13.12.2011
Mireille Loup signe le 1er livre photo interactif sur iPad
Chef d'oeuvre poétique, "Nocturnes ou les garçons perdus", premier livre multimédia sur iPad, est signé de la photographe Mireille Loup. Merveilleux travail de scénarisation et de mise en forme des images de l'artiste réalisées en 2006/07. Tapis volant, coffre aux cauchemars, fantômes de la forêt... ce conte de la nuit est depuis aujourd'hui accessible sur Apple Store au prix de 3,99 euros. Soyez les premiers à lire ce livre magique de 24 pages photos et 22 pages de texte.
Jusque mars 2012, Mireille Loup expose au Musée des Beaux-Arts d'Ajaccio : "Un monde sans mesures", 15 artistes contemporains français proposant un univers imaginaire, sur les traces de Lewis Carroll, avec Mireille Loup, Philippe Ramette ou encore Gilbert Garcin.
> Voir le portfolio "Nocturnes ou les garçons perdus"
> Télécharger le livre sur iTunes
16:16 Publié dans Art numérique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : photographie
17.09.2011
Mariel Clayton : Barbie m’a tuer

Ames sensibles s’abstenir ! Barbie Tueuse Sanguinaire vient de commettre un nouveau forfait ! Elle vient de décapiter et de dépecer Ken, dont les restes trainent sur le carrelage de la cuisine… Souriante, heureuse, elle admire son travail, un verre de Schweppes bien mérité dans une main, une épée dans l’autre, bien plantée dans l’abdomen du monsieur. Au mur, entre les poêles et la liste de course fichée sur le frigidaire, deux fusils mitrailleurs sont accrochés au mur. Est-ce parce que Ken a refusé de faire la vaisselle que Barbie s’est mise dans une rage meurtrière et fait bouillir sa tête dans la marmite ? Toujours est-il que la photographe canadienne Mariel Clayton – dont j’ai découvert les œuvres dans Beaux Arts de ce mois-ci - a décidé de passer à l’action et de dégainer devant toute tentative de stéréotype sexiste. Ras le bol des femmes au foyer et autres blondasses censées se manucurer les ongles pour leur bel étalon !
La jeune-femme a eu le déclic gore au Japon, en regardant toutes les figurines kitch destinées aux petites filles. Sus à Mattel et autres fabricants de stéréotypes, il va y avoir du sang sur les murs ! Barbie bouchère, Barbie aux toilettes, Barbie insomniaque… Mariel Clayton joue des éclairages et des contrastes pour nous dépeindre un monde aux codes inversés. Un travail aussi réjouissant que celui de la photographe allemande Anne-Catherine Becker-Echivard avec ses mises en scène ironiques de poissons. Ici la révolte sociale a passé un cap. Il était temps que Barbie se rebiffe !
> Voir le site de Mariel Clayton
www.thephotographymarielclayton.com
> Voir plus de photos sur Flickr
18:35 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photographie
10.07.2011
Di Liu : plaidoyer pour le monde animal

Face à l'extension urbaine galopante en Chine, Li Diu, 26 ans, diplômé de la Central Academy of Fine Arts (Cafa) de Pékin, apporte un regard critique. Dans la série "Animal Regulation" qui a remporté le prix Lacoste Elysée 2010, Di Liu illustre avec dérision le conflit entre l'homme et la nature.
"J'ai cherché un nouveau monde objectif capable de distraire temporairement les gens des réalités banales, sans importance, même s'il n'a qu'un sens très vague au delà de la réalité qui est sous nos yeux", peut-on lire dans le numéro de juillet 2011 du magazine Photo consacré à l'environnement.
Placés dans des décors urbains, les animaux sont déformés, surdimensionnés, pour faire surgir le caractère étriqué de l'espace laissé au monde animal. Si le procédé d'agrandissement n'est pas nouveau, les clichés de Di Liu parviennent à émouvoir. Di Liu, un nouvel ambassadeur pour la biodiversité !
11:46 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photographie
12.02.2011
La galerie Gagosian présente : Rodin – Sugimoto

