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<title>Délire de l'art - delires_de_l_art</title>
<description>Blog Art contemporain animé par Alexia Guggémos, journaliste, conservatrice du Musée du sourire. Petite chronique souriante sur l'art d'aujourd'hui pour vous éviter les expos chiantes et chères. Une approche 2.0 et décomplexée de la critique d'art.</description>
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<title>Mariel Clayton : Barbie m’a tuer</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Sat, 17 Sep 2011 18:35:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;img id=&quot;media-199030&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0;&quot; title=&quot;&quot; src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/02/00/851842943.jpg&quot; alt=&quot;barbie-mariel-clayton.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Ames sensibles s’abstenir ! Barbie Tueuse Sanguinaire vient de commettre un nouveau forfait ! Elle vient de décapiter et de dépecer Ken, dont les restes trainent sur le carrelage de la cuisine…&lt;/strong&gt; Souriante, heureuse, elle admire son travail, un verre de Schweppes bien mérité dans une main, une épée dans l’autre, bien plantée dans l’abdomen du monsieur. Au mur, entre les poêles et la liste de course fichée sur le frigidaire, deux fusils mitrailleurs sont accrochés au mur. Est-ce parce que Ken a refusé de faire la vaisselle que Barbie s’est mise dans une rage meurtrière et fait bouillir sa tête dans la marmite ? Toujours est-il que la photographe canadienne Mariel Clayton – dont j’ai découvert les œuvres dans Beaux Arts de ce mois-ci - a décidé de passer à l’action et de dégainer devant toute tentative de stéréotype sexiste. Ras le bol des femmes au foyer et autres blondasses censées se manucurer les ongles pour leur bel étalon !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La jeune-femme a eu le déclic gore au Japon, en regardant toutes les figurines kitch destinées aux petites filles. Sus à Mattel et autres fabricants de stéréotypes, il va y avoir du sang sur les murs ! Barbie bouchère, Barbie aux toilettes, Barbie insomniaque… Mariel Clayton joue des éclairages et des contrastes pour nous dépeindre un monde aux codes inversés. Un travail aussi réjouissant que celui de la photographe allemande Anne-Catherine Becker-Echivard avec ses mises en scène ironiques de poissons. Ici la révolte sociale a passé un cap. Il était temps que Barbie se rebiffe !&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;gt; Voir le site de Mariel Clayton&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.thephotographymarielclayton.com/&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;www.thephotographymarielclayton.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;gt; Voir plus de photos sur Flickr&lt;/p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/marielclayton&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;http://www.flickr.com/photos/marielclayton&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Invader 1000 : un ovni de l'art contemporain à Paris</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Thu, 09 Jun 2011 14:15:47 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/02/00/1509161098.jpg&quot; id=&quot;media-188856&quot; alt=&quot;Visuel-Exposition-1000-invader.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-188856&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Invader, le street artiste français qui avait envahi les pages du quotidien &lt;a href=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/archive/2009/03/21/space-invader-s-est-pose-chez-20-minutes.html&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;20 Minutes&lt;/a&gt; en mars 2009, expose à La Générale, avenue Parmentier à Paris (11e), et à la galerie Le Feuvre, rue du faubourg saint Honoré (8e), jusqu'au 3 juillet&lt;/b&gt;. Deux lieux : un lieu undergroung à l'image des zones en friche qui inspire Invader à travers le monde, et une galerie d'art parisienne. Grande rétrospective du travail de l'un des artistes plus populaires en France. En effet, qui n'a pas remarqué en se promenant dans Paris l'une des 1000 mosaïques collées au coin d'une rue, au dessus du périphérique, à intérieur d'une cour...