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    Cyprien Gaillard, Lauréat du 10e Prix Marcel Duchamp

    cyprien-gailard.jpgExcavation d'un bunker, monuments désaffectés, habitats sociaux en déliquescence... Le Français Cyprien Gaillard, 30 ans, est sans doute l'héritier des artistes du Land Art, maniant la vidéo pour rendre les paysages ou les mises en scène qui témoignent pour lui des idéaux en ruine du modernisme.  Une ode sinistre aux utopies perdues. J'ai eu l'occasion de rencontrer Cyprien lundi 18 octobre à l'hôtel Méridien à Paris où il était invité par le critique Jérôme Sans dans le cadre des rendez-vous artistiques organisés par la chaîne hotelière de luxe. Il confiait volontiers que Robert Smithson ou Gordon Matta-Clark étaient en quelque sorte ses maîtres.
    cyprien-gaillard_meridien.jpgCyprien Gaillard vient de se voir honorer par le prestigieux Prix Marcel Duchamp à l'occasion de la FIAC. Ce prix récompense le talent d'un jeune artiste français promis à une carrière internationale. Avec cette vidéo montrant l'excavation d'un bunker datant de la Seconde Guerre mondiale, enfoui sous une large colline dominant la plage de Scheveningen aux Pays-Bas, c'est l'ensemble de son travail dans l’espace public qui est ainsi récompensé. Il succède à Saâdane Afif (2009), Claude Closky (2005) ou encore Dominique Gonzalez-Foerster (2002).

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    L'artiste Dan Colen, en grève

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    A l'occasion de la FIAC, Dan Colen, 31 ans, expose 30 vélibs enchevétrés chez Colette, rue Saint-Honoré à Paris. Son installation intitulée "En grève" semble être du sur-mesure... Dans quelques jours, ils retrouveront le chemin des pistes cyclables. Le New-Yorkais, l'un des poulains du galeriste Larry Gagosian, signe ici une sculpture événement. Larry Gagosian a été sacré cette année première des "100 personnalités les plus puissantes" du monde de l'art par le magazine ArtReview. Celui que les critiques américains ont surnommé "le requin" vient d'ouvrir un espace à Paris, 4 rue de Ponthieu 8e.

     

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    FIAC 2010 : Anne Brégeaut à l'honneur chez Semiose

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    Anne Brégeaut, 39 ans, est l’une des artistes françaises les plus prometteuses de sa génération. A la FIAC 2010, « Un bel endroit pour mentir », la gouache d’Anne Brégeaut (photo ci-dessus) est présentée Cour Carrée sur le stand de la galerie Semiose, jusqu'au 24 octobre. Avec cette œuvre aux dimensions plus larges qu’a son accoutumée – 80cm x 120cm -, elle donne une perspective nouvelle à ses paysages imaginaires tout droit sortis de contes de fées. Land Art, paysages fantasques, paysages improbables, nourris davantage par son imagination que par l’observation de la nature… Avec humour, Anne Brégeaut opère des confrontations ironiques et tendres de l’enfance face à l’aridité de notre monde. letsdance_anne-bregeaut.jpgA travers « Anniversaire » (2006) montrant un bouquet constitué d’une cinquantaine de bougies d’anniversaire, l’artiste évoque notre âme d’enfant malgré les années qui passent. Cette pièce, minuscule cette fois-ci -6,5cm x 5,5cm-, fait partie de l’exposition « Let’s dance » au Mac/Val à Vitry-sur-Seine (du 22 octobre 2010 au 16 janvier 2011).

    Diplômée des Beaux Arts de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Anne Brégeaut dessinait à ses débuts comme dans un journal intime : dessins enfantins, phrases apparemment anodines, dans laquelle elle exprimait les vacillements du couple, les crispations de la solitude, la poésie de l’attente… Anne Brégeaut aiguise alors notre curiosité en faisant appel à nos expériences les plus intimes. Dans la série de dessins intitulée « Est-ce que tu m’aimerais encore ? » (1995), l’artiste efface, membre après membre, le corps d’une jeune femme jusqu’à la faire disparaître complètement. Dans ce petit carnet rose, page après page, Anne Brégeaut réitère cette même question « Est-ce que tu m’aimerais encore ? », dans… L’évanescence du corps, la litanie de la locution évoquent tout à la fois le souvenir, la peur d’être oubliée par l’Autre et la fragilité du rapport amoureux.

    Pour le jeune groupe de rock Twin Twin, en 2009, Anne Brégeaut réalise le clip en dessins animés. « Je veux garder de toi l’image des jours heureux… L’amour est un serpent qui s’enroule sur mon cœur serrant indifférent à ma douleur… J’veux d'l’amour ! » J’adore. A faire buzzer sur Facebook !

    > Le site d'Anne Brégeaut http://anne.bregeaut.free.fr

     

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