21.07.2010
Mais que trame Frédérique Morrel ?
Du nouveau dans le domaine du canevas ! Le genre vient de connaître un coup de lift certain avec les créations originales de Frédérique Morrel, designeuse. Licornes, biches dans un sous-bois, chalets sous la neige, couchers de soleil rougeoyants, chiens, chats... sont les héros de ses sculptures brodées. C'est au décès de sa grand-mère, laquelle s'était évertuée durant des années à réaliser un immense tapis en canevas représentant une scène de chasse, que Frédérique Morrel, professeure d'arts appliqués à l'Ecole Duperré à Paris, a eu l'idée de récupérer le motif de ces broderies désuètes pour en réaliser des sculptures originales. Elle donne ainsi toutes ses lettres de noblesse à ces petits bouts de tissus brodés ultra kitshs.
Vénus, clowns, Christ... Elle chine et collectionne les motifs pour les revisiter. Sur des moulages en fibre de verre et des finitions en résine sculptée, elle habille ainsi mannequins et mobilier au point de les transformer en véritables oeuvres d'art. Remarquée au salon Maison & Objet en janvier, ses créations se trouvent désormais à New York ou à Milan.

> En savoir plus sur l'artiste
www.frederiquemorrel.com
22:01 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24.06.2010
Levi van Veluw au MAD de New York

Autoportraits en mousses, petits cailloux, copeaux de bois, cheveux... Sur ces images, le visage et les épaules du Hollandais Levi van Veluw sont couverts de matériaux naturels. Plus un seul centimètre carré de peau visible ! Une série d’une vingtaine de portraits-paysages montrant un même visage sous un même angle de vue. A 25 ans, le photographe ne fait qu'un avec les éléments choisis. "Chacun m'inspire une transformation différente", explique l'artiste. Un camouflage qui renouvèle le body art. Pour autant, il s'est largement fait remarquer à l'exposition "Dead or Alive" au MAD, le Musée des arts et du design de New-York. Jusqu'au 24 octobre, trente artistes regroupés sur le thème de l'art "organique" questionnent notre rapport à l'environnement. Dans les allées du MAD, il y fleure bon l'humus...
> Plus d'infos sur Dead or Alive
15:49 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : photographie, environnement
11.06.2010
"Le Déjeuner sous l’herbe" de Daniel Spoerri à ciel ouvert

Le « tableau-piège », constitué d’assiettes, de couverts et de reliefs d’un banquet ensevelis par Daniel Spoerri sera exposé à ciel ouvert les 2 et 3 octobre à l’occasion de la « Nuit Blanche » à Paris. De quoi retourner 27 ans en arrière, lorsque l’artiste, figure majeure des Nouveaux Réalistes, enfouissait en grandes pompes dans les jardins de l’ancienne fondation Cartier à Jouy-en-Josas (Yvelines) les restes d’un repas offert à 120 personnes. Une tranchée de 60 mètres avait été creusée à cet effet dans la pelouse. Plus de 50 kilos de trippes, bouteilles et vieux restes... ont ainsi été remisés sous terre. Et ce n’est que la semaine dernière que Daniel Spoerri, âgé aujourd’hui de 70 ans, a déterré son « Déjeuner sous l’herbe », en référence ironique au fameux « Le déjeuner sur l’herbe » d’Edouard Manet. Par ce geste, l’artiste –qui s’est fait connaître dès les années 1970 en réalisant ses premiers « tableaux pièges » constitués d’objets d’usage courant – entend ainsi poursuivre sa démarche d’exploration du quotidien.
Pour exhumer son œuvre, Daniel Spoerri s’est entouré… d’archéologues ! Car cette action pose la question de la légitimité de l’archéologie pour traiter du monde d’aujourd’hui. Que peut nous dire cette science sur l’époque où s’est déroulé le repas que nous ne saurions déjà ? À l’occasion du 50e anniversaire de la déclaration constitutive du mouvement des Nouveaux Réalistes, les vestiges seront présentés au public, sous une tente de chantier archéologique, les 7 et 8 octobre, au centre Georges Pompidou, puis au printemps 2011 au musée d’Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye. Photo : Denis Gliksman/INRAP
17:59 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.05.2010
Guillaume Bresson a la rage d’un Caravage

"C'est plus le mouvement que la violence qui m'intéresse. Et dans la violence, c'est la chorégraphie", confie Guillaume Bresson, diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2007. Remarqué à Bruxelles en 2009 lors d’une exposition à la galerie « Sorry we’re closed », Guillaume Bresson est le grand lauréat 2010 du Prix Sciences Po pour l’art contemporain.
Félicitations à ce Toulousain de 27 ans qui peint les violences urbaines avec un talent évident. Guillaume Bresson qui a la rage d’un Caravage s’inspire des compositions de Nicolas Poussin. Vent de furie à la lueur des réverbères, sous les reflets bleutés des gyrophares et des flammes vibrantes des voitures incendiées. Scène de rixe dans un parking désert. Coups et blessures... Guillaume Bresson ne laisse pas indemne, et cela fait du bien !