C’est une confrontation magistrale entre Auguste Rodin et le photographe japonais Hiroshi Sugimoto, 63 ans, que nous propose Larry Gagosian dans sa galerie parisienne au 4 rue de Ponthieu, jusqu’au 25 mars.
Deux maîtres de la lumière et du mouvement et, surtout, de l’hymne au corps : la série Stylized Sculpture (2007) d’Hiroshi Sugimoto présente, dans des noirs et blancs totalement épurés, les habits emblématiques de couturiers célèbres issus de la collection de l’Institut du Costume de Tokyo : la robe T de Madeleine Vionnet, la robe taille de guêpe de Balenciaga, la géométrie stricte de la pièce d’Yves Saint Laurent ou encore le jupon à voile d’Issey Miyake. Ces robes, dont les mouvements saisis par Sugimoto répondent avec force aux corps de Rodin, vecteurs dont la fonction est d’exprimer l’âme par la tension, de transcrire dans la matière le caractère tragique de la condition humaine.
L’exposition donne un coup de jeune au maître dont trois œuvres sont présentées : "Les Trois Ombres" (1880) provient de la collection privée d’Iris Cantor, "Monument à Victor Hugo" (1897), prêt de la très renommée Fondation Iris et B. Gerald Cantor, et "La Muse de Whistler" (1908), prêt du musée Rodin. Ouverte à Paris depuis octobre dernier, la galerie Gagosian, qui a déjà exposé les œuvres architecturales préfabriquées du designer Jean Prouvé et les toiles récentes du peintre américain Cy Twombly, s’impose déjà comme l’une des galeries majeures de l’hexagone.
Photo Zarko Vijatovic
21:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : auguste rodin, hiroshi sugimoto, photographie
19.08.2010
Qu'est-ce qu'un portrait "à la Dou" ?
Oleg Dou, 27 ans, est l'un des nouveaux visages de la photographie contemporaine. Exposé à la Fiac en 2009, le photographe et designer russe s’est fait remarquer de la Belgique à l’Espagne, jusqu’à Dubai… Ses portraits lisses, hybrides, « porcelainisés », intriguent. Après la série des monstres en 2006, celle des madones en 2007 ou encore celle des larmes en 2008, Oleg Dou poursuit ses travaux d’esthétisation des visages. « Je pense que je suis influencé, en particulier, par la peintre précédant la Renaissance, lorsque les artistes peignaient des icônes à la manière réaliste », explique l’artiste. Un artiste à découvrir à l’occasion de l’année de l’art contemporain russe en France.
> Le site d'Oleg Dou http://douart.ru
09:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photographie
27.06.2010
Titouan Lamazou et Michel Onfray ensemble contre la misogynie

« Sauf ma mère », tout est dit dans le titre évocateur de cette exposition consacrée au plasticien Titouan Lamazou à la Médiathèque d’Argentan (Orne), jusqu’au 18 septembre. Toute l’ignominie faite aux femmes dans le monde, toutes les insultes qui leur sont portées chaque jour au corps et à l’âme… La femme-objet est au cœur de la cinquantaine de dessins, peintures et photographies de Titouan Lamazou, une sélection opérée par le philosophe Michel Onfray. Après Vladimir Velickovic, Ernest Pignon-Ernest, Bettina Reims, Gérard Fromanger ou encore Valerio Adami, Titouan Lamazou est le 8e artiste à répondre à l’invitation du philosophe. Un fil conducteur : le corps éprouvé, le corps amoureux...
« Les immenses photographies de Titouan Lamazou sont d’authentiques constructions conceptuelles, des assemblages de formes prélevées dans les milliards de pixels de centaines de clichés qui se trouvent reportées sur un théâtre scénographie par ses soins. Le prétendu réel pris sur le vif n’est pas un réel réel mais un réel virtuel constitutif d’un autre réel. Lequel ? Un réel politique et militant… », explique Michel Onfray. Ensemble, le philosophe et l’artiste livrent leur vision de la misogynie dans le monde dans un livre édité chez Gallimard. Le catalogue de l’exposition « Sauf ma mère » est un manifeste de 48 pages en hommage aux femmes battues, violées, prostituées… non pas seulement à Katmandou (Népal), Djibouti ou Nouadhibou (Mauritanie), mais aussi dans les quartiers chics de notre capitale.
« La différence entre les esclaves du passé et ceux d’aujourd’hui réside dans le fait que les immigrés contemporains financent eux-mêmes leur voyage. Les migrantes se livrent inconscientes à leur propre traite. Le puits de la désolation est sans fond », confie Titouan Lamazou. A l’appui, le portrait de Blessing, migrante nigériane, choisi pour illustrer l’affiche de l’exposition.
> Plus d'infos sur Titouan Lamazou
17:45 Publié dans Musée du sourire | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : michel onfray, titouan lamazou, photographie
24.06.2010
Levi van Veluw au MAD de New York