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/00/01/136746522.jpg&quot; id=&quot;media-188857&quot; alt=&quot;photo13.JPG_effected.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-188857&quot; /&gt;A La Générale, découvrez le scooter avec lequel Space Invader se rend sur le lieu de ses crimes. Bardé d'autocollants, le véhicule est connu des services de police. Une vidéo montre l'artiste en train d'escalader les echaffaudages, grimper sur le toit des immeubles. Il intervient masqué. Du reste, au vernissage, personne n'a pu le reconnaître, il est passé inaperçu...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exposition présente le travail d'Invader autour des rubiks cubes, un mouvement qu'il nomme le &quot;Rubikcubisme&quot;, dont une série de portraits dans la série des méchants (Ben Laden) et des gentils, ainsi que des couvertures de pochettes de disques (Queen). Personnellement, j'ai eu le bonheur de faire l'acquisition pour le Musée du sourire du portrait du &lt;a href=&quot;http://www.museedusourire.com/musee/109-space-invader.html&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Dalaï-Lama&lt;/a&gt;. Deux expositions exceptionnelles à ne pas manquer.&lt;/p&gt;
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<title>Tirage au sort Boltanski : 017914 sera t-il mon numéro Chance ?</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Sun, 05 Jun 2011 12:38:59 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/00/02/17439662.jpg&quot; id=&quot;media-188382&quot; alt=&quot;chance-boltanski.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Grattez et gagnez une œuvre de Christian Boltanski à l’occasion de la 54e biennale de Venise !&lt;/b&gt; Collée sur la Une de Libération datée du 3 juin, une zone à gratter afin de découvrir « son » numéro… L’autocollant montre un visage découpé en trois bandes verticales. Il évoque l’installation spectaculaire « Chance » exposée à la biennale jusqu’au 27 novembre et par laquelle l’artiste interroge le hasard et le destin : Un long ruban composé de 600 visages de nourrissons. A peine nés et déjà embarqués sur le grand huit de la mort - ou de la vie. A intervalles irréguliers, une sonnerie retentit, le fracas modéré s’arrête, le ruban ralentit, le visage d’un nouveau-né s’immobilise sous l’objectif d’un appareil photo. Il est saisi, il a été choisi. Pour concrétiser cette idée de la chance, Boltanski a souhaité concrètement mettre en place une loterie pour chacun des visiteurs : « Chacun est invité à participer à un jeu consistant à recomposer sur un écran un visage à partir de fragments de visages de bébés et de vieillards qui défilent à toute allure. S’il arrive à restituer un vrai visage en poussant le bouton au bon moment, il gagne l’œuvre», commente Jean-Hubert Martin, commissaire du Pavillon français. Le lecteur de Libération peut donc, lui aussi, s’amuser avec les lois du hasard : si son numéro est tiré au sort, il gagne une œuvre de l’artiste d’une valeur de 10 000 euros.&lt;br /&gt; Le mien est le 017914. Mais en le découvrant, je n’ai pas pu retenir un certain malaise compte tenu du sens que Boltanski donne à chacune de ses créations, souvent évocatrice de la Shoah : comment le numéro peut-il ne pas évoquer celui qui était tatoué sur l’avant bras des déportés juifs et qui figurait aussi sur des bandes cousues sur leurs vêtements...&lt;br /&gt; Tirage au sort le 10 juin.&lt;/p&gt;
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<title>White Cube ou l'essence de l'art contemporain : 1er parfum d'artiste</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Fri, 13 May 2011 09:17:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/00/1195422360.jpg&quot; id=&quot;media-185574&quot; alt=&quot;whitecube-moben.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-185574&quot; height=&quot;237&quot; width=&quot;156&quot; /&gt;&quot;Une pointe de mandarine verte, et l'odeur de champignon en moins... &quot; Le parfum White Cube que l'artiste Maurice Benayoun s'apprête à lancer en juin évoque l'odeur commune à tous les vernissages, celui de l'acrylique.&lt;/b&gt; &quot;La peinture fraiche, ça sent le champignon !