23:20 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : guillaume bresson, caravage
16.04.2010
La Tour ArcelorMittal Orbit d’Anish Kapoor déstabilise les Londoniens
115 mètres de haut, soit 22 mètres de plus que la statue de la liberté, la structure monumentale d'acier asymétrique imaginée par l’artiste britannique d’origine indienne Anish Kapoor dans le cadre des JO 2012 de Londres, ne fait pas l’unanimité parmi les Londoniens. L’oeuvre symbolise « l’instabilité de notre monde », commente l’artiste, lauréat en 1991 du Turner Prize qui récompense le nec plus ultra de la jeune création. Pour évoquer cet amas d'anneaux brisés entrelacés, certains parlent déjà d’une « grue déglinguée » ou d’un « trombone mutant géant ».Le monument, qui s'appellera l'ArcelorMittal Orbit, a coûté 18 millions d'euros à Lakshmi Mittal, président du groupe sidérurgique ArcelorMittal, magnat indien de l'acier, l’homme le plus riche résidant en Grande-Bretagne. Rappelons qu’Anish Kapoor sera l’invité de Monumenta en mai 2011, au Grand Palais.
> Voir l'interview d'Anish Kapoor à la BBC
17:47 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : anish kapoor
07.04.2010
Jeff Koons va t-il nous embarquer dans sa BMW M3 GT2 ?
En Pole position, le sculpteur américain Jeff Koons signe le 18ème véhicule du programme BMW Art Car, une M3 GT2. La voiture de course sera présentée le 1er juin à Paris au Centre Pompidou avant d’être alignée au départ des 24 Heures du Mans le 13 juin prochain. La dernière Art Car du constructeur allemand remontait à 1999 (proto V12 LMR, par Jenny Holzer). Elle prendra ainsi le relais de la 3.0 CSL revue par Alexander Calder et des créations signées Roy Lichtenstein ou Frank Stella. La BMW M3 GT2 de Jeff Koons fera t-elle aussi forte impression que la BMW M1 d’Andy Warhol en 1979 ? Jeff Koons se déclare prêt à se « connecter », par le biais artistique, à cette notion de puissance. Face à cet égo de compétition, attention qu’il ne s’envole pas !
> Téléchargez le fond d'écran Jeff Koons aux couleurs de la M3 GT2

19:00 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jeff koons
02.04.2010
Le crocodile de Guillaume Renou a les crocs
Gueule ouverte, prête à mordre… le Crocodile est depuis plusieurs mois au centre d’une lutte féroce entre le plasticien Guillaume Renou et la mairie de Bordeaux. Le jeune sculpteur bordelais, âgé de 32 ans, a réalisé cette œuvre « dentesque » dans le cadre d’une exposition collective qui s’est déroulée l’année dernière, de mai à août. Installée dans les jardins de l’Hôtel de Ville, cette sculpture a également participé au festival d’art contemporain Evento en octobre. En inox poli et verre coloré, mesurant 8 mètres de haut et pesant quelque 1 846 kilos, elle ne passe pas inaperçue. Mais ces « Dents de Juppé », comme les ont surnommées les Bordelais du nom de leur célèbre édile aux dents longues, sont désormais enlisées dans un marigot juridique. En cause : un différend financier opposant l’artiste à la ville sur le coût de l’œuvre et sur des dégâts qui lui auraient été infligés. Philippe Renou, qui a financé ce projet à l’aide de deux mécènes, estime son prix à 100 000 euros alors que la Ville ne lui en aurait remis que le Xe, soit 10 000 euros. De son côté, la mairie en appelle au résultat d’une expertise juridique qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois. En attendant, l’artiste a mis la tête de son Croco à prix : 300 000 euros. Avis aux acquéreurs !
22:54 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : bordeaux
11.02.2010
ça pousse et ça mousse pour Michel Blazy