Autoportraits en mousses, petits cailloux, copeaux de bois, cheveux... Sur ces images, le visage et les épaules du Hollandais Levi van Veluw sont couverts de matériaux naturels. Plus un seul centimètre carré de peau visible ! Une série d’une vingtaine de portraits-paysages montrant un même visage sous un même angle de vue. A 25 ans, le photographe ne fait qu'un avec les éléments choisis. "Chacun m'inspire une transformation différente", explique l'artiste. Un camouflage qui renouvèle le body art. Pour autant, il s'est largement fait remarquer à l'exposition "Dead or Alive" au MAD, le Musée des arts et du design de New-York. Jusqu'au 24 octobre, trente artistes regroupés sur le thème de l'art "organique" questionnent notre rapport à l'environnement. Dans les allées du MAD, il y fleure bon l'humus...
> Plus d'infos sur Dead or Alive
15:49 Publié dans Délires de l'art | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : photographie, environnement
19.01.2010
William Wegman en chien et en os
En feuilletant le dernier numéro d'un hebdo national, je suis tombée sur une photo de William Wegman montrant l'un de ses braques de weimar vêtu d'un superbe manteau camel pour illustrer un article portant sur la saga Max Mara. Le regard sombre, le chien semble abandonné par son maître... Et pour cause ! Dans l'article, pas la moindre info sur Wegman, pas même un crédit sur la photo prise comme une simple illustration du sujet intitulé "Manteau en majesté". Or cette photo de 2001, intitulée "Max Mara Dog 109", fait en réalité partie d'une série commandée par la marque à l'artiste dans l'optique de "glamouriser" la campagne de pub de la marque fondée en 1951. Dommage que les lecteurs n'aient pas eu droit à cette info qui leur aurait permis de (re)découvrir cet artiste drôle et attachant.
Le photographe américain William Wegman a en effet commencé à dresser le portrait de son fidèle compagnon, baptisé Man Ray, dans les années 70. Avant de continuer avec Fay Ray, héritier de la dynastie. Il s’est amusé à le placer de dos, à la manière des philosophes ou du peintre romantique Caspar D. Friedrich. Ses clichés ont fait depuis le tour du monde. On parle moins en revanche de son travail de peintre exposé notamment au Domaine de Kerguéhennec, dans le Morbihan. C'est un peu comme Alain Séchas montrant autre chose que ses chats : surprenant et décevant à la fois, car, après tout, on les aime pour le miroir qu'ils nous tendent !
> Plus d'infos sur www.williamwegman.com
09:20 Publié dans Art en Vidéo | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : photographie
18.12.2009
Anthony Asael, Grand Prix du Festival du sourire 2009

Le photographe belge Anthony Asael, 35 ans, a reçu des mains de Sabine Weiss et de moi-même (photo) à la Maison Européenne de la Photographie, le Grand Prix du Festival du sourire 2009. Ce prix, que j'ai créé voici maintenant trois ans, est décerné par un jury présidé cette année par la célèbre photographe humaniste, pour récompenser la plus belle expression parmi plus de 3 500 clichés. Ces photos ont été recueillies lors du concours organisé sur Internet et dans les voitures iDTGV durant le mois de novembre, avec la participation de Kodak.
Globe-trotter, Anthony Asael a fondé en 2004 l'association "Art in All of Us" dont l'objectif est de sensibiliser les enfants des pays les plus démunis à l'art sous toutes ses formes. C'est au cours de l'une de ses missions au Congo que la photo gagnante a été prise. De ses voyages, Anthony Asael a tiré un livre magnifique que je vous invite à commander sur le site www.artinallofus.org. "Ces sourires sont une ode à la vie" a reconnu Sabine Weiss. Rencontre avec Anthony Asael en quelques questions.