&quot; poursuit le maître de l'art digital, qui, a travers cette création rend bien réel notre rapport au monde. Réalisé par le nez Patrice Dana, directeur du Studio des Parfums, la fragance baptisée &quot;L'essence de l'art contemporain&quot;, est basée sur les sensations émotionnelles de Moben (l'autre nom de Maurice Benayoun). Dans son atelier parisien, j'ai testé pour vous ce parfum d'artiste inédit, intense ! Sans doute, le parfum le plus arty et le plus snob qui soit, pas encore commercialisé.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Jusqu'au 3 juillet, à la M&lt;a href=&quot;http://www.the-dump.net/&quot; target=&quot;blanck&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/02/1382609788.jpg&quot; id=&quot;media-185529&quot; alt=&quot;maurice-benayoun-whitebox-parfum.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-185529&quot; /&gt;&lt;/a&gt;édiathèque George Sand à Enghein-les-Bains (Val d'Oise), Maurice Benayoun expose la série &quot;Quarxs&quot; réalisée entre 1990 et 1993 avec François Schuiten et Benoît Peeters. Ce programme est la toute première série en images de synthèse 3D haute définition. Il est accompagné de tous les dessins et objets préparatoires ayant servi à la réalisation de ce projet. Parallèlement, Maurice Benayoun présente un travail de recherche : &lt;a href=&quot;http://www.the-dump.net/&quot; target=&quot;blanck&quot;&gt;The Dump&lt;/a&gt; (La Décharge) constitué d'un répertoire d’esquisses, de projets difficilement réalisables, de concepts pertinents, délirants, ou flottants qu’il dépose sans distinction dans un espace qui a pris la forme d'un blog, à l'origine d'une thèse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;gt; le site de Maurice Benayoun &lt;a href=&quot;http://www.benayoun.com&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;www.benayoun.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Anish Kapoor au Grand Palais : c'est gonflé !</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Tue, 10 May 2011 10:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/02/00/1250158924.jpg&quot; id=&quot;media-185200&quot; alt=&quot;anish kapoor_leviathan.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-185200&quot; height=&quot;406&quot; width=&quot;271&quot; /&gt;Jusqu'au 23 juin, une sculpture monumentale gonflable aux formes organiques a envahi le Grand Palais : 100 mètres de long, 17 mètres de haut, pour une masse globale de 72 000 m3...&lt;/b&gt; Dédiée à l’artiste chinois Ai Wei Wei, victime de l’oppression politique dans son pays, l’œuvre est intitulée « Léviathan ». L’artiste britannique Anish Kapoor, d’origine indienne, fait ainsi référence à la monstruosité, bien sûr, mais aussi au Traité politique de Thomas Hobbes (1651) dans lequel le philosophe britannique compare le corps humain à une machine. Elle n’est pas sans rappeler non plus les sculptures en bronze du Britannique Henri Moore (1898-1986). A la différence majeure que l’œuvre de Kapoor, composée de vide, se génère elle-même.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l’intérieur de la matrice, le rouge domine, vibrant, flamboyant, intranquille… L’émerveillement nait d’un rayon de soleil qui, parfois, voit l’immense verrière se refléter sur ses flancs. La lumière interagit. La peau en polyester irradie. Assemblage et tension. Utilisée pour sa couleur et sa translucidité, la bâche de 22 000 m2 qui compose la structure nous renvoie à nos interrogations. Comment le lieu crée-t-il la forme ? Richard Serra nous avait fait lever le nez en l’air en 2009, Christian Boltanski nous avait réfrigéré au sens propre comme au figuré en 2010, Anish Kapoor nous invite à appréhender le vide et le plein, magistralement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &amp;gt; Infos pratiques sur &lt;a href=&quot;http://www.monumenta.com/&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;www.monumenta.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/01/1087763550.jpg&quot; id=&quot;media-185212&quot; alt=&quot;monochrome-anish-kapoor.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-185212&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Oui, à la Chaise de la Mariée de Lochan Upadhyay</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Fri, 29 Apr 2011 23:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/00/00/1414254889.jpg&quot; id=&quot;media-183659&quot; alt=&quot;lochan-upadhyay.