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18/05/2011

Les Yeux du Louvre, par Mimmo Jodice : séquence émotion !

portraits-mimmo-jodice-louvre.jpgHommage aux « Habitants du Louvre », comme les appelle Christian Boltanski, ces personnages peints par les maîtres anciens, anonymes ou célébrités de l’époque. Jusqu’au 15 août, pour la 6e année consécutive, le Louvre a donné carte blanche à un photographe. Après le Français Jean-Luc Moulène et l’Américaine Nan Goldin, c’est au tour du Napolitain Mimmo Jodice d’apporter son regard sur les collections du musée, en confrontant peinture et photographie.

Passion, anxiété, arrogance, douceur… tous les visages que Mimmo Jodice nous offre au regard nous observent avec intensité. Rendez-leur visite, ils vous attendent ! Ce sont cinquante portraits en noir et blanc : les uns, vivants - les membres du personnel du Louvre – les autres, peints. Les yeux des personnes photographiés sont alignés à la même hauteur et fixent le visiteur. « J’ai cherché à mélanger la réalité d’aujourd’hui et celle des siècles passés, montrer dans les visages d’hier et ceux d’aujourd’hui les mêmes sentiments », explique ce « voyageur dans le temps » de 77 printemps, connu pour son œil tendre sur les ravages du temps, notamment sur les sculptures grecques et romaines. « S’ils n’avaient pas été peintres, ils auraient été photographes ! », m’a confié l’artiste (photo ci-dessous : portrait de Mimmo Jodice par moi-même !).

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17/12/2010

La Communauté Louvre et les étudiants de l’ICART Bordeaux

communaute-louvre-Alexia-Guggemos.jpgLe réseau social du Louvre communauté.louvre.fr a été lancé le 12 décembre dernier : ce site participatif s'adresse à tous les passionnés d'art. C’est pour moi l’occasion de saluer ici le travail réalisé par 50 étudiants de l’ICART Bordeaux que j’ai eu le plaisir d’accompagner, de janvier à avril 2010, dans un atelier de veille Internet pour la mise en place de ce réseau. Le musée du Louvre m’avait en effet confié la mission d’établir un bilan de notoriété de la marque Louvre sur la Toile et d’identifier les bloggeurs experts. Pendant 4 mois, j’ai ainsi guidé les étudiants de 3e année de cette école formant de futurs galeristes, commissaires d’expos et autres agents d’artistes dans leur exploration du web artistique. Désormais, grâce à cette nouvelle plateforme communautaire du Louvre, chacun est en mesure de publier photos, vidéos et impressions. L’occasion de partager ses coups de cœur.
> Ma page : http://communaute.louvre.fr/utilisateur/alexiaguggemos

05/12/2010

J’ai fait un don de 100 € au Louvre pour l’acquisition des Trois Grâces de Lucas Cranach

LUCAS-CRANACH---les-trois-graces.jpgTous mécènes ! Depuis plusieurs jours, le Louvre ne ménage pas sa peine pour appeler à la générosité publique afin de réunir le million d’euros manquants nécessaires à l’acquisition des « Trois Grâces » du maître allemand Lucas Cranach (1472-1553), évaluées 4 millions d’euros par son vendeur. Le reste de la somme est apportée par le cabinet de conseil Mazars. Chiche ! Amusée par ces Trois Grâces aux allures bien délurées, j’ai décidé de passer à l’acte et de donner 100 euros. Il ne sera pas dit que Délire de l’Art n’aura pas tout tenté pour que ce « trésor national » ne disparaisse pas à nouveau dans une collection privée comme cela a toujours été le cas depuis sa création en 1531 !
Cette opération est une première en France, mais elle est monnaie courante à l’étranger. La National Gallery de Londres et la National Gallery of Scotland avaient ainsi réussi à réunir environ 120 millions d’euros en 2009 pour racheter deux tableaux du Titien. En France, apparemment, l’enthousiasme est moindre : à J-57, seuls 630 milliers d’euros ont été réunis.
don100euros-louvre-cranach.jpgAllez, un petit effort ! Certes, le Louvre – et d’autres musées français – possèdent déjà des Cranach dont l’œuvre est prolifique, mais l’artiste a rarement abordé ce thème des Trois Grâces dont il n’existe que trois variations, les deux autres étant aux Etats-Unis et en Grande Bretagne. Une exposition – sans rapport avec cet appel au mécénat – mettra également Cranach à l’honneur cet hiver à Paris : « Cranach et son temps », à ne pas manquer au Musée du Luxembourg, du 9 février au 23 mai.