19:06 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : michel blazy, rurart
05.02.2010
Speed Painting 1 : P. Nicolas-Ledoux en compétition
Speed Painting : 6 artistes ont 99 minutes pour peindre une œuvre. Un nouveau concept de performance artistique initié par la galeriste Magda Danysz. Face à la toile blanche d'un même format, les peintres ne peuvent faire appel qu’à leur talent et leur virtuosité. En compétition : P. Nicolas Ledoux, Vuk Vidor, Gaël Davrinche, Kosta Kulundzic, Axel Pahlavi et Stéphane Pencréac'h. Samedi 13 février, les artistes auront ainsi 99 minutes pour convaincre. Une première édition qui s'annonce musclée.
Venissage de l'exposition, le jour même, de 18 heures à 21 heures. Découvrez les 6 toiles réalisées au cours de la performance, du 13 février au 20 mars, galerie Magda Danysz, 78 rue Amelot, Paris 11e.
Déliredelart a interrogé le peintre et dessinateur français P. Nicolas-Ledoux, 42 ans, à J-8 de l'événement :
P. Nicolas-Ledoux, le 11 février, aurez-vous peur de la toile blanche ?
Non… Je vais bien me préparer. Pour moi les enjeux ne sont pas dans le geste, la qualité de ce qui est peint, la virtuosité… donc je ne crains pas la toile blanche… juste le temps qui va passer vite… une relative mais excitante pression… mais ce que je prévois de faire peut ne pas être terminé…
Une thématique a t'elle été imposée ?
Non, pas à ma connaissance et c’est bien de se confronter à un format, un support et une durée fixe et limitée.
Que pensez-vous faire surgir de votre peinture improvisée : un "freak", un robot, des taches, un slogan ?
Suspens… Mon travail est lié au contexte et là je suis servi… une réflexion sur la peinture… pour un peintre qui fait peindre… et qui ici ne le fera pas. Mon travail est avant tout critique, conceptuel dans son approche… Je m’attaque alors à cette possibilité / impossibilité de peindre – à cette histoire chargée de la Peinture et à sa réalité contemporaine – comme à l’influence qu’elle a sur ma pratique de l’art… Je suis très sensible à la Peinture, aux peintures… vaste challenge !
Quels matériaux allez-vous utiliser : papier, plume, encre, gouache, crayon noir ?
Un crayon, une règle, un pot d’acrylique noire, un pinceau.
Que cette confrontation vous inspire t-elle ? Une compétition, une stimulation, une émulation ?
Une manière d’interroger une pratique avec ses propres outils : ceux de la peinture… de poser l’artiste aussi comme critique… et non plus comme simple producteur. D’étendre le territoire de l’art là où il peut encore poser questions, souvent alors à la frontière de l’art… Ici à la frontière de la crédibilité… Justement.
> En savoir plus sur P. Nicolas-Ledoux www.pnicolasledoux.fr
> Voir la performance sur www.lachainetele.tv
09:44 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.11.2009
Christian Boltanski vend son œuvre ultime en viager
Compte à rebours pour Boltanski ! A partir du 1er janvier, et ce jusqu’à sa mort, Christian Boltanski, 65 ans, sera filmé nuit et jour dans son atelier de Malakoff. Les images seront retransmises en direct dans une caverne de Tasmanie, une île lointaine d’Australie. L’acheteur, David Walsh, un collectionneur tasmanien passionné par les œuvres macabres, ne pourra rien faire de ces images avant la disparition de l’artiste. Selon l’AFP, l’homme avait proposé à l’artiste à sa mort d’acheter ses cendres, il a finalement obtenu de Boltanski « un morceau de mémoire », son œuvre ultime, que l’on espère la plus longue possible...Christian Boltanski n’est pas le premier à avoir vendu de son vivant sa dernière œuvre. En effet, Roman Opalka, 78 ans, a déjà vendu sa dernière toile qu’elle soit achevée ou non – par conséquent une toile de 196 x 135 reproduisant une suite de nombres sur un fond 1% plus blanc à chaque toile.
2010, sera l’année Boltanski !L'actualité Boltanski est décidément très riche ! Du 13 janvier au 21 février, le plasticien présente dans le cadre de Monumenta 2010 « Personnes », un théâtre de la commémoration à la fois visuel et sonore, sous la grande nef du Grand Palais. Une grue viendra régulièrement puiser dans un immense tas de vêtements. Une œuvre éphémère dans la continuité de son travail sur la mémoire. A cette occasion, Boltanski invite chaque visiteur à enregistrer les pulsations de son propre cœur dans une cabine prévue à cet effet. Ces enregistrements s’ajouteront à la collection permanente des « Archives du cœur » réunie par l’artiste. A partir de 2010, ces pièces seront conservées à l’abri du temps sur l’île japonaise de Teshima, dans la mer intérieure de Seto, grâce à l'intervention d'un autre mécène. (Photo : Christian Boltanski 2005 - « Le Cœur »)
« Le problème n'est pas de créer une oeuvre d'art mais de savoir comment elle fonctionne. Ce n'est pas de faire des oeuvres belles, mais des oeuvres qui, dans un certain moment, font comprendre des choses aux gens », avait expliqué Christian Boltanski au sujet de l’une de ses œuvres « Monument Odessa » (1989). Cette installation mettant en scène le visage de 17 gamins souriants, portraits d’enfants juifs déportés collés sur des boites de biscuits rouillées et reliées entre elles par une guirlande lumineuse, figure parmi les oeuvres emblématiques : elle figure d'ailleurs -avec l'accord de l'artiste- dans ma collection du Musée du Sourire depuis 1996.
Du 15 janvier au 28 mars : au MAC/VAL, Vitry-sur-Seine, à découvrir une installation magistrale imaginée comme un film à grand spectacle qui incite à faire l'expérience d'un monde imaginaire.
A NE PAS MANQUER : le 18 janvier, à 22h30, sur Arte, "Les vies possibles de Christian Boltanski" (en DVD le 6 février), un film de Heinz Peter Schwerfel.
23:20 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : boltanski, monumenta






