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-183659&quot; /&gt;Majestueuses, les deux Chaises de mariage de l’Indien Lochan Upadhyay m’ont fait pousser la porte de la galerie Albert Benamou à Paris cet après-midi, jour du mariage de Kate et William...&lt;/b&gt; Réalisées à partir de chutes de tissus de saris apportées par toutes les femmes du village de l’artiste, Partapur, situé dans l’ouest de l’Inde, les Chaises font référence à la dot que la famille de la mariée doit payer à celle du futur mari... une tradition, sans doute à l’origine de la pénurie des femmes en Inde. Le pays ne compte actuellement que 93 femmes pour 100 hommes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Diplômé de la prestigieuse Université des Beaux-Arts de Baroda, Lochan Upadhyay, 27 ans, s’est fait remarqué par la puissante FICA, Fondation pour l’art contemporain. « Ce qui compte pour moi, c’est l’esprit participatif », m’a confié l’artiste présent à la galerie. Au cœur de son travail, la relation privilégiée avec les habitants de Partapur dont il a réalisé une série de portraits. &lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/02/838299304.jpg&quot; id=&quot;media-183664&quot; alt=&quot;lochan-upadhyay-portrait.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; name=&quot;media-183664&quot; /&gt;« Lorsqu’ils posent fièrement sur cette chaise-trône, j’aime le contraste de leur vêtement avec le panaché des pièces de tissus colorés. » La même démarche participative préside à la série des « Mobile home », des sculptures faites à partir de fils multicolores torsadés 100% en plastiques recyclés. L’exposition présente une dizaine d’œuvres qui sont autant de messages solennels contre la pollution qui dépasse en Inde tous les seuils autorisés.&lt;br /&gt; Galerie Albert Benamou, 24, rue de Penthièvre Paris 8e. Jusqu’au 30 juin.&lt;br /&gt; &amp;gt; &lt;a href=&quot;http://www.benamou.net&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;www.benamou.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/02/1730655497.jpg&quot; id=&quot;media-183661&quot; alt=&quot;mobile-home-lochan-upadhyay.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-183661&quot; /&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Fukushima entre dans le musée des Accidents imaginé par Paul Virilio</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
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<pubDate>Thu, 17 Mar 2011 10:02:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/00/02/11562167.jpg&quot; id=&quot;media-178008&quot; alt=&quot;bruce_conner.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-178008&quot; height=&quot;338&quot; width=&quot;269&quot; /&gt;« &lt;i&gt;D’incidents en accidents, de catastrophes en cataclysmes, la vie quotidienne devient un kaléidoscope où nous affrontons sans cesse ce qui vient, ce qui survient inopinément, pour ainsi dire ex abrupto…&lt;/i&gt; » &lt;b&gt;La pensée du philosophe Paul Virilio, qui analyse avec une acuité de visionnaire les phénomènes liés à l’accélération du temps et la vitesse en général, s’impose aujourd’hui à nous à la lueur de ce qu’il appellerait « l’accident majeur » et qui se déroule sous nos yeux au Japon.&lt;/b&gt; Conservateur d’un musée imaginaire des Accidents, il a été le commissaire de l’exposition « Ce qui arrive » à la Fondation Cartier en 2003.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Parmi les artistes que Paul Virilio, ce partisan d’une « conscience de la science » avait choisi d’exposer, le réalisateur américain Bruce Conner (1933-2008), pionnier du cinéma expérimental&lt;/b&gt;. En 1958, ce dernier avait réalisé un film intitulé « A movie », à nouveau projeté au Centre Pompidou en novembre dernier comme un signe prémonitoire... En 12 minutes, Bruce Corner entreprend, sur un mode tragicomique, de traverser plus de la moitié du XXe siècle, son procédé chaotique coïncidant parfaitement avec les cataclysmes de l'histoire. En inventoriant de manière aussi concise que spectaculaire le potentiel de dévastation de l'humanité, l’artiste rejoint le philosophe pour qui, ainsi qu’il le dit sur le site de &lt;a href=&quot;http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/fondamental/20110317.OBS9816/notre-puissance-se-retourne-contre-nous.html&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Sciences et Avenir&lt;/a&gt;, notre époque « &lt;i&gt;mériterait une intelligence scientifique et politique pour la penser, intelligence qui fait défaut.