> Le site de l'appel au don www.troisgraces.fr

27/01/2010

Les vitraux décalés de François Morellet au Louvre

vitraux_morellet.jpgTests de lumière réussis pour François Morellet qui signe aujourd’hui au musée du Louvre « L’esprit d’escalier », de superbes vitraux lumineux désormais installés dans l’aile nord Richelieu, reliant les départements Sculptures, Peintures des écoles du Nord et Objets d’art. En 1852, les baies et oculi de ce lieu atypique et sombre, sans aucune ouverture sur l’extérieur, avaient été pensés pour recevoir une lumière artificielle, jamais installée. Désormais, c’est une lumière blanche qui transperce l’escalier Lefuel de part en part.

Agé de 84 ans, précurseur du minimalisme, François Morellet a toujours cultivé une image décalée, presque facétieuse. « Si vous voulez au moins faire sourire votre architecture, appelez-moi ! » avait-il lancé aux responsables du plus prestigieux musée du monde afin de les convaincre de lui confier la réalisation de ces vitraux. Résultat : une œuvre surprenante pour le visiteur, plus habitué au classicisme de bon aloi dans ce lieu prestigieux qu’aux clins d’œil de la création contemporaine. Car François Morellet, tout en respectant à la lettre l’esprit de ferronnerie du l’aile, a désaxé les lignes géométriques simples et élégantes de ses vitraux.

« J’espère bien avoir introduit là un désordre discret et absurde qui pourra faire sourire des visiteurs « dans mon genre », tout en ne sautant pas aux yeux de tous les autres, au risque de les faire trébucher dans l’escalier. » Ce décalage est rendu lisible par le choix de deux verres de nature différente : le verre opale et le verre incolore diffusant. Cette œuvre, destinée à nous survivre, a été réalisée par les Ateliers Loire de Chartres. Une commande publique d’une valeur de 450 000 euros.

09/04/2008

Des pigeons chieurs au Louvre

 

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26/02/2008

Le Louvre et Orsay au Top 10 des musées préférés des touristes

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Parole de baroudeurs, le Louvre est le plus beau des musées du monde ! Avec ses 9 millions de visiteurs par an, il figure en tête du Top 10 des plus belles institutions culturelles selon Tripadvisor.com, la communauté des voyageurs internautes. Le musée d’Orsay se glisse à la 5e place, il est signalé comme un musée « d’une bonne taille pour tout voir ». Au programme du « Best World Art Tour » : un petit coucou à « Mona Lisa » de Léonard de Vinci qui reçoit en moyenne près de 16 000 admirateurs par jour, un petit tour à Madrid pour voir les célèbres « Meninas » de Diego Velasquez, un smack rapide à la « Venus » de Botticelli à Florence avant de traverser l’Atlantique pour contempler les 30 Monet de l’Art Institute of Chicago.


1. Le Musée du Louvre, Paris, France
2. Les Musées du Vatican, Ville du Vatican, Rome, Italie
3. Metropolitan Museum of Art, New York, USA
4. Le Centre de J. Paul Getty, Los Angeles, USA
5. Le Musée d'Orsay, Paris, France
6. La Galerie des Offices, Florence, Italie
7. Art Institute of Chicago, Chicago, USA
8. Tate Modern, Londres, Angleterre
9. Le Musée de Prado, Madrid, Espagne
10. National Gallery of Art, Washington, USA

Tripadvisor.com reçoit près de 30 millions de visiteurs uniques/mois. Le Musée du Louvre a été consulté par 31 000 personnes et commenté par 540 en 2007. 18 000 personnes se sont intéressées au Musée d'Orsay. Ces chiffres sont le résultat d'une étude publiée le 21 Février dernier.

12/02/2008

Le Louvre, les yeux fermés ou presque !

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J’ai testé pour vous le guide multimédia du Louvre. Ce nouvel outil est destiné à remplacer le fameux audio guide, ce truc qui ressemble à un téléphone et que l’on tient collé à son oreille pendant toute la visite. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je ne m’en suis jamais servi. Pour mille raisons : il faut faire la queue –après avoir déjà poireauté à l’entrée du musée-, sortir entre 2 et 6€ supplémentaires, puis rester agglutiné devant les œuvres à écouter un commentaire lu sur un ton plus ou moins lénifiant… Ca m’énerve ! Alors, ce matin, j’ai mis beaucoup d’espoir dans le test du nouveau guide multimédia du Louvre. D’abord, l’appareil pèse 228g, à peine plus que le iPhone d’Apple (135g). Il est équipé d’un casque et d’un stylet, l’écran est tactile. Le visiteur suit le parcours indiqué image par image. Un clic, et l’on écoute l’histoire de la Vierge et l’Enfant de Donatello sur un superbe Ave Maria. Plus loin, on apprend, le cœur brisé, que les Deux esclaves de Michel-Ange (photo) ont été désolidarisés du groupe auquel ils devaient appartenir à l’origine. Pour les amateurs d’exotisme, on peut suivre la visite en 7 langues différentes, dont le coréen et le japonais. Normal, le guide est financé par Korean Air. Impossible de l’ignorer : c’est écrit dessus et, en plus, c’est annoncé en commençant la visite. Merci les Coréens !

