ! Au grand dam de la plupart des galeristes internationaux, fous de rage d’être ainsi court-circuités. Jamais, selon la prestigieuse maison de ventes aux enchères fondée en 1744, un artiste n’avait ainsi fait un bras d’honneur aux puissants marchands d’art. Une insolence et une provocation pourtant coutumières dans la vie de cet artiste de 43 ans qui transforme en or tout ce qu’il touche. Son initiative est pourtant saluée par de jeunes galeristes avant-gardistes, comme Magda Danysz à Paris: « Contrairement à ce que l’on croit, Damien Hirst a permis de réaliser une véritable alliance entre deux marchés, celui des galeries et celui des salles de vente. Le succès n’aurait jamais été au rendez-vous si la cote de l’artiste n’était pas montée grâce au travail réalisé sur le premier marché. » Chez Sotheby’s et ailleurs, aucun artiste ne s’est encore fait connaître pour renouveler l’exploit de Damien Hirst.

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    La ferme-musée de Fernand Léger laissée à l’abandon par ses héritiers

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    La ferme normande de Fernand Léger (1881-1955) est à vendre. Elle se niche au creux d’un vallon, à Lisores, dans l’Orne. Le pionnier du Cubisme, très attaché à sa région natale, y a réalisé céramiques et vitraux. Un voisin se souvient encore de cette époque bénie où, enfant, il regardait, ébahi, la femme du peintre parader sur les routes de campagne au volant de belles américaines. Cette maison-atelier se visitait autrefois, on en trouve encore la trace dans les guides. Aujourd’hui, la dénicher est un véritable jeu de piste… et elle n’est plus que ruines ! Le panneau indicateur qui y conduit est rongé par les mousses, le chemin d’accès envahi d’herbes folles, la maison elle-même perdue dans les ronces et les orties. Du portail, on aperçoit juste sa façade colorée, encore magnifiquement ornée d’une fresque de l’artiste. La seule qui ait survécu. Tout le reste n’est qu’éventration et massacre. Tout a été arraché, tout a été vendu. Du moins tout ce qui pouvait être déplacé et transporté. Seule l’immense fresque n’a pu être démontée : La scène d’une vingtaine de m2 aurait sans doute pu se briser sous les violents coups de burin. Exceptionnelle, elle apparaît surréaliste dans ce décor de désolation, comme un ultime appel. Triste vestige d’un lieu mythique. Dans le village, on murmure que tout est à vendre par les héritiers, on parle même de plus d’un million d’euros. Vérité ? Rumeur ? Toujours est-il que jour après jour, la pluie, le vent et le soleil font leur œuvre… L’atelier de l’un des plus grands peintres du XXe siècle disparaît peu à peu dans l’indifférence –pire, dans l’ignorance !- générale. Que fait donc la Région dont presque tous les collèges et lycées portent le nom de Fernand-Léger ? Pourquoi l’Etat laisse t-il ce précieux morceau de notre patrimoine se délabrer ? Le cœur serré, on lance un dernier regard à cette maison abandonnée de tous en regrettant de n’être pas mécène.

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    L’art dans le PAF !

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    Elle était annoncée comme LA nouvelle émission d’art du PAF. « Star portraits », sur France 5, promettait un instant d’échange et de complicité, un moment de création différent. Avec un concept archi simple : trois peintres, présents sur le plateau, sont invités à faire le portrait de la star invitée. Trois heures de séance pendant lesquelles ladite star se livre façon Mireille Dumas, mais version Laurence Piquet (la comparaison s’arrête là). De quoi saisir toutes les palettes d’expression. Mais surprise ! Une fois la première partie de l’émission finie, les peintres ne rendent pas leur copie, comme à l’école. Ils sont autorisés à ramener leurs devoirs à la maison et à les rapporter, dûment terminés, quinze jours plus tard. La star, elle aussi réinvitée, découvre alors ses trois portraits et doit choisir celui qui lui correspond le mieux. Pour une fois, ce n’est pas au téléspectateur de voter en tapant 1, 2 ou 3. Pour un peu, on trouverait l’idée bonne… sauf qu’elle ne fonctionne pas. Ce Dimanche à 14h55, Bruno Solo servait de modèle à Ned, Magali Cazot et Thomas Saliot, tous pétris d’angoisse. Bruno Solo parlait de son père, histoire de se dévoiler, peu encouragé par la raideur d'une Laurence Piquet qui n'a, hélas, pas l'art de mettre ses invités à l'aise... Les portraits, esquissés sous nos yeux, étaient au diapason : sans véritable originalité. L'intime ne se révèle pas ainsi, en trois coups de pinceau !

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