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michel blazy

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    Richard Fauguet, le beau joueur du Prix Marcel Duchamp

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    Le musée d’art moderne et contemporain de Strasbbourg a eu une excellente idée : rassembler plus de 40 créateurs qui, tous, ont pour point commun d’avoir été récompensés ou nominés au fameux prix Marcel Duchamp, qui fête cette année ses 10 années d’existence. Organisé par l’Association pour la Diffusion Internationale de l'Art Français, ce Prix est décerné à l’occasion de la FIAC et récompense un artiste français ainsi propulsé sur le devant de la scène. A la clé, 35 000 euros, une expo à Beaubourg et la perspective de voir son nom atteindre le grand public. Parmi eux, Cyprien Gaillard, bien sûr, le lauréat 2010 (lire mon post en date du 24 octobre 2010) mais aussi Céleste Boursier Mougenot, Michel Blazy, Gilles Barbier, Philippe Ramette, Carole Benzakem ou encore Tatiana Trouvé. Mais cette exposition offre surtout l’occasion de rendre hommage à des artistes moins célébrés, comme Richard Fauguet, 48 ans, qui, par deux fois nominé, n’a encore jamais été couronné de ces lauriers. Découvrez sa table de ping-pong à la multitude de balles figurant leurs trajectoires, son moustique surdimensionné en silicone, son Dark Vador en totem de verre… "J'aime les matériaux pauvres, ceux qui se compriment et se détendent", commente l'artiste. Avec humour et simplicité, il invente le cubisme au scotch, découpe la photographie au cutter, sculpte des lustres baroques captant la lumière. Richard Fauguet n'a pas fini de nous surprendre. Jusqu'au 13 février.

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    ça pousse et ça mousse pour Michel Blazy

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    900 kg de concentré de tomates sur les murs ; des cultures de pleurotes en voie de décomposition… Ca sent le pourri à l’exposition « Ex croissance » présentée par Michel Blazy au Rurart, le centre d’art de Rouillé situé dans la Vienne. Ames délicates s’abstenir : exposées depuis maintenant 10 jours, les meules de plastique noir commencent à se perforer de partout, laissant émerger d’énormes touffes de champignons blancs. « C’est de la matière en devenir », explique l’artiste, 44 ans, connu pour ses œuvres réalisées à partir de produits « frais » pour nous alimenter l’esprit. Je me souviens notamment de son « Clos des chutes », présenté voici près de 16 ans chez Elisabeth Valleix à Paris : du liquide vaisselle bleu mélangé à de l’eau créait un monticule de mousse blanche sur un parterre de papier toilette rose. Régulièrement, la montagne s’effondrait et se reconstituait aussitôt. Une œuvre hyptonique rafraîchissante. Cette fois, l’expérience artistique et olfactive est à nouveau garantie. Entre deux haut-le-cœur, les visiteurs sont invités à déambuler dans ce champ de mousse construit comme un vrai jardin à la française. Au milieu de ce décor inquiétant en rouge et noir, trois vidéos donnent à voir, en très gros plan, la vie qui grouille : « Multi-Vers », « Voyage au centre » et « Graine de poivron vert ». Cela pourrait être simplement révulsant. Mais c’est tout au contraire réjouissant. Date limite de l’exposition : le 25 avril 2010.

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