&lt;/i&gt; »&lt;br /&gt; &lt;i&gt;Photo : Bruce Corner&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;gt; Voir le film de Bruce Conner &lt;a href=&quot;http://www.tudou.com/programs/view/3-9tCeFX0Eo/&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;A movie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Daniel Firman expose sa troupe chez Perrotin : Blackflip !</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Sun, 27 Feb 2011 10:29:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/02/02/1801270108.jpg&quot; id=&quot;media-175849&quot; alt=&quot;daniel-firman.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-175849&quot; /&gt;Pris dans un élan chorégraphique, les &quot;personnages&quot; de Daniel Firman sont traités sur un mode réaliste.&lt;/b&gt; Chargés d’objets quotidiens, entravés par leurs vêtements, simplement arrêtés ou encore en équilibre dans l’espace, ses figures grandeur nature traduisent des situations physiques et morales parfois excessives et drôles, invitant à transformer la perception d’un lieu. Jusqu’au 30 avril, le galeriste Emmanuel Perrotin consacre à cet artiste français de 44 ans une exposition intitulée « Blackflip ». Faites comme moi, laissez-vous surprendre en découvrant « Jenny » en plein saut périlleux avant ou encore « Joséphine » en plein déhanchement.&lt;br /&gt; Le parcours de Daniel Firman est exemplaire. Une première exposition à la galerie Patrick Martin à Lyon en 1995, et le Lyonnais se retrouve dans plusieurs expositions collectives en région. Remarqué en 2000 par le critique d’art Franck Lamy - aujourd’hui chargé des expositions temporaires au MacVal - il est alors présenté au galeriste parisien Alain Gutharc qui l’expose pendant plus de 8 ans. En 2007, à l’occasion de l’exposition « La masse grave » à Paris, je me souviens d’Alain Gutharc m’expliquant la démarche de Daniel Firman, ancien danseur et chorégraphe. « Il cherche le geste précis, sans artifice. Ainsi, ses photos de personnes en suspension ne sont pas des photomontages : ses modèles ont réellement été mis dans des positions acrobatiques », m’avait-il affirmé. Le mouvement en mode pause… En 2008, Firman expose au Palais de Tokyo : « Würas (à 18 000 km de la terre) » et rejoint, l’année suivante, l’écurie Perrotin. A quand Miami ?&lt;br /&gt; « Blackflip » ne montre pas seulement la troupe favorite de Daniel Firman mais plusieurs autres sculptures récentes dont une machine à laver « Rotomatic » qui tourne sur elle-même au rythme de ses programmes de lavage, évoquant le corps d’un danseur tournant sur lui-même.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;gt; Le site de Daniel Firman &lt;a href=&quot;http://www.danielfirman.com&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;http://www.danielfirman.com&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;a&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/02/02/1969157508.jpg&quot; id=&quot;media-175850&quot; alt=&quot;blackflip-daniel-firman.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-175850&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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<title>Le sapin-princesse d’Annette Messager n’aura vécu que le temps d’une valse…</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Thu, 23 Dec 2010 17:05:50 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/00/750262221.JPG&quot; id=&quot;media-168723&quot; alt=&quot;Sapin A Messsager.JPG&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;b&gt;Imaginez un sapin habillé d’une robe de princesse dorée faite en couvertures de survie !&lt;/b&gt; C’était le joli spectacle qu’Annette Messager avait choisi d’offrir aux habitants de Saulieu (Côte-d’or) pour ce Noël 2010, jusqu’au 15 janvier. De la féérie et du rêve… Proposée par les Nouveaux Commanditaires (ces conseillers en mécénat soutenus par la Fondation de France), il s ‘agissait d’une commande sur mesure pour Annette Messager, 68 ans, colporteuse de « rêves simiesques », magicienne de monde chimérique fait d'amalgames et de carambolages de symboles. Son sapin devait être inauguré le 11 décembre. La veille au soir, il était fin prêt lorsqu’une bourrasque vint tout emporter. Désastre ou vilain sort ? Satané fichu temps ! L’artiste garde le sourire et confie à Phillippe Dagen, journaliste au Monde, « Ça me plaît assez, comme dans un conte japonais... » En 2008, inaugurant la série, l'artiste suisse John Armleder avait changé son sapin en une immense grappe de raisin bleutée. En 2009, l’artiste allemande résidant en France, Gloria Friedmann, avait fait un accrochage de photos dans le sapin, toutes sur le même sujet, des poignées de main symboliques d'hommes d'Etat. Pour Noël 2011, gageons que l’artiste choisi évitera toute prise au vent !&lt;/p&gt;