Vous êtes le grand gagnant du Festival du sourire 2009. Dans quel contexte cette photo a t'elle été prise ?
Cette photo a été prise durant les ateliers de "Art in All of Us" au Congo. On y enseignait la photo « créative » dans une petite école de la banlieue de Brazzaville. Les élèves âgés de 9-10 ans apprenaient à manier un appareil photo et à l’utiliser pour exprimer des idées. Ici, le thème était les rêves. Il était midi. J'ai donc demandé aux enfants de s’imaginer 12 heures plus tard et chacun d’entre eux s'est alors imaginé regardant une étoile dans le ciel.
Quelle est la vocation de "Art in All of Us" ?
Je l'ai fondé avec Stephanie Rabemiafara, une jeune-femme d'origine malgache, il y a 5 ans. Notre association promeut la tolérance et les échanges culturels dans les écoles du monde en y organisant des ateliers créatifs. Soutenus par des organisations telles que l’UNICEF, SOS Villages Enfants, Fundacion America et avec l’aide indispensable de son important réseau de plus de 400 volontaires, nous développons des activités artistiques qui ont déjà touché plus de 18 400 enfants et 300 écoles dans 192 pays.
Comment le sourire s'est-il imposé dans vos clichés ?
Nous sommes assaillis d’images négatives. Je voudrais les contrebalancer par des rires et des sourires qui font tant de bien à ceux qui les reçoivent ou les voient. On dit que le rire est contagieux, cependant je crois que les sourires le sont tout autant sinon plus, car ils restent avec nous tout au long de la journée. Stephanie a la même philosophie. On a besoin plus d'utopie dans la vie ! Je suis d'ailleurs ambassadeur de l'éducation artistique des enfants dans le monde dans la République utopiste d'Uzupis à Vilnius, en Lituanie, dont je viens de découvrir que vous êtes vous-même ambassadrice du sourire, Alexia ! C'est grâce au réseau Facebook et la page de la République d'zupis que j'ai appris l'existence de ce concours auquel j'ai eu tout de suite envie de participer. Nous suivons la même démarche sans nous connaître !
Sur les 192 pays traversés, pensez-vous qu'il existe des populations plus souriantes que d'autres ?
Même parmi les plus démunies on trouve des sourires ravageurs. Cependant, il y a deux pays où les sourires d’adultes m’ont marqué : le Sri Lanka et la Birmanie.
Dans la vie, quels ont été vos plus grands déclics ?
A l’âge de 5 ans, j'ai tenté mon premier voyage en solitaire sur un bateau pneumatique, prêt à traverser la Méditerranée ! Mais une patrouille italienne m'a retrouvé... Dans l’espoir de tempérer mes envies de découverte, ma mère m'a alors parlé de la passion qu’avait mon grand-père pour la photo. Ce fut peut-être mon premier (de)clic.
07:40 Publié dans Musée du sourire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : photographie, sourire
16.11.2009
Des Sapeurs hauts en couleur au Musée Dapper

Chaussures Weston, costume 3 pièces, cravate et pochette assorties... En Afrique, les adeptes de La Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes (SAPE) ont l'art de porter les vêtements occidentaux avec un tel chic qu'ils les détournent tels de vrais artistes ! C'est ce qu'ont cherché à montrer deux photographes congolais, Hector Mediavilla et Baudouin Mouanda, deux figures majeures de la scène émergente de la photographie africaine. Tous deux exposent au Musée Dapper à Paris, dans le cadre de l'exposition "L'art d'être un homme", jusqu'au 11 juillet 2010. Un travail remarquable sur cette culture urbaine décalée.
Chemise bigarée rouge et blanche sous une veste rose, cravate orange sous un blaser blanc, pantalon vert et bretelles vermillon, une démarche fière, fumant le cigare ou arborant un sourire radieux... Qui sont ces sapeurs, issus d'un mouvement ancré à Brazzaville, à Kinshasa et même à Paris ? Des dandys, de toutes les professions, sans préjugés sociaux. Au Congo, on est d’abord « Sapeur » avant d’être musicien, footballeur ou homme politique. Le premier ministre lui-même, organise chaque été une fête en l’honneur des Sapeurs venus de France. Aujourd'hui, après l'engouement pour les marques Cerruti ou Enrico Coveri, de nouvelles griffes sont sollicitées, et les amateurs créent leur propre ligne.
Musée Dapper, 35 bis rue paul Valéry, 75016 Paris
> www.dapper.com
09:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : photographie























