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    Titouan Lamazou et Michel Onfray ensemble contre la misogynie

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    « Sauf ma mère », tout est dit dans le titre évocateur de cette exposition consacrée au plasticien Titouan Lamazou à la Médiathèque d’Argentan (Orne), jusqu’au 18 septembre. Toute l’ignominie faite aux femmes dans le monde, toutes les insultes qui leur sont portées chaque jour au corps et à l’âme… La femme-objet est au cœur de la cinquantaine de dessins, peintures et photographies de Titouan Lamazou, une sélection opérée par le philosophe Michel Onfray. Après Vladimir Velickovic, Ernest Pignon-Ernest, Bettina Reims, Gérard Fromanger ou encore Valerio Adami, Titouan Lamazou est le 8e artiste à répondre à l’invitation du philosophe. Un fil conducteur : le corps éprouvé, le corps amoureux...

    Alexia Guggemos_Michel Onfray.jpg« Les immenses photographies de Titouan Lamazou sont d’authentiques constructions conceptuelles, des assemblages de formes prélevées dans les milliards de pixels de centaines de clichés qui se trouvent reportées sur un théâtre scénographie par ses soins. Le prétendu réel pris sur le vif n’est pas un réel réel mais un réel virtuel constitutif d’un autre réel. Lequel ? Un réel politique et militant… », explique Michel Onfray. Ensemble, le philosophe et l’artiste livrent leur vision de la misogynie dans le monde dans un livre édité chez Gallimard. Le catalogue de l’exposition « Sauf ma mère » est un manifeste de 48 pages en hommage aux femmes battues, violées, prostituées… non pas seulement à Katmandou (Népal), Djibouti ou Nouadhibou (Mauritanie), mais aussi dans les quartiers chics de notre capitale. 100_0333.jpg« La différence entre les esclaves du passé et ceux d’aujourd’hui réside dans le fait que les immigrés contemporains financent eux-mêmes leur voyage. Les migrantes se livrent inconscientes à leur propre traite. Le puits de la désolation est sans fond », confie Titouan Lamazou. A l’appui, le portrait de Blessing, migrante nigériane, choisi pour illustrer l’affiche de l’exposition.
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    Levi van Veluw au MAD de New York

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    Autoportraits en mousses, petits cailloux, copeaux de bois, cheveux... Sur ces images, le visage et les épaules du Hollandais Levi van Veluw sont couverts de matériaux naturels. Plus un seul centimètre carré de peau visible ! Une série d’une vingtaine de portraits-paysages montrant un même visage sous un même angle de vue. A 25 ans, le photographe ne fait qu'un avec les éléments choisis. "Chacun m'inspire une transformation différente", explique l'artiste. Un camouflage qui renouvèle le body art. Pour autant, il s'est largement fait remarquer à l'exposition "Dead or Alive" au MAD, le Musée des arts et du design de New-York. Jusqu'au 24 octobre, trente artistes regroupés sur le thème de l'art "organique" questionnent notre rapport à l'environnement. Dans les allées du MAD, il y fleure bon l'humus...
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    William Wegman en chien et en os

    Capture d’écran 2010-01-19 à 00.14.50.pngEn feuilletant le dernier numéro d'un hebdo national, je suis tombée sur une photo de William Wegman montrant l'un de ses braques de weimar vêtu d'un superbe manteau camel pour illustrer un article portant sur la saga Max Mara. Le regard sombre, le chien semble abandonné par son maître... Et pour cause ! Dans l'article, pas la moindre info sur Wegman, pas même un crédit sur la photo prise comme une simple illustration du sujet intitulé "Manteau en majesté". Or cette photo de 2001, intitulée  "Max Mara Dog 109", fait en réalité partie d'une série commandée par la marque à l'artiste dans l'optique de "glamouriser" la campagne de pub de la marque fondée en 1951. Dommage que les lecteurs n'aient pas eu droit à cette info qui leur aurait permis de (re)découvrir cet artiste drôle et attachant.

    william_wegman.jpgLe photographe américain William Wegman a en effet commencé à dresser le portrait de son fidèle compagnon, baptisé Man Ray, dans les années 70. Avant de continuer avec Fay Ray, héritier de la dynastie. Il s’est amusé à le placer de dos, à la manière des philosophes ou du peintre romantique Caspar D. Friedrich. Ses clichés ont fait depuis le tour du monde. On parle moins en revanche de son travail de peintre exposé notamment au Domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan. C'est un peu comme Alain Séchas montrant autre chose que ses chats : surprenant et décevant à la fois, car, après tout, on les aime pour le miroir qu'ils nous tendent !

    > Plus d'infos sur www.williamwegman.com

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