Autre avantage de ce nouvel appareil : on peut préparer sa visite à la carte. De chez soi, sur le site monguide.louvre.fr, chacun peut choisir son type de parcours en fonction du temps dont il dispose, de ses goûts ou de la présence ou non de ses enfants. Les conservateurs et conférenciers ont été mis à contribution. Ce sont eux qui commentent pour la plupart les 240 œuvres du guide. Ainsi, sur le parcours des chefs-d’œuvre de la peinture Italienne que j’ai choisi, La Joconde est commentée par Vincent Delieuvin, conservateur du Département des peintures. On apprécie ! C’est plus vivant et plus sympathique. Autre avantage –et pas des moindres, même s’il est anecdotique- toutes les toilettes sont indiquées sur le plan. Après tout, ce sont les lieux les plus visités au Louvre après les salles de La Joconde et de la Victoire de Samothrace.

Ce qui pèche le plus, c’est la navigation. On s’attend à un guidage GPS, du coup, on devient paresseux, on musarde sans prendre la peine de se repérer, et là, on se perd ! Pour s’y retrouver, pas d’autre moyen que de se référer au numéro de l’œuvre. Ouf ! La Joconde, c’est le 4189. 4000, selon la nomenclature des peintures. Pas très glamour… Une bonne nouvelle : les gardiens ne vont plus s’ennuyer. Désormais, ils seront interrogés par les visiteurs qui ne manqueront pas de leur demander où ils sont situés par rapport au guide multimédia. Mais pas de panique, il existe une fonction « Où suis-je ? ».

03/02/2008

Jan Favre va bientôt frapper… au Louvre !

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En avril prochain, le performer flamand Jan Fabre va surprendre son public dans l’un des plus hiératiques musée du monde, le Louvre ! Jan Fabre ? Si, si… Vous connaissez forcément cet artiste, ou bien vous en avez déjà entendu parler…. C’est lui qui a fait scandale à Avignon en 2006 pour avoir fait pisser ses danseuses sur scène. Les larmes de sang et de sperme dans son spectacle présenté à l’Hôtel de ville de Paris en 2007, c’est encore lui. Ce spécialiste de la provocation, danseur, chorégraphe mais aussi sculpteur, se dit avant tout un artiste mystique, provocateur et libre. On aime, ou on aime pas… Moi, je salue sa liberté de ton et son imagination sans contrainte !

Au Louvre, du 11 avril au 7 juillet, Jan Fabre aura donc carte blanche pour investir les allées du Département des peintures flamandes. Attention au choc ! Van Eyck, Bosch et Rubens –entre autres maîtres incontestés- seront ainsi revisités par cet artiste parmi les plus subversifs de sa génération. Une sculpture en bronze doré à la feuille 24 carats Sanguis Sum, représentant un agneau doré coiffé d’un chapeau de carnaval, répondra par exemple en écho à l’Agneau mystique de Van Eyck, un des trésors de la peinture flamande. Le Louvre avait déjà convié Annette Messager à investir ses salles voici quelques années, la violence en moins.
Fervente admiratrice du travail de Fabre, la Reine de Belgique inaugurera elle-même l’exposition. Elle lui a notamment commandé de décorer le plafond de la salle des Glaces de son palais de Bruxelles : un revêtement hallucinant composé de 1,4 million de carapaces de scarabées. Réverbérant la lumière, ces petites coques de 27 mm donnent des tons changeants, passant par toutes les teintes de vert et de bleu.

Provocation facile ? Scatologie instrumentalisée ou vrai travail de rébellion pour cet artiste inspiré par l’univers du carnaval, fils d’un entomologiste qui l’initia tout jeune à l’art de la dissection ? Pour mieux comprendre les motivations de Jan Fabre, je suis allée le rencontrer à Anvers, dans son atelier de Troubleyn. « Mon travail porte sur la vulnérabilité de l'être humain, je suis un activiste poétique », m’a t-il confié. Le corps et la chair sont ses obsessions. Il le prouve dans son travail de plasticien avec des oeuvres à bases d’insectes ou de chimères à têtes de chouettes. Troubleyn est son atelier-laboratoire. Ce bâtiment en brique d'environ 2500 m2 abrite deux salles de spectacle. Les artistes de tous horizons viennent y travailler et lui rendre hommage. Une sorte de Factory (l’antre d’Andy Warhol) à la hollandaise ! Une trentaine d’amis plasticiens y ont marqué leurs empreintes. On y retrouve par exemple une sculpture du Belge Wim Delvoye, une installation de l’Espagnol Enrique Marty (son artiste préféré) ou bien la décoration de la cuisine par la performer Serbe Marina Abramovic. Visite guidée en images...

Le 22 avril, une performance sera donnée au pied de la Victoire de Samothrace. Réservez dès maintenant vos places ! Le spectacle devrait faire du bruit… à en réveiller tous les occupants des sarcophages romains !

 
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