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<title>FIAC 2010 : Anne Brégeaut à l'honneur chez Semiose</title>
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<author>noreply@20minutes-blogs.fr (Alexia Guggémos)</author>
<category>Délires de l'art</category>
<pubDate>Wed, 20 Oct 2010 17:34:00 +0200</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/01/02/1513248135.jpg&quot; id=&quot;media-160761&quot; alt=&quot;place to lie_anne-bregeaut.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-160761&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;Anne Brégeaut, 39 ans, est l’une des artistes françaises les plus prometteuses de sa génération.&lt;/b&gt; A la &lt;a href=&quot;http://www.fiac.com&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;FIAC 2010&lt;/a&gt;, « Un bel endroit pour mentir », la gouache d’Anne Brégeaut (photo ci-dessus) est présentée Cour Carrée sur le stand de la galerie &lt;a href=&quot;http://www.semiose.com&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;Semiose&lt;/a&gt;, jusqu'au 24 octobre. Avec cette œuvre aux dimensions plus larges qu’a son accoutumée – 80cm x 120cm -, elle donne une perspective nouvelle à ses paysages imaginaires tout droit sortis de contes de fées. Land Art, paysages fantasques, paysages improbables, nourris davantage par son imagination que par l’observation de la nature… Avec humour, Anne Brégeaut opère des confrontations ironiques et tendres de l’enfance face à l’aridité de notre monde. &lt;img src=&quot;http://deliredelart.20minutes-blogs.fr/media/02/01/351479148.jpg&quot; id=&quot;media-160762&quot; alt=&quot;letsdance_anne-bregeaut.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; name=&quot;media-160762&quot; /&gt;A travers « Anniversaire » (2006) montrant un bouquet constitué d’une cinquantaine de bougies d’anniversaire, l’artiste évoque notre âme d’enfant malgré les années qui passent. Cette pièce, minuscule cette fois-ci -6,5cm x 5,5cm-, fait partie de l’exposition &lt;b&gt;« Let’s dance » au Mac/Val&lt;/b&gt; à Vitry-sur-Seine (du 22 octobre 2010 au 16 janvier 2011).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Diplômée des Beaux Arts de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Anne Brégeaut dessinait à ses débuts comme dans un journal intime : dessins enfantins, phrases apparemment anodines, dans laquelle elle exprimait les vacillements du couple, les crispations de la solitude, la poésie de l’attente… Anne Brégeaut aiguise alors notre curiosité en faisant appel à nos expériences les plus intimes. Dans la série de dessins intitulée « &lt;b&gt;Est-ce que tu m’aimerais encore ?&lt;/b&gt; » (1995), l’artiste efface, membre après membre, le corps d’une jeune femme jusqu’à la faire disparaître complètement. Dans ce petit carnet rose, page après page, Anne Brégeaut réitère cette même question « Est-ce que tu m’aimerais encore ? », dans… L’évanescence du corps, la litanie de la locution évoquent tout à la fois le souvenir, la peur d’être oubliée par l’Autre et la fragilité du rapport amoureux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Pour le jeune groupe de rock Twin Twin, en 2009, Anne Brégeaut réalise le clip en dessins animés. « Je veux garder de toi l’image des jours heureux… L’amour est un serpent qui s’enroule sur mon cœur serrant indifférent à ma douleur… &lt;b&gt;J’veux d'l’amour&lt;/b&gt; ! » J’adore. A faire buzzer sur Facebook !&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;gt; Le site d'Anne Brégeaut &lt;a href=&quot;http://anne.bregeaut.free.fr&quot; target=&quot;blank&quot;&gt;http://anne.bregeaut.free.fr&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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