Avertir le modérateur

ai wei wei

  • Imprimer

    Anish Kapoor au Grand Palais : c'est gonflé !

    anish kapoor_leviathan.jpgJusqu'au 23 juin, une sculpture monumentale gonflable aux formes organiques a envahi le Grand Palais : 100 mètres de long, 17 mètres de haut, pour une masse globale de 72 000 m3... Dédiée à l’artiste chinois Ai Wei Wei, victime de l’oppression politique dans son pays, l’œuvre est intitulée « Léviathan ». L’artiste britannique Anish Kapoor, d’origine indienne, fait ainsi référence à la monstruosité, bien sûr, mais aussi au Traité politique de Thomas Hobbes (1651) dans lequel le philosophe britannique compare le corps humain à une machine. Elle n’est pas sans rappeler non plus les sculptures en bronze du Britannique Henri Moore (1898-1986). A la différence majeure que l’œuvre de Kapoor, composée de vide, se génère elle-même.

    A l’intérieur de la matrice, le rouge domine, vibrant, flamboyant, intranquille… L’émerveillement nait d’un rayon de soleil qui, parfois, voit l’immense verrière se refléter sur ses flancs. La lumière interagit. La peau en polyester irradie. Assemblage et tension. Utilisée pour sa couleur et sa translucidité, la bâche de 22 000 m2 qui compose la structure nous renvoie à nos interrogations. Comment le lieu crée-t-il la forme ? Richard Serra nous avait fait lever le nez en l’air en 2009, Christian Boltanski nous avait réfrigéré au sens propre comme au figuré en 2010, Anish Kapoor nous invite à appréhender le vide et le plein, magistralement.

    > Infos pratiques sur www.monumenta.com

    monochrome-anish-kapoor.jpg
  • Imprimer

    Sur les pas de l'artiste chinois Ai Wei Wei

    ai-wei-wei.jpg

    C’est par hasard, au détour d’une luxueuse cage d’escaliers de l’un des 2000 buildings que compte Shanghai, que j’ai découvert Ai Wei Wei. L’artiste chinois y présente une installation permanente intitulée « Very Yao » (2008) : près d’une centaine de vélos soudés et superposés sur une hauteur de plus de 12 mètres. Un impressionnant amas de rayons et ferraille évoquant une absurde succession sans fin ni utilité, chaque vélo ayant perdu toute autonomie. Quelques jours plus tard, au dernier étage du Moca, le Musée d’art contemporain de la ville, dans un espace d’expérimentations artistiques appelé LabArt, je suis tombée cette fois nez à nez avec un boa de près de 10 mètres de long, constitué de 350 sacs en bâche plastique recyclé. Toujours signé Ai Wei Wei... Il était donc dit que je devais découvrir cet architecte et designer de 51 ans, dont les œuvres sont à la fois une évocation et une dénonciation de la production en série. Installé dans son atelier de Pékin, Ai Wei Wei s’est notamment fait connaître en Occident au moment des Jeux olympiques en août dernier en dénonçant, à ses risques et périls, les messages d’ouverture envoyés par la Chine à cette occasion. ai-weiwei.jpg

    Aujourd’hui, l’artiste est engagé dans un autre combat à l’occasion de la fête des morts, la « Quingming », qui aura lieu le 4 avril. Le plasticien veut rendre hommage aux 2 735 écoliers morts dans le tremblement de terre de Wenchuan, le 12 mai 2008. Il souhaite pousser les autorités chinoises, qui s’y sont toujours refusé, à communiquer officiellement le nom de chaque petite victime. Lors du séisme, 14 000 écoles de 159 districts ont été détruites, dont 91% étaient des écoles publiques. Avec une équipe de bénévoles, Ai Wei Wei s’est lancé dans une dénonciation de la « construction en tofu » des bâtiments. Il a également mis en ligne une « enquête citoyenne » sur son blog, fermé depuis par les autorités chinoises. « Tous ces enfants ont des parents, et possèdent leurs rêves, leurs rires et leur nom. Les noms leur appartiennent, leurs noms deviendront leur souvenir », explique l’artiste.

     

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu