Avertir le modérateur

Philippe Ramette

  • Imprimer

    Richard Fauguet, le beau joueur du Prix Marcel Duchamp

    richard_fauguet.jpg

    Le musée d’art moderne et contemporain de Strasbbourg a eu une excellente idée : rassembler plus de 40 créateurs qui, tous, ont pour point commun d’avoir été récompensés ou nominés au fameux prix Marcel Duchamp, qui fête cette année ses 10 années d’existence. Organisé par l’Association pour la Diffusion Internationale de l'Art Français, ce Prix est décerné à l’occasion de la FIAC et récompense un artiste français ainsi propulsé sur le devant de la scène. A la clé, 35 000 euros, une expo à Beaubourg et la perspective de voir son nom atteindre le grand public. Parmi eux, Cyprien Gaillard, bien sûr, le lauréat 2010 (lire mon post en date du 24 octobre 2010) mais aussi Céleste Boursier Mougenot, Michel Blazy, Gilles Barbier, Philippe Ramette, Carole Benzakem ou encore Tatiana Trouvé. Mais cette exposition offre surtout l’occasion de rendre hommage à des artistes moins célébrés, comme Richard Fauguet, 48 ans, qui, par deux fois nominé, n’a encore jamais été couronné de ces lauriers. Découvrez sa table de ping-pong à la multitude de balles figurant leurs trajectoires, son moustique surdimensionné en silicone, son Dark Vador en totem de verre… "J'aime les matériaux pauvres, ceux qui se compriment et se détendent", commente l'artiste. Avec humour et simplicité, il invente le cubisme au scotch, découpe la photographie au cutter, sculpte des lustres baroques captant la lumière. Richard Fauguet n'a pas fini de nous surprendre. Jusqu'au 13 février.

  • Imprimer

    Quand les artistes sont pillés par les publicitaires

    b76357fea34918288e411f238476716c.jpg
    Créatives, les agences de pub ? Plagieuses, plutôt. Qu’on en juge par cette campagne de pub d’un célèbre fournisseur de gaz naturel (à gauche - visuels Beaux-Arts Magazine) où des individus sont photographiés dans des positions défiant les lois de la gravité... En découvrant ces images, Philippe Ramette est devenu vert de rage. Car ces postures légères et improbables sont, depuis des décennies, la marque de fabrique de cet artiste réputé. Ainsi ce cliché montrant un homme adossé à un tronc, les pieds dans le vide, ressemble à s’y méprendre à celle de Ramette montrant un homme grimpant à l’horizontale (à droite). Sauf que Ramette, contrairement aux pubards, n’a pas utilisé Photoshop mais un périlleux système technique lui permettant de tenir réellement cette pose. Pour réaliser cette performance, l’artiste a fait appel à un complexe et périlleux système technique qu’il baptise « prothèse à attitudes ». Après enquête sur cette campagne qui de toute évidence est un plagiat, il apparaît que l’agence de publicité avait contacté la galerie Xippas à Paris pour en savoir plus sur son travail. L’agence ne s’est sans doute pas embarrassé de créer des « prothèses à attitudes » mais de rentabiliser leur achat de logiciel Photoshop. Philippe Ramette et la galerie Xippas ont assigné en référé les auteurs de ces images mais le jugement ne leur a pas été favorable. Pourtant en mars 2007, John Galliano, le très emblématique styliste de la marque Dior, avait été condamné en référé à 150 000 € au titre des dommages aux droits patrimoniaux et 50 000 € au titre du droit moral pour contrefaçon de l’œuvre de l'Américain William Klein dans les campagnes publicitaires de sa marque Galliano S.A qui reprenait l’idée des « planches contacts » du photographe.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu