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yue minjun

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    Yue Minjun invité privilégié de l’hôtel Bristol

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    Six personnages hilares de l’artiste chinois Yue Minjun ont investi le très chic jardin à la française de l’hôtel Bristol, à Paris, jusqu’au 4 novembre. Une initiative du galeriste Enrico Navarra qui occupe ainsi les 1200m2 des parterres avec ces ouvriers chinois en T-shirt souriant de toutes leurs dents. Un sourire grotesque, « marque de fabrique » de l’artiste qui, depuis 15 ans, connaît un succès international retentissant. A 48 ans, Yue Minjun est même devenu, un temps, l’artiste le plus cher du monde avec son œuvre contestataire « Exécution » (1995), réalisé en mémoire du massacre de Tiananmen de 1989 et vendue 4 millions d’euros chez Sotheby’s, à Londres, en 2007. Par ces personnages caricaturaux aux couleurs acidulées et ces mimiques crispées qu’il projette sur la réalité, Yue Minjun a l’ambition de dénoncer l’hypocrisie et la violence politique et policière de nos sociétés. Ils vous attendent au 112 rue du fg saint Honoré Paris 8e. Si vous appréciez les visites de palaces parisiens, Enrico Navarra expose également une soixantaine de dessins de Jean-Michel Basquiat au Royal Monceau, jusqu’au 30 novembre. Un précieux complément à la rétrospective en cours sur l’artiste new-yorkais au musée d’art moderne de Paris.

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    Quand la Chine se copie elle-même !

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    Pour quelques dizaines d’euros, offrez-vous un portrait inspiré des toiles de Yue Minjun (né en 1962), l’artiste contemporain actuellement le mieux coté en Chine – son tableau intitulé Gweong-Gweong (1993) montrant des Chinois aux visages rougeoyants hilares s’est vendu en mai 2008 près de 4 millions d’euros chez Christie’s ! Pour ce faire, il suffit de vous promener dans le grand bazar de la vieille ville de Shanghai. Les petites échoppes les proposent sans scrupules entre des portraits de Mao et des dragons volants.

    Yue-Minjun-2.jpgLa Chine, championne du monde du plagiat ? Elle en a fait son cœur de business dans l’industrie comme dans la sculpture. Dans la région de Quyang, au Sud-Ouest de Pékin, 50 000 ouvriers sculptent à la chaine chevaux de la Dynastie Han (202 -220), éphèbes grecs, bustes romains, anges et Christ en croix par millions. Les 2500 ateliers travaillent pour le marché de l’exportation qui représente 60% de leur activité.
    Mais la copie n’est ni une nouveauté ni une réelle spécialité chinoise. Le Louvre n’a t-il retiré en 2001 de ses vitrines la « Tête bleue », longtemps considéré comme un chef-d’oeuvre de l’Egypte ancienne. La tête en pâte de verre bleue surmontée d’une coiffe violette, riche en plomb et en arsenic, datait en réalité des années 1920. Les musées du monde entier en sont pleins !

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